Posté par verolard le juillet 20, 2008
A mon avis, ce métrage est l’un des meilleurs thrillers jamais faits, « Blow Out » est un extraordinaire récit à la première personne, se basant uniquement sur la perception de son héros : l’audition. Se facteur qu’il maîtrise parfaitement sera autant son atout que la première cause de sa chute. En effet, le son y est traité tour à tour comme un métier, un hobby, la solution, une énigme et une obsession ; de ce fait, Jack (Travolta) se retrouve petit à petit prisonnier, obsédé par ce qui l’entoure. Et c’est qui le guidera tout le long de son parcours.
Film complet et rigoureux, « Blow Out » représente la destuction tragique, en un instant, de la vie d’un homme ordinaire et qui conservera à jamais les stigmates de ce drame dans sa mémoire (voir la fin bouleversante de film). De Palma signe une œuvre narrative parfaite doublée d’un authentique chef d’œuvre de suspense et d’émotion. Comme à chaque fois, la mise en scène de De Palma est le principal fil conducteur de l’intrigue (superposition de plan, écran splitter etc…) et, de plus, il offre à Travolta l’un des meilleurs rôles de sa carrière
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Posté par verolard le juillet 20, 2008
A chaque visionnage, « Le Voyeur » ne perd pas de son propos dérangeant et de sa maîtrise narrative. Effectivement, encore aujourd’hui, on ne peut que constater du talent visionnaire du cinéaste sur le rôle crucial et diabolique de l’image et de sa forte influence sur des réalisateurs tel que Brian De Palma.
Peut-être que « Le Voyeur » ne risque plus de scandaliser (quoique) ; dans une époque où la violence graphique reste le véritable moteur du cinéma de genre actuel. Mais le message qu’il véhicule, beaucoup plus subtil, reste particulièrement bouillant.
A chaque meurtre, on investit malgré nous, le regard de l’assassin : on devient complice de ses impitoyables méfaits. Les images violentes et crues (nous sommes en 1960), captées par l’objectif du tueur, provoquent un certain malaise coupable. On accompagne, malgré nous, le tueur dans ses meurtres.
La caméra de notre tueur est traitée comme un véritable substitut de celui-ci et notamment lors des scènes de meurtre (ex : le substitut phallique que procure le pied pointu de la caméra).
À sa sortie en Grande-Bretagne, le film provoque un scandale et se voit censuré aussitôt.
Depuis, Le Voyeur demeure une œuvre essentielle qui, 47 ans après sa réalisation, surprend toujours par sa modernité.
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Posté par verolard le juillet 20, 2008
Voilà une œuvre radicale et courageuse de la part de De Palma, parfaitement maîtrisée techniquement, qui se sert d’un érotisme omniprésent et de l’horreur pour illustrer l’influence de la libido sur nos actes. Besoin naturel pour tous, c’est bien le désir sexuel qui guide les protagonistes de Pulsions.
Tout d’abord, ce film reste un hommage évident à Mr Hitchcock. La scène de la douche en est le clin d’oeil le plus frappant. Certains critiqueront cet aspect comme un manque d’originalité, mais le cinéma de De Palma demeure fort différent et contient ses thèmes propres et redondants (violence, voyeurisme, sexe…) ; c’est ce mélange qui élève le film. Avec « Pulsions », De Palma installe une réalisation sauvage et crue. C’est l’un des films les plus accomplis de De Palma sur le plan formel, il y a plusieurs niveaux et dans l’histoire et dans l’image qui est très construite et étudiée (écran partagé, fondus enchaînés, superpositions des couches, etc). Bien évidemment, il subira les foudres de la censure et les pressions diverses qui tenteront de le condamner. Mais 27 ans plus tard, cette histoire reste une pièce maîtresse incontournable du thriller à suspense, mais surtout une véritable mosaïque visuelle, méticuleusement élaborée.
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Posté par verolard le juillet 20, 2008
Par sa richesse, sa perspicacité, sa critique de la société coréenne des années 80, son réalisme, son rythme angoissant et ses allures absurdes, ce métrage impose, encore une fois, de nouvelles références qui en font une œuvre majeure. Le film de Joon-ho Bong est une bombe à retardement qui prend un malin plaisir à malmener tous les codes imposés par le genre US. Par les portraits des 2 enquêteurs dépeints par le réalisateur, il apparaît une critique évidente sur la société coréenne des années 80. Une enquête qui plonge dans le chaos provoqué par nos 2 enquêteurs qui ne trouveront jamais le bon terrain d’entente. D’ailleurs, certain thème mis en évidence rappelle un certains « Zodiac », dans le traitement des personnages et de l’époque dans laquelle se déroule l’action.
