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Archive de la catégorie «mes disques 00-04»

THE STROKES : Room on fire (2003)

Posté par verolard le novembre 1, 2009

room on fireAh, les Strokes ! On les avait proclamé sauveurs du rock à la rentrée 2001 avec leur premier album Is this it. En 2009, on peut simplement que tout ceci ne fut qu’un feu de paille ! Non pas que leur œuvre (3 albums) soit mauvaise, bien au contraire mais plutôt qu’on ne pouvait pas sauver le rock ! Le rock n’est un malade que l’on peut guérir, le rock n’a pas de messie. Tout ceci, vous le savez, est un montage de la presse qui cherche à vendre du papier, à créer un buzz. Au 21 ème siècle, le rock est un courant qui doit ne pas se prendre au sérieux, qui doit jouer la simplicité et accepter n’être plus en haut de l’affiche. Bref, il doit s’accepter comme il est. C’est pour lui sa seule voie de salut. Revenons aux Strokes : « Room on fire », leur deuxième album était très attendu pour savoir si nos new yorkais allaient confirmer et donner une piqure de rappel au rock « malade ». Il ne réussira pas à rééditer la performance du premier opus aux yeux des gens de la hype alors que pour moi, qui n’attends rien des autres, je fus plutôt surpris en bien ! Room on fire comporte les chansons les plus efficaces et les plus accrocheuses du combo ! Les compositions sont hyper fluides, acérées. Les parties de guitare pour leur part sont tout simplement sublimes avec de la tension, du rythme, de l’âme (« the end has no end »). Les chansons sont directes, courtes mais assez longues pour monter des cathédrales sonores, des enchevêtrements de mélodies avec une basse en support telle une fondation. « 1251 » en est la preuve. Et même quand le rythme ralentit comme sur « Under control », on prend toujours une claque car on sent c’est bien huilé, bien ficelé. Le groupe par la suite sera mis en sommeil après un troisième album incompris ; tous les membres sont en effet dans un projet distinct. J’espère simplement qu’on se souviendra des Strokes pour ce qu’ils ont créé et non de cette étiquette groupe « sauveur » déchu :  Ils sont humains après tout.

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HUSHPUPPIES : The Trap (2004)

Posté par verolard le septembre 15, 2008

Un album comme je les aime ! Et français de surcroit ! On croit rêver ! Les Perpignanais Hushpuppies ont tout simplement réussi le tour de force de sortir un génial disque de rock ! Dans the Trap, il y a de la rage, de la fureur, de l’envie d’en découdre comme au temps passé ! Dans un style rock tendance garage aux doux relents de post punk , les chansons se veulent accrocheuses, enjouées avec notamment une guitare affutée. Les compositions sont pour un premier album très abouties, bien huilées, augmentant encore leur immédiateté, leur efficacité. Les Hushpuppies, c’est un peu les Hives français, représentant un rock qui bombe le torse, qui tape fort mais juste, le tout avec une certaine classe. L’utilisation de machines amène cette dose d’originalité qui vous fait passer de l’anonymat à la célébrité. Je pense notamment au très kraftwerk/gary numan (notamment sur l’intro) « bassautobahn » ou aux claviers clairvoyants de « Marthelot n’ Clavencine ». Et puis il y a l’hymne agressif et corrosif « you’re gonna say yeah ! », hit indie en puissance. Il y a que sur l’apaisé « comptine » que le groupe baisse la garde mais pour mieux montrer son épaisseur, ses influences. L’ambiance est plutôt pince sans rires sans jamais regarder dans le retro. En bref, enfin du rock français qui (s’) assume ses filatures anglaises. Le plus surprenant dans l’affaire fut le nombre de disques vendus en France : plus de 20 000 ! Bien mieux que d’autre groupes indés plus médiatisés ! C’est ce qu’on appelle une bonne adresse, non ?

