C’est ce que j’appelle un album galvanisé ! Après l’album du retour en force de 1977 Sleepwalker (critiqué il y a quelques temps sur ce blog), les Kinks remettent les couverts sur leurs deux albums suivants Misfits et Low budget avec une popularité retrouvée du temps de leur période mod. Il y a de quoi car les Kinks ne cherchent plus à surprendre, à créer mais plutôt à s’amuser, à taper plus fort que les autres, à jouer la simplicité. Low Budget reste le meilleur exemple de ce kinks à la recherche de muscles sans surprises. L’album en lui-même a plutôt cartonné car il est accrocheur, efficace avec une guitare hard agressive. La voix de Ray Davies continue elle de raconter des bleuettes sans pareil. On sent que le groupe, remis en selle par les punks, a encore faim et a mis au placard ses idées passéistes (Village green) sans pour autant perdre de son cynisme, et dans le seul but de passer du bon temps. Voilà là le dilemme de l’album : son ton léger et sa simplicité n’amènent pas l’originalité qui fait qu’on s’en souvienne encore aujourd’hui. Les Kinks usent des ficelles qui sont à l’époque utilisées par une légion de groupes. Malgré ce défaut, l’album a son charme avec des chansons nerveuses et surtout à l’idée que ce sont les Kinks qui les jouent ! Qui ne serait pas heureux que l’un de ses groupes préféré se refassent une santé malgré avoir retourné sa veste ? Le groupe est attachant avec un parcours atypique avec ses hauts et ses bas, tant au point de vue artistique que publique. Des « catch me down, I’m falling » ou « superman » résonnent comme des victoires sur le sort même elles arrivent trop tard. En bref, Low Budget n’est pas un album majeur du groupe mais c’est celui-ci le plus revanchard et le plus clinquant.
Archive de la catégorie «mes disques 75-79»
THE KINKS : Low Budget (1979)
Posté par verolard le novembre 2, 2009
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BUZZCOCKS : Product (1989-réédité en 1995)
Posté par verolard le juillet 18, 2009
Critiquer un disque des Buzzcocks n’aurait pas rendu justice à ce groupe si attachant. C’est pourquoi la critique de Product, intégrale de leur œuvre séminale (1976-1981) me semble plus en adéquation avec leur talent. Les Buzzcocks, c’est quoi ? LE groupe punk anglais le plus complet, le plus mélodique, le plus efficace ! Formée suite à un concert des Sex pistols à Manchester, la bande est évidemment façon par le punk, son mouvement (l’underground, l’avant-garde, l’indépendance, les prises de risque) si bien qu’il sera un des premiers groupes estampillés « Indie ». En effet, Les Buzzcocks vont marier le punk, cette rage, à la pop, le synthétique, l’expérimental pour un résultat encore aujourd’hui détonnant ! Avec cette formule, on ne peut que pondre des instantanés énergiques, efficaces qui donnent envie de taper du pied. La guitare de Steve Diggles au jeu minimal, tranchant et haché fait des merveilles avec des chansons remplies d’harmonies et de mélodies à l’accroche immédiate. Ajouter des textes simples , poignants et si parlants que vous obtenez des instants de bonheur ! Avec les albums « Another music in a different Kitchen » (un autre monde est possible !), « A different kind of tension », « Love bites » ou encore la compilation « Singles going steady », Les Buzzcocks ont prouvé qu’une autre manière de faire de la musique était possible sur les cendres du punk. Mais le miracle des Buzzcocks, c’est que ça a très bien vieilli ! La musique sonne toujours actuel, preuve que les compositions étaient travaillées et surtout sincères. Les Buzzcocks en plus nous parlent de notre vie avec un langage qui nous ressemble (provocateur, drôle), entre le sexe, l’échec et le sens de la vie avec une dose de romantisme. Cette philosophie de s’affranchir des règles fera beaucoup d’émules notamment en Angleterre, notamment la scène indépendante qui trouvera en eux des modèles, des exemples à suivre comme Les Smiths ou e encore Supergrass. Les Buzzcocks ne profiteront jamais de ce qu’ils ont semé mais qu’importe : leur musique restera immortelle.
