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Archive de la catégorie «le journal du foot»

La bérézina des bleus (86-89) : victoire morose (France-Islande)

Posté par verolard le août 28, 2007

Passage de témoin difficile, manque de temps, transition trop brusque : l’équipe de France est face à un chantier titanesque, à la recherche de la confiance perdue. Ce n’est pas face à l’Islande qu’elle se refera une santé mais simplement qu’elle retrouvera le gout de la victoire (logique sur le papier).  C’est exactement ce scénario qui se déroulera en c e jour d’avril 1987 : la France gagne mais ne convainc pas. Imaginez, c’est le premier but depuis Puebla ! depuis le match de la 3ème place ! 10 mois de disette ! La France fait jouer sa supériorité dans tous les domaines sans toutefois dominer de la tête et des épaules un adversaire venu pour ne pas perdre. Mais l’essentiel est ailleurs : c’est le dernier match de Platini chez les bleus ( on ne le sait pas encore) avec comme cadeau d’adieu une partie magistrale (une passe décisive pour Micciche le messin). Platoche illumine le stade de son talent de meneur, si bien que Passi, nouveau chez les bleus (quelle saison avec Toulouse !) n’arrive pas à suivre et à se positionner ! c’est ce qu’on appelle l’inexpérience. En fin de compte, cette victoire ne rassure personne. On sent l’équipe en reconstruction encore bien fragile, manquant de repéres. Si la France veut aller en Allemagne, il faudra réussir deux tours de force : gagner en Norvège et en Union soviétique. Peu y croient…

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La bérézina des bleus (86-89) : les calculs de Mr Michel (RDA-France)

Posté par verolard le août 27, 2007

L’équipe de France pourtant n’est pas encore hors jeu. Elle a encore les moyens de ressaisir. Son groupe de qualification  (Islande, URSS, RDA et Norvège) est plutôt moyen, d’autant qu’il reste 6 matchs à jouer avec la victoire à 2 points. Tout reste possible mathématiquement. C’est dans cet esprit que les bleus se déplacent à Leipzig pour affronter la RDA. Mieux vaut jouer pour ne pas perdre. Michel fait ainsi jouer le béton à la sélection en adoptant le schéma tactique suivant: un libero en retrait (Battiston), trois arrières défendant en zone (Boli arrière central), un libero supplémentaire (Le Roux) placé juste devant la défense centrale, deux demis défensifs excentrés (Tigana et Poullain) et un seul milieu offensif (Platini) ayant un rôle mixte de relayeur et de meneur de jeu. Dans ce schéma ultra défensif, les bleus espèrent mettre au fond les peu d’occasions qu’ils se procureront. Le plan fonctionnera à merveille, hormis la finition. JPP loupera meme un but tout fait ! Les bleus ont ici raté leur acte de rédemption. Un but aurait changé la face du monde et redoré le blason terni un mois auparavant. Au contraire et à la vue du match, on se rend compte que les bleus ont manqué d’audace, trop paralysé par l’enjeu. L’équipe de France a montré qu’elle avait des ressources. Les chances de qualification sont préservées au mépris du beau jeu : un brin calculateur, non ?

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La bérézina des bleus (86-89) : Plus dure sera la chute (France-URSS)

Posté par verolard le août 27, 2007

Arrive alors le coup de Butoir face à L’U.R.S.S le 11 octobre. Platini est de retour en sélection : on se dit que le sauveur est de retour ! Henri Michel adopte pour l’occasion un 4-3-3 avec Jeannol libero (Battiston est blessé), Tigana et Fernandez demis défensifs, Platini meneur de jeu et Ferreri ailier droit. La mayonnaise a l’air de prendre puisque les bleus font jeu égal avec les russes, en procurant même les plus belles occasions notamment par Papin. On sent quand même qu’ils se cherchent, hésitant à aller au bout de leurs idées. La seconde mi-temps sera loin d’être salvatrice car le milieu français faillit, commet des doublettes, veut trop bien faire, oublie le ballon !! Le manque de coordination entre les joueurs et de sang froid met à mal la défense qui prend deux buts ! Les bleus sont incapables de réagir, transis. Les rêves de qualifications s’évaporent aussitôt. L’équipe de France n’est plus que l’ombre d’elle-même, loin de ses exploits de Mexico pourtant encore dans les mémoires. Il va falloir tout recommencer…

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la bérézina des bleus (86-89) : Premiers symptômes

Posté par verolard le août 27, 2007

Un premier état des lieux aura lieu le 19 aout 1986 en match amical contre les Suisses avant d’entamer la campagne de qualification à l’euro 88 en Allemagne.

