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Archive de la catégorie «mes disques 80-84»

QUEEN : Greatest hits 1 (1981)

Posté par verolard le octobre 10, 2009

greatest hits 1Il y un débat aussi virulent que l’existence de dieu ou que Raymond Domenech sélectionneur des bleus : Queen n’est pas du rock ! J’en ai entendu des vertes et des pas mûres, des arguments plus ou moins acceptables ou encore de grosses bêtises. Je n’entrerai pas dans ce débat inutile car Queen, c’est d’abord de la musique, de la bonne musique ! Le greatest hits 1 est historiquement mon premier CD acheté (139 francs à l’époque, une fortune !) pour accompagner ma première chaine hifi : c’est pour vous dire que celui-ci m’a marqué ! A jamais. Celui-ci regroupe les hits que Queen a parsemés de sa création (1971) à 1981, soit une décennie. 17 chansons, 17 tubes qui ont marqué la culture pop anglaise et surtout mélangé rock et populisme, ce que lui reprochant ses détracteurs, qui voient plus en Queen un groupe de variété. Toutes les chansons méritent d’être citées tellement elles donnent le sourire et envie de danser ! Elles sont en effet toutes calquées sur le même modèle : des compositions simples, des chœurs à la Beach boys, une guitare hard rock efficace (merci Brian !), une voix de crooner (merci Freddy !) et des paroles qui nous parlent (l’amitié, l’amour, l’insouciance, la bagarre). Queen a également profité d’être le bon groupe au bon moment En effet dans la seconde moitié des seventies, les groupes hard rock ultra populaires (Led Zeppelin, Deep purple, Black Sabbath) ne sont plus ou battent de l’aile, l’Angleterre cherche toujours un remplaçant au Beatles, la scène rock est elle complètement aseptisée : Il y avait clairement une place à prendre dans le cœur du public. Queen la prendra à coups de riffs, d’hymnes et de sincérité. Car c’est une musique qui vient du cœur, qui ne triche pas avec plus de profondeur qu’on le lui donne. « Bohemian rhapsody » avec ces différents tempos et influences est là pour nous le rappeler. Bref, Queen est LE groupe que tout le monde aime et c’est ça le problème : il sera aussi celui que tout le monde aimera détester.

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XTC : The Black Sea (1980)

Posté par verolard le août 17, 2009

black seaAttention album jouissif ! Black Sea peut être classé comme un classique de la vague « Nouvelle donne » (à ne pas confondre avec la new wave) née sur les cendres du punk. Avec les costello, Undertones, Nick Lowe, Rezillos et autres Squeeze (et j’en passe), XTC va redonner au rock anglais ces lettres de Noblesse en unissant rage, humour et mélodie ! Avec cet adage, on virevolte, on danse, on sourit. Et avec XTC, on rêve en plus ! En effet, le groupe incorpore des sonorités psychédéliques dans ces parties de guitares au rasoir donnant aux chansons un air lancinant teinté d’une envie d’en découdre. La chanson d’ouverture « respectable street » en est un exemple criant avec sa rythmique quasi militaire (ça attaque au carré) pleine de soubresauts, de ralentissements et d’accélération, au point où l’auditeur en devient captivé. XTC réinvente ainsi ici la formule des vignettes pop en déstructurant leur format et en alternant le chaud et le froid, bref en étant créatif ! La musique de XTC est ici revigorante, pleine d’imagination avec un son plus brutal qu’à l’accoutumée comme s’ils voulaient assommer l’auditeur à chaque note. Et le plus fou dans l’histoire, c’est que c’est accessible ! Pour preuve, pas moins de 5 simples seront tirés de l’album, chose impossible à imaginer de nos jours ! Citons notamment les grands moments que sont « Generals and majors » (avec Richard Branson dans le clip), le très kinkien et épique « Towers of London » ou encore le percutant « Sgt rock ». 29 ans après sa sortie l’album reste toujours aussi magique et étrange à la fois comme si créer un monde imaginaire vous préservait des aléas du temps.