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THE EMBROOKS: Yellow glass Perspections (2004)

Posté par verolard le mai 16, 2008

Attention gros coup! Il faut bien que je le dise car je suis bien le seul de mon entourage à avoir connaissance de l’existence des Embrooks ! Et qu’ils sont bons aussi ! Power trio monté à la manière de Cream, le groupe distille du son estampillé sixties (mod, garage, swingin’ london) du meilleur effet. Chaque morceau donne lieu à de superbes parties de guitares incisives et accrocheuses mais avec toujours un coté féérique que ne renierait pas Ray Davies ! Avec eux, les Who, les Kinks et autres Sonics ne sont pas loin ! Les Embrooks, c’est du rythm n’ blues aux amphétamines, des chansons aux grosses envolées, de la rage et de la frustration. Et tout ça en 12 chansons ! Ce qui m’a aussi plu dans ce groupe, c’est le look très sixties (vive les pois, les rouflaquettes et les chemises fripées !), l’esthétisme des musiciens qui les rend très attachants. On sent par la pochette que ce sont des gars honnêtes, simples sans prise de tête. Dans les temps qui courent, je peux vous dire que c’est très rafraichissant ! Les « riding a wave », « happy flickle girl » et autres « Show me a little smile » sont autant de bons moments à savourer sans frein à main. Dommage que ce groupe ne touche qu’un public confidentiel mais soyons égoïstes : il faut toujours garder des choses pour soi !

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THE RAPTURE : Echoes (2003)

Posté par verolard le avril 19, 2008

Echoes est, pour résumer, un album comme les années 2000 savent nous servir : du recyclage. Mais par n’importe comment et lequel ! Il est d’abord l’œuvre d’un groupe new yorkais très en vue, The rapture, issu du label DFA, qui accueille tous les groupes à tendances electro rock. Le groupe a tellement épaté par son premier EP et ses concerts qu’on les voit décrocher le pactole ! Comme je l’ai indiqué en préambule, la bande s’attèle ici à « emprunter » les sonorités, le climat de la musique post punk en y greffant une touche de modernité symbolisée par des beats et les machines ! Il faut ainsi imaginer la tension de Gang of four alliée aux hurlements de PIL sur un fond d’electro ! L’ambiance du disque est néanmoins plutôt sinistre avec une guitare au jeu haché et incisive et une  voix aiguë. Echoes est un album rock à la beauté étrange : il innove singulièrement par son style mais il décontenance par son aspect décousu et noir. On est tout de suite emporté par les beats funk qui nous font sauter mais le caractère des chansons  nous fait rasseoir ! Ce n’est qu’après de nombreuses écoutes que l’on appréciera cet album à sa juste valeur, à savoir une passerelle entre la froideur, la singularité du post punk et la chaleur du dance floor. La parfaite illustration de mes propos reste le hit de l’album « House of Jealous Lovers » qui réussit à capter la nervosité du rock sur un rythme funky ! Malheureusement, malgré ce coup, Echoes n’imposera pas the Rapture comme un groupe majeur de la scène new yorkaise mais restera l’un des albums les plus novateurs de cette première moitié de décennie.

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THE DETROIT COBRAS: Life, Love and Leaving (2004)

Posté par verolard le avril 19, 2008

Voilà peut-être l’un des groupes les plus attachants que la nouvelle scène a engendré ! L’un des plus cool du moins ! Pour la simple raison que les detroit cobras sont la définition du rock : simplicité, sincérité, chaleur, charme et autres violence ! Mais pour faire un parfait boogie, il faut la parfaite recette ; ce que le groupe a bien compris en ne commettant que des reprises de standard Sixties (good old times !!) Ajoutez à tout ceci la pétulante Rachael Nagy au chant et vous obtiendrez un groupe honnête, sans fioritures. Si le premier album était plus axé garage, le deuxième Life, Love and Leaving est plus orienté soul et girl band, donc au final plus charnel et sucré ! Mais quelle claque ! Le long de ces 14 chansons, on chope la fureur de vivre, l’esprit rock n’ roll ! Les morceaux sont joués sans frein à main, avec juste ce qu’il faut pour cogner, swinguer, danser, crier, balancer les tables, appuyer sur le champignon, fredonner, reprendre le sourire ! Dans ces années sophistiquées, rien de tel que de retrouver de la simplicité, des raccourcis. On a envie de ne pas se prendre la tête et je puis dire que cet album est le parfait antidote à tous ces maux ! Pour une fois qu’on peut abuser des médicaments…

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OASIS : Heathen Chemistry (2002)