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PINK FLOYD: Wish You Were Here (1975)
Posté par verolard le mai 16, 2008
Les albums de Pink floyd gardent une place à part dans ma discothèque. Ils évoquent pour moi de nombreux souvenirs, des amis, des discussions, une époque. Je ne les ai pas aimés d’un coup d’un seul. Le temps, la passion pour la musique ont fait leur effet pour que je m’approprie leurs univers si atypique et mystérieux. Il m’arrive encore aujourd’hui de débattre de leur œuvre : quel est le meilleur album ? Waters ou gilmour ? Musique d’autiste ou de génie ? Quel est leur message ? Bref, quand on est passionné de musique, Pink Floyd est incontournable. Wish you were here est pour moi (j’attends vos commentaires !) l’album charnière, la synthèse entre Meddle pour ses longues plages et Dark Side Of The Moon pour son atmosphère. C’est en quelque sorte l’album de rock planant de référence ! L’album ne comporte que 5 titres mais dure plus de 45 minutes ! Les chansons sont ici lentes, tissant un rideau ténébreux et enivrant où l’auditeur peut vider ses pensées dans un puits sans fonds. Il faut par exemple attendre un instrumental crépusculaire de près de 9 minutes sur « Shine on you crazy diamond » pour entendre la voix plaintive de Waters ! Le jeu de guitares de Gilmour indentifiable parmi tous, le nappage de claviers de Wright et les textes cérébraux et acerbes de Waters font toujours mouche.. Mais ce qui rend encore plus émotionnelle l’écoute de Wish you were here est son leitmotiv : rendre hommage à leur ami « disparu » Syd Barrett. Pas une note, une seule parole ne lui sont pas dédiées. Personne dans le groupe ne l’a oublié. Pire, on sent que sa mise à l’écart de Pink Floyd les a affectés profondément. On raconte que barrett serait venu « par hasard » (ça semble farfelu mais c’est la vérité) au studio Abbey road lors des sessions d’enregistrement de l’album et qu’il n’ait reconnu personne ! Les membres du groupe aurait été attristé de voir dans quel était il était devenu (gros, chauve, amorphe) et qu’il ne se souvenait pas qu’il faisait partie de Pink floyd. Après coup, on comprend un peu mieux le caractère obsédant des chansons et l’émotion palpant sur la ballade éponyme (qui reste ma chanson préférée). Pink Floyd avait réussi l’impossible : donner une suite à Dark Side sans se répéter.
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PINK FLOYD : The Wall (1979)
Posté par verolard le avril 19, 2008
LE disque de toute une génération ! Dés sa sortie fin 1979, The wall était déjà un classique ! Deuxième opus de la trilogie commencée par Animals (1977) et achevée par the final cut (1983), The wall n’est pourtant pas un album accueillant et accessible. La faute à Roger Waters, chef de projet, qui y met ici toutes ses idées noires et son aigreur vis-à-vis de tous. Waters n’en a cure du show business, du public, des autres membres du groupe. Le mur symbolise son isolement, le contraste entre sa vie et celles des autres. Le long des 26 chansons étalées sur deux disques, on sent son rejet des valeurs du monde, son dégout de la société actuelle (l’éducation, l’autorité, les parents, les relations humaines…). The wall est pour ainsi dire l’album noir que les punks attendaient. Au-delà du climat glacial qui règne, les compositions sont très abouties, d’une rare beauté cristalline. Elles sont soit clairement rock, (« Run like hell ») avec une guitare lourde et tranchante ou de douces ballades (« confortably numb »). Gilmour, Mason et Wright réduits au rôle de faire valoir adoucissent à peine l’amertume de Waters. Les jeunes d’alors en quête de repères et de compagnon dans leur désarroi trouvent ici leur bande son et en font un succès populaire ! The wall est ainsi l’un des double album les plus vendus au monde !. La tournée de The wall sera triomphiante (on se souvient de la construction d’un mur séparant progressivement le public du groupe) mais sera le dernier grand acte du floyd. La quasi dictature de Waters au sein du groupe rendra les relations de plus en plus tendues au point que le groupe implosera.