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MICHAEL JACKSON : thriller (1982)

Posté par verolard le juillet 17, 2009

thrillerSoyons en sûr : un pan de la musique s’est écroulé le 25 juin 2009 par le décès du King of pop. Un monde, une philosophie, une façon de divertir ont disparu corps et biens les premiers jours d’été…Certains diront que ceux-ci étaient déjà morts depuis longtemps. Il ne manquait plus que l’officiel prenne la place de l’officieux. Le parallèle avec  l’industrie du disque est même frappant tellement son modèle de fonctionnement est un mort vivant. Par exemple, la manière dont les gens pouvaient consommer la musique dans les eighties et nineties semble révolue, sans que celle-ci n’arrive à s’adapter. Résultat : moins de créativité, moins de risques, moins de ferveur. Michael Jackson incarnait la quintessence du star system, de l’Entertainment, de la coolitude mais aussi du talent. Car oui, il en avait. Il en avait tellement qu’il le revendait ! Si le gars n’en avait pas, ses tubes auraient sombré dans l’oubli ou auraient fait kitsch dés les premiers lacets du temps. Ce fut tout le contraire : L’œuvre de Jackson lui survivra car elle était unique, sincère, bourrée d’influences bien agencées et surtout incroyablement interprétée. J’en veux pour preuve son album des records Thriller. 27 ans après, ça reste frais, so eighties mais sans nostalgie, sans sucres ajoutés. Jackson était la bonne personne au bon moment, au bon endroit. Plus personne ne pourra s’imposer comme il a pu le faire : le public découvrait le clip (effet attractivité assurée !), l’offre musicale n’était pas aussi vaste qu’aujourd’hui ; les gens marchait à l’instinct (on aime, on achète, point !). Et puis, le personnage jackson a de quoi impressionner et ne pas laisser indifférent : bête de scène, showman de métier, danseur invétéré, chanteur charnel, j’en passe et des meilleurs. Les « Billie jean » « thriller », « Beat it » et autres ‘P.Y.T » sont la formule de l’antivieillissement, du dance floor, du sourire et ça s’entend. Merci à Quincy Jones pour une production 5 étoiles ! On fera surement des aussi bons albums que Thriller mais ceux-ci ne pourront pas avoir son aura, son succès car malgré le fait qu’on soit dans un monde de l’information, du partage ; on ne partage plus rien et qu’on passe d’une mode à une autre sans peine. A tout avoir, on n’a plus rien. Aujourd’hui, avoir une carrière aussi longue et fructueuse qu’MJ est impossible tellement le rapport à la musique, à l’artiste que le public peut avoir a changé. L’auditeur est en fait devenu consommateur. Enfin, pas la peine de s’apitoyer plus longtemps : il faut vivre avec son temps ; le passé, ça n’est jamais que du présent qui a vécu…

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X : Under the big black sun (1982)

Posté par verolard le décembre 11, 2008

xundertheblacksunDes fois, on ne s’en rend même plus compte mais nous écoutons de sacrés albums ! J’ai eu ce drôle de sentiment lorsque j’ai passé Under the big black sun dans ma voiture en allant et en revenant du concert d’Airbourne. Un passager m’a glissé : « C’est quoi ce groupe ? C’est trop bien !! ». Et moi, le plus normalement du monde lui réponds : « Ben, c’est X ». J’aime beaucoup cet album mais avec l’habitude (si, on peut l’avoir !) d’écouter de bons disques, on en perd parfois un peu leur charme, leur rage, leur message. C’est pourquoi, j’ai décidé d’en faire une critique, histoire de me remettre dans le bain. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Under the Big black sun mérite d’être dans bonne toute discothèque ! Il représente la quintessence du rock des années 80, au même titre qu’everywhere at once des plimsouls, Doolittle des Pixies et autres Appetite for destruction des guns n’ roses ! 3ème album du combo punk de Los angeles X, ce disque se différencie de ces prédécesseurs par sa maturité et son changement de production (plus posé, plus dur). Toutes les compositions sont ici magnifiques, efficaces entre punk, folk et rockabilly. . On sent que le groupe maitrise son art et qu’il est capable d’aller chercher son inspiration au-delà de son style. Il n’ y a aucun déchet, aucune baisse de régime. Il y a le mélodique « Riding with mary », la très belle bluette « Come back to me » (quel saxophone !), le très led Zeppelinien « The hungry wolf », le fonceur «Motel room (In my bed) » ou encore le percutant « Blue spark ». Ajoutez à ça le parfait duo Cervenka-Doe (mari et femme au civil à l’époque) au chant qui nous lâche des harmonies vocales de belles factures, sans oublier la guitare très rockabilly de Billy Zoom qui semble toujours faire un voyage dans le temps. Et dire que j’ai dû réécouter cet album deux fois avant de vous écrire tout cela ! Preuve qu’il ne faut jamais s’endormir sur ces lauriers et cultiver sa curiosité au possible. Bon, si j’écoute d’autres bons disques, j’essaierai d’être plus spontané !