Posté par verolard le novembre 27, 2007

heathen-chemistry.jpgC’est fou comme le temps peut passer vite, que l’on peut passer d’une mode à une autre, que l’on revienne sur terre après avoir touché les étoiles. Oasis est LE groupe de ma génération, celle de la brit pop, de Kurt Cobain, de la vache folle ou encore de lovin’ fun. Ce fut un groupe adulé comme des dieux (une vraie mania !) avec une vraie personnalité (rugueux, brut, intègre, anglais) avec notamment les deux frères Gallagher.  Ce phénomène durera 3 ans (94-97) avant de se dégonfler d’années en années et en d’albums moribonds en albums moribonds. Oasis fut plus l’actualité dans les faits divers que dans la presse musicale ! Oasis avait ainsi perdu à la loyale son titre honorifique de meilleur groupe de rock par excés, dissipation, orgueil alors qu’ils étaient restés à leur affaire, tout aurait pu tourner autrement. C’est ainsi que quand sort Heathen Chemistry, personne n’attend le groupe au tournant. Désormais Oasis n’intéressera que les fans, que les mordus de musique et plus les auditeurs « occasionnels » venus chercher un tube radiophonique. Oasis ne viendra plus vers moi, il faudra aller vers lui. Heathen Chemistry reste pour moi la ligne directrice que le groupe n’aurait jamais dû quitter, le meilleur album depuis un bail ! Mais vu qu’Oasis n’a plus son aura médiatique, le succès commercial a été moindre par rapport à sa qualité. Car tous les fondamentaux sont là : de grandes mélodies, de l’émotion, un chant de haute facture (Liam n’a peut-être jamais aussi bien chanté), du bon rock old school ( Who, kinks, jam). L’album comporte son lot de moments mémorables (la ballade « stop crying your heart out », les implacables « little by little » et « force of nature » chantées par Noel). Oasis est resté le même, même avec le poids des années, avec toujours ses qualités (et défauts) sauf que les gens sont passés à autre chose entretemps… C’est franchement triste de voir un groupe se refaire une santé après une période de vache et que ça passe un peu inaperçu ! Mais comme je le dis souvent, on ne va au ciel qu’une fois : Oasis a eu son quart d’heure de gloire. Place aux jeunes ! Mais rien n’empêche de se pencher sur les anciens de temps en temps !

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THE BISONS : Compactor (2002)

Posté par verolard le novembre 27, 2007

bisons_compactorLe problème quand on a une discothèque comme la mienne, c’est que tous les disques n’ont pas le droit au même traitement de faveur ! Certains achetés sur un coup de tête ne voient ainsi jamais la lumière ! Dure dure la vie d’artiste… Mais si justement j’écris cette critique, c’est pour montrer que ces disques oubliés après une période « d’incubation » peuvent refaire surface et s’afficher comme de réelles bonnes surprises. L’unique album des Bisons en est la preuve. Sur un son très electro pop, des sonorités très « pixiennes » viennent se greffer pour créer une atmosphère à la fois lugubre et torturée. La guitare se veut incisive, le clavier très obsédant, la voix très charnelle pour un cocktail bien plus abouti qu’un Mika ! Les bisons pourraient mériter le titre de Pixies des années 2000 tellement leur musique est à la fois puissante et chargée de pulsions. C’est surement cela qui m’avait acheté cet opus (Gros fan des lutins que je suis !). « Kickstart », « Tv break down », « Aeroplane », « Starz and Guitarz » et l’instrumental « AB » (le plus long morceau de ma discothèque, 23 minutes 27 !) sont autant de bonnes raisons de se plonger dans ce mélange réussi de synthétique et de rugueux. Depuis, le groupe n’existe plus mais le français du combo a formé un duo, Pravda, marchant dignement sur les traces de Compactor.

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THE DONNAS: Spend the night (2002)

Posté par verolard le novembre 26, 2007

spend-the-night.jpg2002 représente pour moi (jusqu’à maintenant) ma dernière grande année discographique, où j’achetais toutes les nouveautés ! Un truc de malade quand je me rappelle ! J’étais alerte, bon public, indulgent : bref, j’aimais tout ce qui faisait à l’époque au point d’être hype ! C’est fou comme on peut dans le coup quand on est étudiant et complètement décroché dés qu’on bosse ! Un vrai fossé ! 2002, donc : des bonnes surprises à la pelle. C’était le « retour du rock », ou plutôt du passé. Mais vu qu’on ne faisait pas mieux qu’avant, autant revenir en arrière choper les bons plans ! Les Donnas en pleine ascension alors avaient ainsi croisé mes oreilles et je fus tout de suite sous le charme, subjugué ! Normal, un groupe de riot girls au rock féroce et bien pêchu ne pouvait que me donner satisfaction ! Dans ce spend the night, on retrouve de la fraicheur, de la rage, dominé par une guitare incisive qui place toujours des riffs assassins ! Toutes les chansons sont efficaces, bien fouettées sans grumeaux, histoire de se remuer un peu (on en a toujours besoin !). Evidemment, ça lorgne limite metal tellement ces filles tapent fort et lourd mais on ne fait d’omelette sans casser des œufs ! Et puis, toutes ces filles sont si craquantes à en tomber amoureux qu’on ne peut pas résister très longtemps à leurs hymnes rageurs ! Et puis avec des filles, c’est toujours un peu glamour et frais, ce qui rajoute encore à leur cote de sympathie ! Si vous avez lu ma critique, vous comprendrez que vous tenez un excellent album rock féminin auquel le public a fait honneur en lui offrant le succés tant mérité. Malheureusement, les donnas qui avait trouvé la bonne carburation, ont semble-t-il griller leurs cartouches car leurs opus suivants manquent quelquepeu de mordant, ce qui est loin d’etre le cas de ce Spend the night !

