What a wonderful life

I have to say the things I feel, I have to feel the things I say

David Bowie (1947-)

Posté par verolard le mai 8, 2009

David-BowieBOWIE !! Quel mec ! Quelle carrière ! Chez lui, il y a à boire et à manger. Des mauvaises langues diront aussi à vomir ! Mais pour moi, il reste un artiste hors pair, des fois suiveur, des fois leader, des fois à coté de la plaque (les années 80 !) mais toujours avec la classe. Ce qui me plait, c’est qu’il a su traverser 4 décennies en se remettant toujours en question et que sa vie se retranscrivait sur ses albums. Au départ dandy, il s’est mué glammer (ziggy) puis en soul man (les années américaines). Mais c’est lors de sa trilogie berlinoise qu’il a tout défoncé en jouant l’apprenti rocker (l’expérimental). Les années 80 sont à oublier malgré quelques coups d’éclat (Scary monsters entre autres). Dans les années 90, Bowie s’est remis à bosser, à tenter des choses nouvelles, mais dans la confidentialité. Outside (1995) en est la meilleure preuve et reste son meilleur album des quinze dernières années. Dans les années 2000, notre homme allume le feu aux poudres en proposant un rock hydride, mis industriel, mis sauvage, bref jouissif. Des soucis de santé l’empêchent de revenir au premier temps depuis, à notre grand regret. Sa personnalité à fleur de peau et très créative lui a permis de toucher les gens, à les fidéliser, chose difficile à reproduire aujourd’hui, tant les gens marchent par étiquette. Je ne connais personne qui n’aime qu’un style, qu’un album de Bowie, ou alors c’est qu’ils ont les oreilles bouchées !

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Mes héros rock : Johnny Thunders (1952-1991)

Posté par verolard le avril 25, 2009

johnny-thundersJohnny Thunders inaugure une nouvelle rubrique de ce blog, celle des personnalités qui ont marqué, enrichi ma culture musicale. Pourquoi commencer par Johnny Thunders ? Parcequ’il est rock ! et aussi parce qu’il gagne à être (re)connu ! Johnny a connu une carrière à loose du début à la fin, au contraire de sa discographie de haute facture ! Clairement, il y a eu trois périodes charnières : les New York dolls puis les Heartbreakers et enfin en solo. Pour la première, il était le soliste en chef d’un groupe en avance sur son temps et quelque peu bouffé par le management de Malcom McLaren un rien mercantile. Son jeu était déjà bien en place : sale, rapide et sexuel. Lors de son aventure avec les Heartbreakers, il passe au chant pour clamer l’auto destruction et l’envie de tout claquer, non sans auto dérision. La chanson « Born to lose » devient dés lors un hymne de ralliement à tous les perdants ! Leur album LAMF de 1977 aurait du être LE disque punk de référence (mieux que les sex pistols ou les clash ! ) mais la maison de disques n’assurera pas une cacahouète (peu de moyens) et fera même faillite la veille de la sortie d’un simple ( l’annulant du coup !). Sans oublier une certaine accoutumance à la drogue qui n’arrange au tableau. Johnny est sacrément verni, non ? Il n’y a que l’Angleterre du punk qui lui fera un triomphe (d’estime) lors de ses concerts en terre anglaise. Les drogues et l’instabilité des musiciens font ensuite couler le navire. Johnny pourtant se relance en solo avec So alone. Avec une pléiade d’invités, , Johnny nous pond un disque riche en influence (le garage, le punk, le cabaret rock) et en bons moments. Malgré qu’il soit sur Sire (un super label à l’époque), So alone ne connaitra pas le succès escompté, le public ayant surement passé à autre chose. S’ensuit de nombreux albums intéressants destinés à son public (il avait bien compris que le train de la gloire ne passerait plus) où le rock est sauvage et ravageur. Il arrive à cette époque à se sevrer de drogue mais une (banale ?) simple prise de cocaïne en 1991 met fin à ses jours. Il laisse derrière de nombreux orphelins qui lui « emprunteront » ses trouvailles. Artiste maudit par excellence, Thunders se sera sacrifié pour dénicher de nouveaux espaces. Il faut bien des martyrs, non ?

