L’équipe de France pourtant n’est pas encore hors jeu. Elle a encore les moyens de ressaisir. Son groupe de qualification (Islande, URSS, RDA et Norvège) est plutôt moyen, d’autant qu’il reste 6 matchs à jouer avec la victoire à 2 points. Tout reste possible mathématiquement. C’est dans cet esprit que les bleus se déplacent à Leipzig pour affronter la RDA. Mieux vaut jouer pour ne pas perdre. Michel fait ainsi jouer le béton à la sélection en adoptant le schéma tactique suivant: un libero en retrait (Battiston), trois arrières défendant en zone (Boli arrière central), un libero supplémentaire (Le Roux) placé juste devant la défense centrale, deux demis défensifs excentrés (Tigana et Poullain) et un seul milieu offensif (Platini) ayant un rôle mixte de relayeur et de meneur de jeu. Dans ce schéma ultra défensif, les bleus espèrent mettre au fond les peu d’occasions qu’ils se procureront. Le plan fonctionnera à merveille, hormis la finition. JPP loupera meme un but tout fait ! Les bleus ont ici raté leur acte de rédemption. Un but aurait changé la face du monde et redoré le blason terni un mois auparavant. Au contraire et à la vue du match, on se rend compte que les bleus ont manqué d’audace, trop paralysé par l’enjeu. L’équipe de France a montré qu’elle avait des ressources. Les chances de qualification sont préservées au mépris du beau jeu : un brin calculateur, non ?
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La bérézina des bleus (86-89) : les calculs de Mr Michel (RDA-France)
Posté par verolard le août 27, 2007
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La bérézina des bleus (86-89) : Plus dure sera la chute (France-URSS)
Posté par verolard le août 27, 2007
Arrive alors le coup de Butoir face à L’U.R.S.S le 11 octobre. Platini est de retour en sélection : on se dit que le sauveur est de retour ! Henri Michel adopte pour l’occasion un 4-3-3 avec Jeannol libero (Battiston est blessé), Tigana et Fernandez demis défensifs, Platini meneur de jeu et Ferreri ailier droit. La mayonnaise a l’air de prendre puisque les bleus font jeu égal avec les russes, en procurant même les plus belles occasions notamment par Papin. On sent quand même qu’ils se cherchent, hésitant à aller au bout de leurs idées. La seconde mi-temps sera loin d’être salvatrice car le milieu français faillit, commet des doublettes, veut trop bien faire, oublie le ballon !! Le manque de coordination entre les joueurs et de sang froid met à mal la défense qui prend deux buts ! Les bleus sont incapables de réagir, transis. Les rêves de qualifications s’évaporent aussitôt. L’équipe de France n’est plus que l’ombre d’elle-même, loin de ses exploits de Mexico pourtant encore dans les mémoires. Il va falloir tout recommencer…
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la bérézina des bleus (86-89) : Premiers symptômes
Posté par verolard le août 27, 2007
Un premier état des lieux aura lieu le 19 aout 1986 en match amical contre les Suisses avant d’entamer la campagne de qualification à l’euro 88 en Allemagne.
Encore émoussés par leur mundial triomphal, les bleus loin detre au complet ( Platini manquent singulièrement de fraicheur physique face à une modeste équipe suisse non présente au Mexique. Ils sont également malmenés dans le jeu, incapable de mener des actions dangereuses. Les suisses à ce petit jeu se régalent. Michel lancera dans le grand Boli (défenseur, Auxerre) mais aussi Buscher (attaquant, Brest) et effectuera ses trois changements sans que cela ne change aux faits : l’équipe de France a la tête ailleurs ! Ce qui fait figure d’avertissement n’entame en rien la confiance du groupe.
C’est dans ce climat que l’équipe de France débute ses qualifications à reykjavik (Islande) le 10 septembre 1986. L’équipe moins expérimentale qu’au mois d’aout va tomber dans un véritable guêpier. Le terrain en effet ne se prête pas au football ! Les français plus forts techniquement vont peiner à trouver la faille devant une équipe islandaise héroïque mais limitée. L’absence d’un véritable numéro 10 (Vercuysse est franchement limité) source de créativité ne permettra de mettre les occasions, si rares fussent-elles. Paille, nouveau venu, et Stopyra (révélation du mundial) n’auront rien à se mettre sous la dent. Bref, l’équipe de France manque d’organisation et de consistance. Le spectre d’une non qualification n’est pourtant pas encore dans les têtes…
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La bérézina des bleus (86-89) : Introduction
Posté par verolard le août 27, 2007
On vous dira toujours que l’histoire se répète, qu’elle faite de cycles, de hauts et de bas. Mais qui pouvait indiquer la déchéance que subirait l’équipe de France de football après leur bonne campagne du mondial 1986 ? Celle-ci avait fini 3ème après un match épique contre le brésil (1-1, 4-3 tab) et une nouvelle défaite face aux allemands (cette fois-ci sans appel, 2-0).
Personne à l’époque n’est dupe : l’avenir des bleus est derrière eux. Bossis, Rocheteau, Giresse et bientôt tigana décident de prendre leur retraite internationale. Seul Platini continue l’aventure pour une nouvelle saison qui sera sa dernière afin de passer le relais. On se doute que la suite sera délicate mais surement pas à ce point.
Henri Michel, le sélectionneur, bien obligé de renouveler le collectif français doit trouver le parfait dosage entre jeunes et « vieux » (Battiston, Platini, Amoros, Bats, Domergue) le plus rapidement possible pour ne pas éviter des vaches maigres.
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