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FLEETWOOD MAC : Rumours (1977)
Posté par verolard le décembre 9, 2007
Un album que les punks aimaient détester ! la forte médiatisation qui a été faite autour du mouvement punk des dernières années fait oublier que ce n’était qu’une tempête dans un verre d’eau avec certes un succès d’estime mais non commercial. Car ce qui a cartonné en1977, ce fut ce Rumours des Fleetwood mac ! Reprenant la même recette que sur leur album précédent (Harmonies vocales, production minutieuse, pop folk magique), le groupe va écrire des chansons plus enjouées taillées pour la radio. Et surtout faites pour son public : les baby boomers ! Comme eux, ils sont proie aux doutes, se déchirent, ne savent quoi faire de leur vie : cet album, tel un confident, leur donnera les clefs du bonheur. On est ici en plein rock adulte où la spontanéité n’existe pas, où tout est aseptisé, polissé à souhait. Mais c’est à ce prix que les chansons sont raffinées, les harmonies « à la beach boys » soignées : on n’a pas le droit de calculer ! Les tubes s’enchainent comme des perles : « dreams », « don’t stop » (vive Bill !), « go your own way » ou you make loving fun”. Ils ne parlent que du déchirement amoureux et le besoin d’aller de l’avant : combien de gens ne se sont-ils pas reconnus là-dedans ? Pendant que les punks font la révolution, fleetwood mac casse la baraque.
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LED ZEPPELIN : Physical Graffiti (1975)
Posté par verolard le décembre 9, 2007
En 1975 Led Zeppelin est au sommet de sa popularité avec son statut de génie et de gros vendeur. La planète ne leur a soumis aucune résistance tellement leur musique fédératrice et riche en influences faisait mouche. On se demande bien ce qui peut motiver le groupe pour continuer l’aventure au vu de ce qui a été déjà réalisé. Et bien, la création ! Pour son sixième album, Physical Graffiti, Led Zeppelin va écrire son chapitre le plus ambitieux, à savoir faire cohabiter sur un disque toutes leurs influences dans un joyeux bordel, un peu à l’instar de l’album blanc. Les points de comparaison ne s’arrêtent pas là : le disque lui aussi est double et renferme peut-être les chansons les plus achevés du combo. En effet, le groupe, soucieux de ne pas faire une redite, va assouplir sa musique, va l’enrichir d’une palette de sonorités, d’émotions, déjà abordé sur leurs précédents mais jamais à ce degré. Car Led Zeppelin veut créer une musique universelle, revigorante, cérébrale (oui oui !). Pour résumer l’atmosphère du disque, je dirais que les cinq premiers albums sont passés en revue sans ligne directrice ! Physical Graffiti est comme un fourre tout sans queue ni tête mais qui réussit le tour de force de dégager une unité. Mais ceux-ci n’est possible qu’avec de grands musiciens et de grandes chansons ! ça ne sert à rien de mélanger les genres si vous vous y prenez comme un manche ! Vous sèmerez le doute dans les oreilles de l’auditeur sans réussir à le convaincre. Dans cet album, on trouvera un paquet de chansons non pas les plus connues mais les plus mémorables. Quand je parle de Led Zeppelin à des gens, les compositions « In my time of dying », « sick again » ou « ten years gone » sont souvent citées comme être des chansons superbes car elles sont achevées, chargées de sens et d’influences. La batterie de Bonham tape toujours aussi fort, Jimmy Page assène toujours des parties de guitares assassines, Robert Plant n’arrête de hurler mais on sent que la fureur des débuts a laissé place à de la fièvre, que le son de Led Zeppelin a muri en cherchant toujours à cogner mais avec plus de subtilité et de technique. Le tempo par exemple des chansons est ainsi descendu d’un cran ; les chansons se sont rallongées pour laisser plus de place à l’improvisation et exprimer les talents. Dans cet album désorganisé, seules les chansons ne le sont pas ! D’après moi, l’écriture des chansons s’est améliorée dans un souci de frapper juste. Le groupe a réussi à faire muter son hard rock grâce à son génie, sa culture musicale prodigieuse ( de l’oriental au blues en passant par le folk, entre autres) en gardant tout son mordant. « kashmir » considéré pour beaucoup comme le sommet de la carrière le prouve. Sur un rythme implacable bercé de sonorités classiques et orientales ( les violons !), le groupe va écrire sa chanson la forte. On en redemande ! Après quoi, plus rien se sera pareil : Plant se plante en voiture (pas de tournée « Physical Graffiti ») ; le groupe perd progressivement sa verve créative (ils n’y sont plus) pour se séparer en 1980.