Le réalisateur dresse le portrait de personnages profondément humains, fragiles et attachants. Agrémenté d’une fin noyée dans l’écoeurement le plus total, ce thriller cynique exhibe un regard dur sur le pays. La quête de la vérité peut ne garantir aucun aboutissement.
Joon-Ho Bong reprendra le même ton dans une autre œuvre majeure, mais cette fois-ci dans la catégorie « film de monstre » : The Host.
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Posté par verolard le juillet 20, 2008
Contrairement à d’autres films qui élèvent le serial killer à un statu de prédateur invincible (Le silence des agneaux ou Se7en ; les exemples les plus évidents) ; l’objectif de Friedkin n’est pas de nous effrayer mais plus de s’interroger sur le phénomène “tueur en série”. Friedkin s’interroge sur les origines du mal, sur la responsabilité du tueur et de ceux qui veulent le condamner. Toute la question est de savoir si celui-ci est fou ou non (est il conscient des actes qu’il commet ? Mérite t’il la peine de mort ?…).
De tels questions qui ont poussé le réalisateur a remonté son film dans une nouvelle version « director’s Cut » qui expose un point de vue opposé à la version originale…
Sur le plan de la mise en scène, Friedkin se fait sobre et privilégie des éclairages, pour la plus part, en lumière naturelle (à l’image de « Traqué »).
Friedkin impose un registre où la réflexion prend le pas sur le spectaculaire. « Rampage » reste un film essentiel mais difficile à saisir. Un œuvre importante dans un genre qui a des difficultés à se renouveler.
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Posté par verolard le juillet 20, 2008
Il était évident (et assez facile) de placer « se7en » dans ce classement, tant ce film à su innover au niveau de la mise en scène à l’aide d’un scénario extrêmement malin et vicieux.
David Fincher, en brillant technicien, parvient à générer un ambiance bien poisseuse et oppressant (on sent les influences de Friedkin) dès le générique de début (et quel générique, une merveillle !) que se soit en plein New-York sous la pluie, dans un appartement ou même en plein désert, il élève son métrage au statu de chef d’œuvre ; la quintessence du genre dans tout les domaine. La preuve ; quel est le film de serial killer dont vous vous rappeler le plus ? Au plan prêt ? Alors ??? Bon ; on est d’accord…
Ici, le serial killer est LA star absolue, le diable que l’on vénère, qui nous séduit. Il garde le contrôle de la situation, il domine. On reste accroché à sa queue jusqu’à la fin ; jusqu’à ce qu’il nous ouvre les portes de son entreprise vers un final dantesque.
Au final, Fincher établit une étude étouffante sur la conscience de nos actes et du châtiment. Une expérience dont on ne ressort pas indemne…
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Posté par verolard le juillet 20, 2008
Tout d’abord, les 1ère qualités sous-jacentes de ce métrage sont la mise en scène nerveuse, des dialogues savoureux et un casting constitué de véritables « tronches » façon « American Badass » (Otis reste, de loin, le meilleur personnage de la triplette). Rob Zombie soigne ces personnages, il les aime et ça se sent à l’écran. Ils sont les personnages principaux, les « héros pourris» de cette chevauché sanglante ; et nous sommes indirectement les complices de leur carnage. Rob Zombie impose un parti pris est réellement malsain. Il est loin de faire l’apologie de la violence gratuite ; étrangement, ce qui prime en premier lieu, c’est le plaisir que dégage le métrage, la jubilation que provoquent les situations. La violence n’est pas mise en valeur (loin de là), mais sert plus à analyser le mal qui nous ronge de l’intérieur.
La violence expose un nombre incalculable de situations intenses, insoutenables, humiliantes, le tout avec une froideur extrême et parfois couplée d’un certain humour. Ce film est un véritable paradoxe…
Tout le long du métrage, Rob Zombie vomit ses influences majeures telles que « Massacre à la tronçonneuse » et « La dernière maison sur la gauche ». Ce métrage sent la poussière du désert, la sueur, les larmes, la souffrance. Tout y est simplement brûlant comme l’enfer.
Pour continuer dans le paradoxe total, la fin du film défini totalement les intentions de Rob Zombie vis à vis du spectateur : réussissant à transformer ces psychopathes en victimes, on aurait presque pitié pour eux (le tout sur fond de “Freebird” de Lynyrd Skynyrd). Un final d’anthologie !
Sensation étrange…
Voilà ce qu’est « The Devil’s Rejects » ; un film culte, hargneux, viscéral, agressif et traumatisant. Un film qui fait l’effet d’un grand coup de pied dans l’estomac. Encore un chef d’œuvre…
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Posté par verolard le juillet 20, 2008
Avec ce film, John McNaughton signe une œuvre véritablement dérangeante qui laisse, au final, plusieurs séquelles. Le personnage d’Henry appartient à cette catégorie qu’on ne peut que détester et qui ne représente que du dégoût. La vision de ce métrage reste, encore aujourd’hui, assez insupportable mais on ne peut que constater les qualités évidentes qui s’en dégagent ; de ce fait Henry (Mickael Rooker qui n’a plus eu de rôle aussi habité) reste une œuvre proprement fascinante.