La très belle ballade “Come back to me”

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THE RAMONES: End Of The Century (1980)

Posté par verolard le avril 19, 2008

Que se passe-t-il lorsqu’un groupe bien coté dans le circuit indépendant veut élargir son champ d’auditeurs ou plutôt décrocher un hit ? Il y laisse toujours des plumes ! Mais il en perd plus lorsque ça craque ! Les ramones en cette fin de décennie 70’s n’ont plus besoin qu’on les présente mais manquent cruellement de considération du grand public et surtout sentent que leur formule se doit d’être révisée ! C’est pourquoi pour leur 5ème album, ils mettent les moyens de leur ambition en enrôlant le très strict Phil Spector comme producteur ! Ils n’en doutent pas : Il est l’homme de la situation, celui qui va leur ouvrir les portes du succès ! De mon avis PERSONNEL : ça a partiellement marché. Pourquoi personnel ? Car cet album est controversé et divise les ramonesiens ! Car pour que les Ramones ratissent large, il leur faut mettre de la pop (et autres accessoires) dans leur moteur ! Pour les fans de la première heure, cela résonne comme de la trahison alors que  d’autres crient au génie. Grâce à Phil Spector, Joey ramone n’a jamais aussi bien chanté, les compositions aussi bien huilées. Le groupe est ainsi plus pro que jamais. C’est dans cette ambiance studieuse que nait Le (seul) tube ( au sens billboard !) du groupe : une reprise de « Baby, I love you » des Ronnettes (autrefois sous les ordres de Spector : tiens, tiens…) avec une nappe de violons ! De mon avis, cette ballade sucrée est une réussite qui ne dénature pas l’esprit du groupe (le vintage, la sincérité, l’envie). Beaucoup d’articles en feront polémique mais je trouve que la démarche du groupe était la bonne en 1980 : Se diversifier tout en restant soi-même, sauf que le groupe n’a pas été au bout de ces idées. End of the Century comporte d’autres chansons audacieuses  comme l’accrocheur « Do you remember Rock n’ roll radio » avec ces trompettes et le miéleux « danny says » tandis que le reste de l’album reste aux fondamentaux du groupe en plus cadré (l’expérience !), là où on pouvait attendre plus de risques. Quant à la question du début de ma critique, vous l’aurez compris, c’est très mitigé ! Le grand album tant espéré n’a pas répondu totalement aux attentes. Dur, de faire le grand écart…

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THE MADNESS: The Rise And Fall (1982)

Posté par verolard le décembre 9, 2007

rise-and-fall.jpgPutain d’années 80 ! En revisitant ma discothèque tous les matins, je mets la main sur de superbes pépites passées aux oubliettes je ne sais comment !! Sûrement un concours de circonstances ! Car franchement, CE disque, le Rise and Fall de Madness est magnifique ! On est ici très loin de ce que faisait le groupe fin des seventies, c’est-à-dire le Ska, qui ne fut qu’une mode en fin de compte. On brasse sur cette galette une soul à la dexys midnight runners mais en plus soignée et pop ! Tous les morceaux sont haletants avec toujours sa petite histoire dépeignant le portrait de l’Angleterre eighties. Dans ce Madness, on sent que les Kinks, les mods ont été influents, par leur faculté à allier force et sentiments. Ce sont toujours des chansons chargées de sens, d’énergie et de frustration (Thatcher est passée par là). Et dans l’autre sens, on voit tout de suite le prolongement avec la brit pop, Blur en premier, qui reprend la même formule : allant et émotion. Sur ce disque, on retrouve l’imparable « our house », inévitable lors d’une fête entre amis mais aussi le mélancolique « Tomorrow’s just another day » et le chaleureux « Rise and fall », et j’en oublie ! En bref, on passe ici un bon moment de pop que seuls anglais savent faire. Encore une fois : Putain d’années 80 !