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Undertones – It’s going to happen

Posté par verolard le mars 23, 2009

Le single de l’album “maudit” mais immense Positive Touch. Cet opus reste l’un de mes préférés des années 80 par son style, sa démarche, sa créativité.

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KAISER CHIEFS : Employment (2005)

Posté par verolard le février 9, 2009

g68049z4y3tOn a retrouvé la Brit Pop ! Non, elle n’est pas morte en 1997 (le virage Lofi de Blur, le plantage d’Oasis) comme l’ont estimé les historiens. Elle est toujours vive dans les années 2000 à travers une nouvelle génération de groupes racés anglais. Et les Kaiser Chiefs en sont les chefs de file incontestable ! Tous les ingrédients qui ont fait les grandes heures de la musique anglaise sont présents : un zest de pop, un humour pince sans rires, des compos remuantes (voire rentre dedans) et un nappage de claviers très virevoltant. Avec ça, tu n’as qu’une seule envie : secouer la tête tout en dansant ! Et comme les kinks ou blur, Kaiser Chiefs adore écrire des vignettes sur la vie quotidienne de l’anglais moyen, avec toujours de l’ironie et du second degré. On n’a pas de mal à trouver des chansons accrocheuses comme « Oh my god » ou « Everyday I love you less » qui donne dans le fighting spirit ! (la vie est une lutte sans fin !). Sur des tempos moins rapides comme « you can have it all » le groupe se veut plus langoureux et attachant, comme si la brute pouvait être sensible. L’exercice est d’autant plus délicat et original que la voix du chanteur (hargneuse et brute) ne se prête pas à ce genre de chansons ! Chez Kaiser chiefs, tout est dans l’énergie et surement pas subtil mais peut-on faire autrement quand on joue la simplicité (la brit pop n’a jamais été cérébrale !) ? Le groupe fera ensuite un album plus dépouillé et réfléchi qui ne rencontrera pas le succès de l’efficace Employment : Une brit pop pas spontanée n’est pas de la brit pop. Convenons-en !

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B 52’s : Private idaho

Posté par verolard le janvier 8, 2009

Quelle fraicheur ! Sur Private Idaho, le groupe d’athens ( en géorgie) a  su mettre des amphétamines aux fifties d’une main de maitre ! L’univers des B 52’s était franchement interessant avec un retour vers le passé teinté de sensualité et de hargne ! trop COOL !!

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BLACK REBEL MOTORCYCLE CLUB : Baby 81 (2007)

Posté par verolard le janvier 6, 2009

i67218ig97oLe meilleur groupe de rock en activité ! Non, ce n’est pas prétentieux ou abusé ; c’est la vérité ! Les BRMC sont devenus en l’espace de 4 albums un groupe inévitable du rock à force de creuser leur sillon, de survivre aux embuches, de rester intègre quoiqu’il arrive. Ce n’est pas leur dernier opus Baby 81 qui changera quelquechose à la donne. Enfin quoique… Pourquoi ? Car les chansons de baby 81 ont un niveau d’efficacité (au maximum) que les autres albums n’avaient pas su atteindre auparavant. Ce disque est en fin de compte la synthèse de Howl et du mésestimé Take them on, on your own ! Comprenez le disque de la maturité, donc un grand moment de rock ! Un petit pas pour les Black rebel, un grand pas pour la musique ! Tout ce qui fait l’identité du groupe est toujours présent mais avec plus de métier. Le mystique, les expérimentations, la noirceur, le sauvage, le blues folk, les guitares garage et noisy ou encore une voix captivante baignent toujours l’univers du groupe sauf que les compositions ont gagné en cohésion rendant le rock de BRMC plus rond. On sent que le niveau de la production s’est élevé pour rendre les chansons accrocheuses. Le style du groupe s’est ainsi affiné voire affirmé aux yeux de tous. Et ce n’est pas un mal, bien au contraire ! Les « Weapon of choice » ou « Windows » sont certes simples et directs mais ils retranscrivent l’énergie, le climat que le groupe dégage en live. Et pour les avoir vus, je peux vous dire que les chansons de baby 81 sont la parfaite identité du groupe : heavy, rentre dedans et enivrant. Il y a aussi moins de solos mais les riffs sont toujours autant explosifs ! A cette fin de critique, je reviens sur mon sentiment de départ ; Baby 81 a changé la donne : il a réconcilié les black rebel avec eux-mêmes. On ne peut que s’en féliciter.