Le tout filmé à la manière d’un documentaire (le grain rugueux de la pellicule participe grandement à l’ambiance), la caméra de McNaughton se contente d’exhiber le quotidien morbide de son serial killer ; quotidien plus que banal, voir pitoyable. A aucun moment le réalisateur juge ou prendre parti des actes d’Henry. Au fil des minutes, le malaise nous envahit ; car ce qu’expose le réalisateur est notre propre fascination pour le morbide, ce qui est dans la nature humaine (nous sommes tous intrigués par la mort, notre propre mortalité). Le spectateur est peu à peu pris par l’estomac jusqu’à provoquer un certain malaise. Ce qui effraye le plus dans Henry, c’est sa faculté de massacrer des personnes comme il respire (aucune réelle motivation, de remise en question…).
Ce n’est pas un film à mettre entre toutes les mains… Film glauque et nauséabond, le réalisateur nous tient et nous lâche plus jusqu’à la fin. Encore un excellent exemple de manipulation du spectateur où celui-ci est à la fois fasciné et répugné. Je n’avais plus ressenti cela jusqu’à la vision de « Wolf Creek » ; autre métrage exploitant le même concept.
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Posté par verolard le juillet 20, 2008

David Fincher réussit un véritable tour de force avec cette enquête d’investigation de 2 h 40 haletante et le tout formidablement maîtrisée. Il y impose une rigueur proche du documentaire ; chose qui dénote assez avec le reste de sa filmographie…
Il y développe une structure narrative qui nous fait ressentir tous les efforts, la frustration constante qui va s’étaler sur une période de plus de 20 ans.
Il ne s’agit plus de suivre un serial killer machiavélique comme celui de “Se7en”, celui-ci n’est pas forcément méthodique ; il fait des erreurs (d’où se sentiment de frustration). Nos enquêteurs se seront lancés dans une quête sans réponse, qui les poussera petit à petit vers l’abandon de soi au détriment d’un monde qui ne gravite pas, seulement, autour d’un seul tueur. Voilà ce que provoque le métrage de David Fincher, un schéma narratif qui nous fait passer de la peur à la paranoïa, de la paranoïa à l’obsession, de l’obsession à la frustration et de la frustration à la déchéance.
David Fincher a réalisé du vrai cinéma, c’est à dire ce cinéma intelligent qui nous manipule, nous instruit. On est entraîné malgré nous dans ce cercle vicieux qui nous pousse avoir obtenir une réponse (à n’importe quel prix). Au final, il aura accompli son nouveau jeu du chat et de la souris qui nous aura poussé dans le chaos, jusqu’à la sortie de la salle.
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Posté par verolard le juillet 20, 2008
Première adaptation du roman de Thomas Harris , ce film de Michael Mann reste à ce jour la meilleure adaptation ; juste devant celle de Jonathan Demme. Qu’est-ce qui fait que « Manhunter », qui est quasiment inconnu du grand public (pour ne pas dire totalement), puisse depuis maintenant 21 ans avoir ce statu de film culte ?
Tout d’abord, Michael Mann établit une enquête puisant dans l’intimité de ses personnages ; il y tisse des liens très complexes entre les différents protagonistes. Des ingrédients simples donnant un résultat final totalement maîtrisé.
Le cinéma de Michael Mann peut se résumer à cela : la mise en scène utilisée est à l’image de la psychologie des protagonistes ; résolument glaciale et sophistiquée. Chaque personnage présentent ses failles, particulièrement Graham (William Petersen) et Dollarhyde (excellent et imposant Tom Noonan) étant les plus complexes. Le premier est un homme blessé donnant l’impression d’être aussi solide qu’impénétrable, mais qui fuit son passé et donc demeure fragile. Cette fragilité qui sera dévoilée au grand jour au moment du face à face mémorable avec Hannibal Lecktor (campé par un Brian Cox aussi inquiétant qu’Anthony Hopkins ; mais dans un registre différent). Quand au serial killer, son traitement psychologique est extrêmement fouillé : sa souffrance est la cause de ce qu’il est ; elle est proportionnelle au châtiment qu’il inflige à ses victimes. Le personnage du serial-killer ne tue pas de façon gratuite, mais parce qu’il y est obligé par manque d’affection du cocon familiale qu’il n’a jamais eu.
Mickael Mann pose un récit riche se focalisant tour à tour sur la douleur de l’un puis de l’autre. Une dualité mainte fois repris par la suite dans des œuvres majeures telles que « Heat » ou «Collatéral »
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