Encore émoussés par leur mundial triomphal, les bleus loin detre au complet ( Platini manquent singulièrement de fraicheur physique face à une modeste équipe suisse non présente au Mexique. Ils sont également malmenés dans le jeu, incapable de mener des actions dangereuses. Les suisses à ce petit jeu se régalent. Michel lancera dans le grand Boli (défenseur, Auxerre) mais aussi Buscher (attaquant, Brest) et effectuera ses trois changements sans que cela ne change aux faits : l’équipe de France a la tête ailleurs ! Ce qui fait figure d’avertissement n’entame en rien la confiance du groupe.

C’est dans ce climat que l’équipe de France débute ses qualifications à reykjavik (Islande) le 10 septembre 1986. L’équipe moins expérimentale qu’au mois d’aout va tomber dans un véritable guêpier. Le terrain en effet ne se prête pas au football ! Les français plus forts techniquement vont peiner à trouver la faille devant une équipe islandaise héroïque mais limitée. L’absence d’un véritable numéro 10 (Vercuysse est franchement limité) source de créativité ne permettra de mettre les occasions, si rares fussent-elles. Paille, nouveau venu, et Stopyra (révélation du mundial) n’auront rien à se mettre sous la dent. Bref, l’équipe de France manque d’organisation et de consistance. Le spectre d’une non qualification n’est pourtant pas encore dans les têtes…

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La bérézina des bleus (86-89) : Introduction

Posté par verolard le août 27, 2007

On vous dira toujours que l’histoire se répète, qu’elle faite de cycles, de hauts et de bas. Mais qui pouvait indiquer la déchéance que subirait l’équipe de France de football après leur bonne campagne du mondial 1986 ? Celle-ci avait fini 3ème après un match épique contre le brésil (1-1, 4-3 tab) et une nouvelle défaite face aux allemands (cette fois-ci sans appel, 2-0).

Personne à l’époque n’est dupe : l’avenir des bleus est derrière eux. Bossis, Rocheteau, Giresse et bientôt tigana décident de prendre leur retraite internationale. Seul Platini continue l’aventure pour une nouvelle saison qui sera sa dernière afin de passer le relais. On se doute que la suite sera délicate mais surement pas à ce point.

Henri Michel, le sélectionneur, bien obligé de renouveler le collectif français doit trouver le parfait dosage entre jeunes et « vieux » (Battiston, Platini, Amoros, Bats, Domergue) le plus rapidement possible pour ne pas éviter des vaches maigres.

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Chelsea : Cech absent un an ? :(

Posté par verolard le octobre 17, 2006

Opéré d’une fracture du crane après avoir reçu un violent coup de genou samedi en Championnat d’Angleterre, le gardien tchèque de Chelsea Peter Cech pourrait être absent des terrains pendant un an selon le père du joueur cité mardi par le Times .

« Mon fils ne pourra pas jouer au football pendant un an. D’abord, je n’ai pas réalisé à quel point c’était grave. Quand j’ai entendu le diaggnostic, mes genoux ont tremblé. Je ne pouvais pas en croire mes oreilles » témoigne Vaclav Cech. Dans un communiqué diffusé lundi soir, Chelsea a indiqué que l’état de son gardien s’améliorait et qu’il était désormais « pleinement conscient ».

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Petr Cech en a pour 6 mois…

Posté par verolard le octobre 16, 2006

Les médecins en neurochirurgie d’Oxford où le gardien de Chelsea, Petr Cech, a subi samedi une opération d’une fracture du crâne ne sont pas très encourageants sur le retour du portier international tchèque. Le choc subi lors du match de championnat à Reading (1-0) sur un coup de genou de Stephen Hunt, devrait le tenir éloigné des terrains «pendant au moins six mois» a estimé le neurochirurgien Peter Hamlyn, cité dans le Daily Telegraph et qui précise : « Si Petr Cech revient trop vite après sa blessure à la tête, le résultat pourrait être fatal. Il risque ce que nous appelons un “syndrome de deuxième choc” ».

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France espagne 2006 : une tuerie !

Posté par verolard le octobre 10, 2006

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La photo de l’année !!

Posté par verolard le octobre 10, 2006

L’événement le plus médiatique depuis le 11 septembre 2001 ! Le coup de boule de Zidane restera dans la mémoire  de chacun pour l’eternité ! Geste incompréhensible et non justifié, il a permi aux français d’oublier la douloureuse défaite des bleus en finale de la coupe du monde.

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MERCI LES BLEUS

Posté par verolard le octobre 1, 2006

Au lendemain de la victoire italienne en finale de la coupe du monde, il était de mon devoir de vous écrire un mot qui servira d’épiloque à cette fabuleuse aventure qu’a connue l’équipe de France ;

Je vois la déception sur vos visages sur chacun d’entre vous de matin. Tout le monde était derrière la France, celle qui nous a fait vibrer pendant 7 matchs. Quand on arrive en finale, il faut la gagner sinon, tout le chemin parcouru n’a aucune importance. Pire, une défaite vous met seul au monde et il est très difficile de repartir de plus belle. Personne n’aime les défaites, surtout en finale ; on préférerait presque perdre en demi finale contre les brésiliens que contre les italiens.