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JOE JACKSON : Look Sharp ! (1979)
Posté par verolard le novembre 27, 2007
Si le nom de Joe Jackson ne vous dit rien, je ne vous en voudrai pas car notre homme ne fait plus depuis longtemps l’actualité, même dans les faits divers ! Pourtant sa carrière est forte intéressante, voire passionnante tant notre homme a touché de styles (puis les a reniés !) différents avec une bonne dose de risque. A ses débuts en cette fin des seventies, il surfe sur la vague du rock reggae estampillé new wave, à la police ou Elvis Costello. D’après moi, ce courant vient tout droit de la rencontre du pub rock (la scène, l’incisif) et du ska (la chaleur, la festif). Et franchement, ce style a franchement bien vieilli car il n’a pas été mis à toutes les sauces et utilisé à l’excès. Look sharp est donc à mettre à coté d’un outlandos d’amor ou d’un this year’s model, le prestige en moins. Et pourtant, tous les ingrédients d’un classique sont là : de superbes mélodies accrocheuses, des instruments qu’on entend vraiment (à commencer par la basse), un rock nerveux et frénétique, un chant entrainant, sans parler d’une guitare intenable ! Les 11 chansons de l’album sont comme 11 attaques pour siffler, claquer des mains, enlacer sa copine ou déclencher une bagarre ! Bref, cet album respire la vie, la simplicité, sans temps morts. Et puis la pochette en noir et blanc est plutôt réussie avec une vue imprenable sur les chaussures blanches de Joe ! Rien que ça, ça crée un buzz ! Ce n’est pas avec son physique à johan Lachuer qu’il l’aurait fait !
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MARIANNE FAITHFULL: Broken English (1979)
Posté par verolard le novembre 27, 2007
En préambule de la critique de ce disque, je dois souligner une chose qui n’a pas été assez mentionné à mon goût dans mes écrits et qui est valable pour la plupart de la sélection discographique de ce blog et notamment « Broken english » : on ne retrouvera plus de musique de cette trempe, une telle prise de risque, une telle spontanéité, une telle célébration. Ces critères, plus que la musique en elle-même, sont l’apanage de l’authentique, du « vrai », de l’artistique. En plus de réunir toutes ces obligations, « Broken english » de Marianne Faithfull est franchement un superbe disque ! Finie l’égérie de Mick Jagger, finis les disques fleur bleue, place à la noirceur, à la profondeur, à la retenue. Marianne faithfull revient en 1979 avec un album à contre emploi mais ô combien salvateur. En seulement 8 chansons, elle va composer une musique moderne, concise et sobre à la foi. On ressent à l’écoute de ce disque toute la souffrance que la chanteuse a connu pendant les seventies mais également paradoxalement toute sa délivrance. La musique n’est-elle pas la solution à tous les maux ? Les compositions sont ici minimalistes (pas d’artifices) dans une ambiance intimiste comme dans une ville la nuit, le tout baigné dans un rock calibré (pas d’improvisation) et parfaitement orchestré (Steve Winwood !). La voix éreintée de Faithfull fait le reste pour donner de la fragilité à cette musique adulte, qui nous parle. Jamais aujourd’hui un artiste n’osera changer son image, de peur de perdre la face ; la faute à une marche de manœuvre bien étroite et à un public trop accoutumé à l’aseptisation des choses pour reconnaitre le bon du mauvais. On ne refera plus de disques comme ça, vous ai-je dit….
