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Archive de la catégorie «mes disques 85-89»

PRINCE : Sign O’ Times (1987)

Posté par verolard le octobre 12, 2009

sign o timesQue seraient les années 80 sans « Sign O’ times » ? Un champagne sans bulles ? Une bibliothèque sans livres ? On n’ose pas imaginer car franchement cet album est séminal. Il est l’œuvre d’un artiste qui a atteint sa plénitude artistique, qui a repoussé les limites du ciel, qui a réinventé le sens du mot musique. Oui, Prince avec « Sign O Times » est devenu un grand parmi les grands. Cet opus est en quelquesorte son album blanc, son Himalaya, la synthèse du chemin parcouru depuis ses débuts il y a bientôt 10 ans. Tout ce qui a fait sa marque de fabrique est ici repris avec un ton au dessus, non pas sur un disque mais sur deux ! Sur un Mélange parfait de rock et de funk, les chansons sont toutes des modèles du genre ; le funk lent et lourd de la chanson éponyme, la power pop de « I could never take the place of your man », ou encore le funk « synthétisant » de « It » sont autant d’occasion d’écouter une musique créative, originale et intemporelle (ça n’a pas vieilli !). Dans Sign O times, il y a une dose de Purple rain (rock n’ roll baby !), un soupçon de around the word in a day (rêver éveillé et une relecture de Parade (le funk urbain). L’emballage est pour le coup très accessible car universel. Prince réussit même à prendre Michael Jackson à son propre jeu sur le très charnel et enivrant « U got the look ». Il faut signaler aussi que cet album est comme le phare d’Alexandrie sur une mer asséchée : il donne le nord, le sud dans un monde musical sans âme. Rien que pour ça, sa mission fut salvatrice et donna la voie à une multitude d’artistes : tout existe, il ne reste plus qu’à recycler, à faire du neuf avec du vieux, à mélanger les couleurs musicales. Sign O times porte bien son nom : il a marqué son temps.

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DEFF LEPPARD : Hysteria (1987)

Posté par verolard le novembre 26, 2007

hysteria.jpgOn a tous dans notre discothèque des albums achetés car il était à la mode, hype et qu’on n’écoute plus car ils ne le sont plus ! Ces albums sont souvent marqués par l’époque, par le comportement des gens, par des courants musicaux dominants. Après coup, on se demande comment ces albums ont obtenu du succès tellement ils sont has been et dépassés de nos jours ! Les albums qui ont du succès sont souvent des disques qui ne résistent pas à l’épreuve du temps car ils sont programmées à une « vie » limitée ».L’album hysteria de Deff Leppard est un cas d’école ! Certes, il figure dans le top 10 des ventes de la décennie mais gros vendeur ne veut pas dire qualité ! 20 ans après sa sortie, Hysteria est tombé dans l’oubli car il était davantage un album commercial (vite écouté, vite oublié) qu’un véritable manifeste glam metal (comme pouvait l’être Pyromania). De plus, la qualité d’écriture des chansons s’en ressent : moins de risques, plus de mielleux, plus de claviers, refrains faciles à entonner. Deff Leppard a tout simplement édulcoré sa formule pour la rendre accessible, quitte à aller dans la simplicité. Selon moi, la production millimétrée de Robert John Mutt Lange a atteint ici ses limites : manque de créativité, démesure et trop de formatage. En cette année 1987 où le rock est plus que moribond et le metal roi, l’aseptisé Hysteria se fera une place au soleil ! Mis à part « pour some sugar on me », il n’y a rien à sauver de cet album trop noyé dans des ballades et hymnes pour stadium. Après ce qu’avait vécu le groupe suite à la sortie de Pyromania (notamment l’accident de moto du batteur qui joue depuis avec une seule main !), je n’aurais pas pensé qu’ils arrondissent autant les angles pour un album certes à succès mais sans lendemain. Mais avec une pochette aussi immonde, on peut comprendre que les gens aient mis cet album au placard !

 

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THE PASTELS: Up for a bit wth the Pastels (1987)

Posté par verolard le novembre 26, 2007

upforabitfront.jpgLe milieu des années 80 est souvent considéré dans les magazines et les rock critics comme le fond de la non-créativité, de l’aseptisation du rock. Bref, rien de quoi se mettre sous la dent… c’est plutôt difficile d’être contre cet avis tellement les bons albums étaient underground (pas de succès, pas assez de public), peu médiatisés, pas forcément à la mode et peu nombreux ! La scène musicale de Glasgow regorgeaient de groupes avec comme seule ambition de faire la musique qui leur plaisait (tant mieux si ça marchait ensuite !). Seuls les Jesus and Mary chain ont réussi à rencontrer à percer le temps de deux albums avant de gérer leur carrière (en decrescendo). Les pastels furent franchement une curiosité en cette année 1987 et une sacrée surprise ! Loin de la noisy leur musique très fleur bleue, bohème, est un rock touchant, mélodique mais avec une dose de désolation, de brumeux, comme s’il reprenait les chosés où Echo and the Bunnymen les avait laissées sur Ocean Rain. Le résultat est absolument émouvant, l’approximation des guitares rehaussant le charme que ces chansons procurent. On tient ici un album influent de la scène indépendante, comme le premier Velvet l’avait été vingt ans auparavant. Du lugubre et pince sans rire « Ride » au doux « If I could tell you », on tient ici un album tendu qui aurait mérité un autre sort que d’etre un disque underground. Mais si l’histoire l’a décidé, c’est qu’il y a bien une raison !