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HUBERT FELIX THIEFAINE : Dernières balises (avant mutations) (1981)

Posté par verolard le décembre 9, 2007

balisesfront.jpgLA meilleure découverte discographique de l’année ! Quand je dis que je n’y connais pas en musique, en voici la preuve ! Je n’ai fait la connaissance d’Hubert Félix Thiéfaine qu’en 2007 ! Mieux vaut tard que jamais me direz vous… Mais là, c’est franchement du gros ! C’est grâce au simple « Lorelei Sebasto Cha » écouté sur classic 21 (la meilleure radio du monde, pas moins) que j’ai eu le déclic ! Quelle chanson ! Du rock décalé avec des paroles d’écorché vif ! De ses albums, mon préféré reste Dernières balises… car c’est le plus rock, celui où les guitares sont les plus mises en avant. Toutes les chansons sentent ici le souffre, l’auto destruction, la fin des temps : une musique pour les dingues et les paumés, quoi ! Les paroles écrites au vitriol, très noires n’épargnent personne et annoncent tout simplement l’apocalypse : l’esprit punk en somme. Tout le monde en prend pour son grade : tous aux abris ! Mais cette « poésie » n’aurait de force si la musique n’était pas incisive, implacable, forte. A l’écouter, on retrouve l’esprit du beau bizarre de Christophe : du rock des rues narrant des histoires de marginaux. J’ai compris alors comment Thiéfaine était devenu une icône rock « alternatif » au même titre que Bashung car il ne fait aucune concession avec une véritable identité. Car il ne faut pas oublier : être rock en France, c’est dur ! Reste à moi de m’écouter ses autres albums studio mais aussi (et surtout) ses live. A en croire la quantité, ça doit tout déchirer en concert !

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GUN CLUB: Last Vegas Story (1984)

Posté par verolard le novembre 27, 2007

the-las-vegas-story.jpgGun Club est pour moi l’un des groupes US les plus intéressants de ces trente dernières années. Pour son parcours chaotique, alternant les hauts et les bas et les bouteilles de bourbon. Pour son chanteur Jeffrey Lee Pierce, à la personnalité très noire et à la voix de possédé. Pour son style musical, entre rockabilly, punk et blues qui fera une foule d’émules. J’aurais pu critiquer le séminal « fire of love » mais j’ai préféré faire un éclairage sur le trop méconnu « Las Vegas Story » qui est selon moi leur album ultime, celui à posséder. Produit par Jeff Eyrich (Plimsouls !!), l’album se veut être l’album de la maturité et de l’ambition avec le retour au bercail de Kid « Congo » powers (guitare pied au plancher !) A la manière d’un Ray Davies, il va raconter avec ses mots, sa force, sa vision de l’Amérique. Chez lui, il est beaucoup question de violence, de mystère, de plans foireux. Pour ce genre de propos et d’atmosphère, jeffrey Lee Pierce est un véritable as (pas moins d’une bouteille de whisky par jour !). La musique du gun est brute, planante, implacable, loin d’être enjouée mais elle dégage du souffre à tel point qu’on croit que ça peut péter à tout moment. Jeffrey Lee Pierce réussit à être ce songwriter ténébreux, torturé (il miaule plus qu’il ne hurle) mais aussi romantique. Peut-être parce qu’il vit au jour le jour ce qu’il narre (l’autodestruction), qu’il arrive à les transposer sur 11 chansons envoutantes et minimalistes (vive les racines !). Gun club est comme un groupe punk qui se serait  perdu dans un cimetière indien  pour faire au final du blues rock psyché.. Las Vegas Story ne comporte pas de hits mais simplement que des bonnes chansons. Malheureusement le foie et la personnalité destroy de Pierce ne permettront jamais au groupe de sortir du cercle des initiés. D’autres groupes se chargeront de récolter les lauriers à leur place (N’est ce pas Bertrand ?).