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Pearl Jam : Vs (1993)

Posté par verolard le janvier 6, 2009

d12660hp9k9Réécouter du Pearl jam me donne toujours le sourire ! Ça sent bon les nineties à plein nez ! Et surtout, ça super bien vieilli. Tu peux les ressortir quand tu veux, ça ne sera jamais du réchauffé ! Coincé entre le prodigieux Ten et le sinistre Vitalogy, Vs représente pour Pearl Jam le sommet de leur popularité. Imaginez : il s’en est vendu 1 000 000 lors de sa première semaine aux états unis ! Il faut dire qu’on est en période Grunge et que les jeunes perdus avaient trouvé leur guide en la personne d’ Eddie Vedder. Ne cherchez pas plus loin les explications à ce raz de marée. J’ai moi-même commencé à écouter Pearl Jam sur Vs ! Il faut dire que c’est un album efficace, électrique, rageur, loin des tourments de Ten. Pearl Jam joue ici fort, lourd, sans fioritures comme sur « animal », « go » ou « blood ». On se croirait revenu aux meilleures heures du hard rock des seventies ! Le guitariste Stone Gossard est tout simplement intenable tellement ses riffs sont endiablés et percutants ! On dirait limite un mur du son ! Et quelle fureur ! Pour celui qui veut taper du pied, il n’a qu’à se mettre ce disque dans les oreilles ! Les guitares sont lacérées au possible pour lâcher des solos étourdissants (« Glorified G »). Vedder à la voix toujours plaintive et forte est lui aussi remonté comme une pendule pour des hurlements pleins de rage et de colère ! Mais c’est surtout lors des ballades « daughter » et « Elderly women… » que l’on comprend que le groupe est au top car il sait changer de registre avec une aisance et une qualité d’écriture exemplaire. Pire le groupe sait aussi faire de jolies mélodies ! (« Rearview mirror », « Dissident »). En bref, ce disque est une sacrée claque et déjoue à merveille le piège du second album avec brio. Vive le grunge, vive Pearl Jam !


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COLD WAR KIDS : Robbers & Cowards (2007)

Posté par verolard le janvier 6, 2009

i41317zh2ajIl me faut toujours du temps pour aimer les disques de ces dernières années. Je me suis tellement mangé de vieux bons disques que j’ai perdu le fil avec la nouvelle scène. Mais qu’on se rassure, je remonte la pente ! Et pour cela, je ne prends pas les pires chemins ! Je prends les meilleurs ! Celui proposé par Cold War Kids m’a bien plus par exemple. La démarche du groupe est simple : marier la tradition et la modernité dans un sacré bordel ! A la base, Cool war kids s’apparente à un groupe du sud des états unis, non loin du Mississipi, qui jouerait n’importe quoi, n’importe comment mais qui aurait du sens ! La musique de Cold War kids part dans tous les sens avec des influences variées entre la lo-fi, la soul, et la pop. Les mélodies sont ici accrocheuses, accessibles sauf que c’est toujours le free style ! Le chanteur peut très bien partir dans des délires (il rappe même sur « god, make up your mind » !) , la guitare change de braquets tout le temps, tandis que la guitare est insaisissable ! Il y a quand même la batterie et la basse qui ne bougent pas d’un iota sinon ça serait la catastrophe ! Le groupe joue toujours avec le feu n’hésitant pas de changer de styles plusieurs fois sur une chanson, à mettre des choristes là où ne l’attend pas ou à faire dans l’épique (à la arcade fire) quand tout est apaisé. La musique de Cold War kids ne ressemble à aucune autre musique car on ne sait pas à quoi elle mène ! C’est franchement déroutant de trouver ça cool ! Car à manier le chaud et le froid, le lent et le rapide, l’intimiste à l’extraverti, on devrait avoir un disque déroutant. Alors qu’ici, n’avoir ni queue ni tête donne lieu à 12 chansons jouissives moins bancales qu’on y penserait. Bref, je conseillerais au groupe de ne pas écrire de chansons carrées, sinon c’est la fin assurée !