Les images de la finale défilent encore dans ma tête, comme si je refaisais le match, comme si je me faisais du mal tout seul en pensant aux actions avortées, comme si cette équipe faisait partie de moi. Car oui, cette équipe de France de 2006, elle avait une sacré cote d’amour ! Jamais les bleus et leur sélectionneur n’avaient été autant incendié par la presse, encore plus qu’en 1998, comme si les leçons n’avaient pas été retenues. Et pourtant, après des matchs de poule très poussifs, l’équipe de France allait presque réussir l’impossible : gagner la coupe du monde. Et de match en match, les bleus nous ont étonné, nous ont fait plaisir, nous ont redonné le moral (qui était bien bas en ce début juin). Il y a eu un engouement irréel pour cette équipe comme la France n’en a jamais connue : tout le monde était sur le pont. En l’espace de quelques jours, les gens moribonds se sont retrouvés une raison pour sourire, oublier les problèmes. On les a aimés nos bleus, comme jamais nos bleus. Nous n’avons jamais été aussi fiers d’eux. Ils ont été un exemple à suivre, un groupe génial qui s’éclatait : bref, les français se sont identifiés à eux et ça, c’était le top. Bien sur, tout le monde était derrière Zidane, l’ami public numéro 1 mais cette équipe, c’était d’abord un collectif, une équipe qui s’était rendue difficile à battre. L’équipe de France a joué sur ses acquis, sur ses capacités, ses lacunes pour monter une ossature efficace, qui prenait son temps, attentiste mais surtout forte dans la tête.

Et le mental, ils l’ont trouvé lors du match France Espagne, le match l’un de leurs les plus brillants, qui a vu la naissance d’un  groupe. Souvenez de mes articles ! Les bleus, dominés au niveau de la possession de balle, ont su inverser la tendance après le but de Villa. Il ne fallait pas grand-chose, une étincelle pour que cette équipe encore sous le choc de 2002 reparte de l’avant. Et ce petit coup de pouce est venu de l’homme providentiel de cette équipe : PatricK Vieira qui décale parfaitement Frank Ribéry pour la balle d’égalisation. Ce même Patrick nous marque le deuxième but sur un coup de franc de Zidane. Un collectif (éphémère) était né et n’affichait plus de complexes. La grande phrase de Zidane « on meurt ensemble » en disait long  sur l’état d’esprit qui régnait au sein de cette équipe. Il y a la tête et les jambes : les français ont su trouver une motivation insoupçonnée qui leur a donné des ailes.

La suite, vous la connaissez : les bleus de plus en plus aguerris physiquement n’en demandaient pas tant pour atteindre la finale de la coupe du monde. Certes, les matchs n’étaient pas d’une grande finesse mais reflétaient d’abord d’un fighting spirit hors du commun. Ils ne lâchaient rien comme s’ils jouaient leur peau, comme si leur survie en dépendait. Et celui-ci qui en veut le plus est souvent celui qui va au bout.

Patrick Vieira aura été à l’image de cette équipe : tout le monde l’avait massacré avant même le début de la compétition : pas en jambe, peu inspiré, pas très efficace…tout y est passé. Et pour faire plaisir aux mauvaises langues, le premier match contre la Suisse fut difficile. Tout le monde doutait. Arrive ensuite la Corée du Sud où Patrick marque un but non validé : comme l’équipe de match ; il progressait mais le sentiment de frustration dominait. Le troisième match contre le Togo allait lui permettre de monter encore en puissance avec un but mais il lui manquait toujours la reconnaissance, en France, les critiques vous restent sur le dos plus longtemps que les éloges. Elle ne mettra pas longtemps à venir avec un but et un match titanesque de combativité contre les espagnols. Pour les matchs suivants, tout le supportait, tout le monde faisait son mea culpa, comme pour l’équipe de France. On ne s’y connaît pas en football, les français ! Et puis, il y a cette finale où il fait un match exemplaire jusqu’à son claquage qui ampute l’équipe de France d’un de ses meilleurs éléments. Sa sortie précipitera celle de l’équipe de France au moment où elle pensait tenir le match.

On peut remercier les bleus car ils nous ont permis à nous accrocher à quelque chose pendant ce mois de compétition : qu’allons nous devenir ? Je crois que je vais me passer de foot pendant un bon moment, histoire de penser à autre chose. Je ne crois que nous reverrons de telles émotions avant un bon moment, surtout quand on sait que toute l’équipe est à refaire. Merci pour tout : vous nous avez fait du bien au moral pendant un mois, et ça, il n’y a que le football pour nous l’apporter.

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