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THE PSYCHEDELIC FURS: Forever Now (1982)

Posté par verolard le novembre 26, 2007

forevernow.jpgUne première pour une de mes critiques : je défends ici un disque objectivement moyen (et qui a passablement vieilli) mais dont je porte une affection particulière ( je ne sais même pas pourquoi !). Forever Now devait être l’album de la percée « commerciale » pour ce groupe sous estimé mais néanmoins chef de file du post punk. Il y avait déjà eu une esquisse de succès avec le simple « Pretty in Pink » extrait de Talk talk talk. ; restait donc à confirmer. Et bien pour décrocher la timballe, le groupe va édulcorer son univers en proposant des climats plus amicaux (en tout cas moins lugubres qu’auparavant) mais aussi en faisant de la gonflette musicale (chœur, claviers, Violoncelle). L’ensemble au bout du compte est à fois énergique et délicat, sombre et mélodieux à la fois. Les chansons ici sont tout sauf minimalistes : les furs lâchent les chevaux, quitte à perdre leurs âmes. Ceux-ci qui connaissent les deux premiers albums ont dû être surpris par ce changement de braquet. L’apport de Todd Rundgren à la production va apporter sa pierre à cette fuite en avant, à cette démesure. Au bout du compte, le disque est trop lourd, trop chargé en effets pour marquer les esprits. Je dirais même que voulant faire une new wave mélancolique, le groupe a perdu de sa superbe. Le disque marchera sur le coup (« Love my way », « president gas », « Forever now ») mais pas sur la durée, très vite dépassé par le retour des guitares (U2 en chef de file). Mais par contradiction, j’aime tous les défauts de ce disque ! Les albums dits mineurs et démontés par la critique sont souvent ceux qui procurent les meilleures surprises ! Aussi, par rapport aux précédents opus, les morceaux angéliques et pop ne manquent pas (mais pop à la furs, SVP !). De plus, les morceaux cités plus hauts sont franchement sympas, peut-être ancrés dans leur époque mais ils ont leur dose d’efficacité et d’adrénaline ! Tous les fondamentaux du groupe sont encore présents : de la puissance sonore, une certaine tension et une voix nasillarde et tourmentée. Bref, Forever Now n’est pas le meilleur des Furs mais si on en connait la clé, il peut vous emmener très loin ! Il vous faudra creuser ! C’est le cœur qui parle !

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NEIL YOUNG : Trans (1983)

Posté par verolard le novembre 26, 2007

trans.jpgSi vous n’avez jamais entendu parler de cet album, beaucoup vous diront que vous n’aurez rien loupé ! J’aurais bien voulu suivre leur avis mais ce n’est pas le mien, loin de là ! Trans de Neil Young est franchement un bon album ! Je fais parler les sentiments, là ! Car il en faut du courage pour oser dire que Trans n’est pas l’album pourri que la critique a démonté. Pourquoi ? Car le disque a un véritable fil conducteur, à savoir qu’à travers ces chansons, le loner tente d’exorciser toutes les peines qu’il a à communiquer avec son fils attardé mental. Trans est en quelque sorte un album expérimental de rock robotique ; comme si Neil young avait mis du Kraftwerk dans son rock ! On rencontre donc beaucoup de machines, de froideur, de voix distordues mais avec toujours ce coté terre à terre et accueillant qui ont fait la recette du canadien (harvest entre autres). L’émotion est toujours la même malgré le temps et sa présentation. Une chanson comme « Hold on to your love » est franchement une bonne ballade, « Computer Age » un rock mineur mélancolique, « Transformer man » très touchant. Je pense qu’il faut un minimum de sensibilité et d’ouverture musicale pour apprécier cet adage pas forcément adapté à tous ! Ce rock futuriste a tout d’un gout douteux mais il a ses bons cotés néanmoins. Je ne mentirais pas en disant qu’il a tout pour dérouter mais l’émotion est si palpable, les chansons bien écrites (écoutez transformer man en unplugged !) que vous pourriez refaire votre point de vue ! L’interprétation n’est peut-être pas géniale mais le talent de songwriter est toujours là. Pour tout cela, Trans mériterait un jugement en appel !  Et il le gagnerait !

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