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ISOBEL CAMPBELL & MARK LANEGAN : Ballad of the broken seas (2006)

Posté par verolard le janvier 5, 2009

h22790woek6Attention chef d’œuvre ! Je n’avais même pas acheté le disque que je savais que je le savourerais encore et encore ! Pourquoi ? Parce que les 2 protagonistes de l’album sont de vieilles connaissances. Isobel Campbell a officié au sein de Belle and Sebastian puis en solo (Notamment l’apaisé Swansong for You) tandis que Mark Lanegan est un vieux routier du circuit rock alternatif américain (les Screaming trees et les queens of the stoneage, entre autres). En d’autres termes, j’appréciais ce qu’il avait entrepris mais me demandait quand même ce qu’allait donner leur collaboration. Et bien, leur duo ressemble à la doublette Sinatra-Hazzlewood des années 60 ! A savoir un savant mélange de voix : la douceur pour Campbell, le dépit pour Lanegan. Celles-ci ne vont cesser de se croiser, de s’entremêler, de se parler le long des 12 plages d’un album au air de country folk. Les morceaux lents et paisibles sont baignés de passion, de déchirement, de rêve avec un accompagnement minimaliste (une guitare, un piano par ci, un violon par là) qui rappelle le far west et la solitude des êtres humains. Ballad Of Broken seas est le disque idéal autour du feu où l’on raconte des histoires d’amour, où on oublie ses problèmes, où on contemple ce qui nous entoure, où le temps s’arrêté. Le mariage des voix si différentes donne étrangement de la magie, comme si la belle avait épousé la bête. Les arrangements à base de corde sont eux aussi sublimes et nous bercent comme des bébés (il y a le mot ballade dans le titre de l’album !). En guise de morale à cette histoire, on pourra enfin dire qui s’oppose s’assemble.

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THE SUNSHINE UNDERGROUND : Raise the alarm (2006)

Posté par verolard le janvier 5, 2009

h78776m6varC’est ce que j’appelle une bonne adresse : Un album plutôt méconnu (en France) d’un groupe super talentueux. Une bande de première partie de concert capable de voler la vedette à la tête d’affiche ! Dés la première écoute de Raise the alarm, on sait qu’on tient LE disque pour faire la fête, où la platine se marrie avec la guitare, où la générosité se baigne avec le rêve. Cet adage a fait le bonheur de nombreux groupes récemment, LCD soundsystem, les klaxons ou the rapture. A la différence que chez ce groupe, tout est grandiloquent, plus enlevé, plus énergique, plus direct ! Bref, c’est une vraie disco machine ! Prenez par exemple le morceau « Put you in your place » ; il est hyper entrainant et explosif ! On n’a qu’une seule envie : sauter, danser, gesticuler ! Sur ce disque à singles , les guitares envoient des parties plus tranchantes les unes que les autres tandis que la voix de Craig Wellington un rien beuglante réveillerait un mort ! Autre point à retenir : les influences du groupe sont toutes des définitions de la fête : Les happy Mondays (la défonce), pulp (les rallyes !) ou encore new Order (l’orgie). Bref, faire du rock dans ces conditions ne peut donner que de bonnes choses ! Le groupe y va même de son hymne de stade, l’efficace « Commercial breakdown » qui rappelle étrangement Muse, qui lui aussi sait conjuguer les machines avec une six cordes. Je ne suis pas forcément un grand fan de ce genre de style mais il a le mérite de mettre un coup de pied dans la foumilière. Faut que ça bouge ! Et comptez sur Sunshine underground pour vous montrer !!


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