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PAUL COLLINS BEAT : THE BEAT (1979)
Posté par verolard le mai 26, 2007
La power pop devrait être la grande musique du 21ème siècle ! Elle a franchement tout pour plaire : de l’énergie, de la fraîcheur, de la passion, de la mélodie ! Mais malheureusement elle est l’un des losers les plus notoires ! Elle a néanmoins eu son age d’or à la fin des seventies et au début des eighties sous l’impulsion des Flamin’ Groovies et de la scène californienne d’alors. Dans celle-ci se trouvait les séminaux Nerves qui écriront un classique « Hanging on the telephone » popularisé par Blondie. Dans cette formation se trouvait Peter Case (guitariste, futur Plimsouls), Jack Lee (chanteur et futur rien du tout) et Paul Collins (batteur et futur leader de The Beat !). Ce dernier s’attèle à l’élaboration de son premier album après le split (après seulement un EP !) des Nerves. Il dégaine dés 1979 avec cet album grandiose que tout fan de power pop devrait se procurer ( c’est pas facile !) ou du moins écouter ( avec le web, c’est facile !). 12 titres, 12 déclarations d’amour au passé, aux mélodies ensoleillées, au rock tout simplement ! Ici pas de temps morts, d’à peu près, juste de l’intuition, de la rage, de la passion (« different kind of girl » !) pour une écoute et une réécoute qui donne toujours le sourire ! Avec des parties de guitare acérée raclant tout sur son passage, cet album n’a malheureusement que le statut d’album culte. Tout le monde (les amateurs de musique) le connaît, personne ne l’a acheté ! Il faut vraiment être curieux (comme moi !) et chanceux pour tomber dessus ! J’espère que les gens en lisant cet article chercheront à découvrir ce trésor qui ne devrait pas être caché. Serait-ce le début de la reconnaissance ?
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POLICE : Regatta de blanc (1979)
Posté par verolard le mai 12, 2007
Beaucoup aimeraient faire le disque indispensable, le chef d’œuvre, la pièce montée mais peu en sont capable. Mais le tout n’est pas d’être au top mais de le rester ! A ce titre, les albums de Police ne sont pas essentiels mais tout simplement vitaux ! Entre 77 et 83 ce groupe a réussi à sortir des albums sincères, frais, indémodables et inimitables. Aussi fédérateur que les Beatles (si si !), Police a marqué son époque tout en restant encore aujourd’hui actuel. Comment ? En mélangeant une multitude de styles musicaux qui ont fait le bonheur des auditeurs des années 70 : le rock, la pop, le reggae ou encore le punk ! Tout le monde y trouve son compte ! Police a ainsi réussi le très difficile grand écart : rester soi-même tout en touchant le maximum de gens ! Sur le Regatta de Blanc, ce constat est effarant : quel choc ! Pas une baisse de régime, pas de chansons médiocres, pas deux chansons sur le même schéma ! On dirait un greatest hits ! Très inspirées par le son de la Jamaïque (de la chaleur, du relâchement, du charnel), les compositions évoquent une palette d’émotions, de sentiments, de l’ile déserte (« message in the bottle ») au lounge (« does everyone stare ») en passant par le rêve (« walking on the moon ») et ce avec des arrangements toujours incisifs. Regatta de blanc a de magique qu’il sent toujours la transpiration, le souffre, la passion ; à tel point qu’on ne touche plus terre ! Jamais le groupe ici n’aura été créatif, pris de risque pour 11 compositions inspirées; cela donne un album universel aussi accessible que riche ! Je dirais pour finir que Police a été le bon groupe au bon moment et au bon endroit ! Un groupe avec une telle personnalité n’aurait pas fait long feu de nos jours, happé par « les requins » de la RIAA…
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