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GREEN DAY : American Idiot (2004)

Posté par verolard le septembre 10, 2006

american-idiot.jpgOn avait laissé green Day sur un best of qui sentait un peu le sapin, ou tout du moins un déclin artistique. Et bien, force est de constater que nos rockers américains ont encore leur mot à dire avec le très plébiscité American Idiot. Avec cet album, Green Day refait le coup de Dookie mais en plus soft ! Ils ont réussi à injecter dans leur punk bien nerveux de la pop ! Green day est resté Green day mais il a bien compris que sa formule était usée et qu’il fallait mettre de l’eau dans son vin pour rester dans le coup. Son punk est sauvage, brut, généreux, sa pop accrocheuse, humaine, sensible. On a toujours envie de pogoter, de slammer et de secouer la tête mais avec une écriture plus académique mais non moins efficace et bien huilée. Les singles qui ont écumé les radios comme « Boulevard Of Broken Dreams » et « American idiot » ont leur dose d’adrénaline et de fureur avec plus de calcul certes mais avec toujours le même mordant. Green Day a passé un cap, est devenu plus mature, moins bordélique, à en juger l’énorme ballade « Wake me up when September ends ». Il n’aurait jamais été capable d’écrire de tels morceaux quelques années auparavant. En tout cas, tout ça me fait bien plaisir que le rock ait encore un représentant dans les charts, preuve qu’il n’est pas mort. Cette musique qui rassemble et qui prête à la fête mérite largement sa popularité. Et puis, Green day n’est pas un parvenu ou un opportuniste de new rock pour teenager : il a toujours été comme ça ! Sincère, intègre, il ne s’est vendu à quiconque : on n’achète pas un vrai punk !

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BLANCHE : If We Can’t Trust The Doctors (2004)

Posté par verolard le septembre 10, 2006

if.jpgLes bons albums sans audience m’ont toujours passionné. On peut faire de bons albums sans public. Le public se ralliant souvent lorsque le groupe a disparu ! Dur ! Il faut souvent les écouter après coup, sans pression quelqueconque après que l’engouement ait baissé. Là, on se rend compte, sans l’effet de mode, si le disque tient la route ! J’aime bien écouter des disques récents comme on écoute de vieux disques, quand ils ne font plus l’actualité car à part les grands disques, les disques ne font pas plus d’une saison. Je m’étais intéressé à Blanche car j’avais entendu qu’il y avait un lien avec les White Stripes. Dans ma tete, je me suis dit que vu que j’avais aimé Elephant leur album ne devrait pas vous faire peur ! Ce que je ne savais pas, c’était quel lien Blanche avait avec le groupe de Jack White. Un beau jour, le disque est disponible dans ma médiathèque ; je m’empresse de le consulter. J’ai alors tout de même compris la relation avec Elephant : la country (et qu’ils soient potes) ! Mais comme avec les White Stripes, ce n’est pas de la country molle : on lui a injecté du rock alternatif dans les bronches ! Si bien que If We Can’t trust the doctors est un disque de Folk renouvelé avec de belles envolées électriques , à la fois terre et terre et évasif. Il y a là de la magie, du rêve dans la tradition. Avec ces guitares carillonantes, ces harmonies vocales et ses jolies mélodies plutôt dépouillées, il met la modernité en face du passé. La voix très « sud » et un peu nasillarde de Dan John miller colle parfaitement à cette musique faussement plate et vieillotte. Ce n’est plus de la country, c’est de la musique paisible, intemporel, tranquille avec une vraie âme. Les chansons comme « do you trust me » ou « bluebird » vont vous prouver que la country rock (vive les Byrds !) a de beaux restes. Un « so long cruel World » pourrait figurer dans un Tarantino pour son coté à la fois sec et direct. Un bon disque de bar de campagne pour bobos !

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