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PINK FLOYD: A Momentary Lapse Of Reason (1987)

Posté par verolard le novembre 26, 2007

a-momentary-lapse-of-reason.jpgLe Pink Floyd des années 80 est franchement dispensable quand on connait le reste de la carrière du groupe. Il est vrai que l’on pouvait faire difficilement mieux ! Les 3 albums (2 studios et un live) sont loin d’être des chefs d’œuvre mais l’essentiel n’est pas là. Pink Floyd a plutôt fait l’événement en coulisses avec le départ en 1983 de Waters, devenu à la longue mégalomane et dictateur (je suis le seul maitre à bord). Celui-ci préfère en effet poursuivre une carrière solo, considérant que le groupe est un poids à sa créativité. Si on n’aimait pas ses textes très froids, c’était la fin ! Wright était même parti avant le dernier watersien « final cut » (raté). Donc, certains membres quittent le navire alors d’autres le maintiennent à flot envers et contre tous. Pink Floyd ne s’est pas séparé, non ? C’est ainsi que Gilmour et Mason décident d’écrire un album sous le nom de Pink Floyd, ce qui n’est pas du goût de Waters. S’ensuit un procès opposant Waters à Gilmour et Mason pour que ceci n’est pas le droit d’utiliser le nom du groupe ! Du jamais vu ! Après une longue procédure et une lutte farouche (on se croirait à un divorce !), Waters n’obtient pas gain de cause malgré tous ses efforts. L’album A Momentary Lapse Of Reason peut alors enfin être terminé et sortir en 1987. Pour être franc avec vous, celui-ci s’apparente plus à un album solo de Gilmour (featuring Guests) qu’un album de Floyd. Pour la simple raison que la prise de risque est nulle et que les chansons manquent de ressorts (vite écoutée, vite oubliée). Si on met de coté cette doléance, la première face de l’album tient néanmoins plutôt bien la route en alliant sonorités eighties (Synthétique, Rock FM) et ambiance planante. Pour du Floyd, c’est donc très accessible ! On est loin des morceaux tortueux et aventureux du passé mais sans Waters, comment faire autrement ? C’est sur celle-ci que nous trouvons le morceau le plus réussi de l’opus « Learning to fly » hymne taillé pour les stades. Pink Floyd semble avoir voulu coller au mieux à l’époque en édulcorant à outrance sa marque de fabrique. Le sophistiqué et le feutré sont toujours là mais le son a perdu de son attrait et de son originalité. Des clips passent sur MTV, une tournée gigantesque est lancée : le groupe devenu avec le temps une institution conquiert à sa façon la nouvelle génération. En 1987, Pink Floyd est revenu sur le devant de la scène avec un album taillé pour le grand public mais sans panache. Mais ne vaut-il pas mieux un floyd aseptisé que rien du tout ?

 

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STONE ROSES : Stone Roses (1989)

Posté par verolard le septembre 16, 2006

stone.jpgl’histoire est une histoire de répétition et de vague ! Mis à part les grand groupes (qui se comptent sur les doigts de la main), les groupes de musique sont souvent bornés à une période, à un mouvement,, à une mode. Et même si vous avez fait un super album sans lendemain, vous serez catalogués dans tel style, telle mouvance. Le punk, la new wave, la brit pop, les garçons coiffeurs, le grunge ou encore la power pop : autant de mouvements éphémères qui auront engendré des bons et des moins groupes, des bons ou moins albums ! Souvent les groupes « de période » ne survivent pas au temps, à la concurrence, à la pression. Et le pire, vous finirez dans les manuels d’histoire ! Mes critiques sont remplies de groupes, de disques, qui ont raté le coche, qui ne seront jamais universels. Bon, ce n’est pas bien grave si on les ressort de temps en temps ! Je crois que le plus grand groupe sans lendemain fut sans doute les Stone Roses. Car avec leur premier album éponyme, on leur prédisait le plus grand avenir ! Il est vrai qu’il cassait la baraque ! Il marquait le renouveau du rock anglais et était le chef de file d’un mouvement ( qui fit long feu comme les autres), Madchester ! Manchester devenait la capitale de la musique anglaise par son groupe qui inventa un style totalement novateur : marier les sixties avec ses guitares et l’acid house ! D’un coté les Beatles et de l’autre les Happy Mondays ! Il y avait d’abord un énorme travail d’écriture pour des chansons douces, sensibles et d’autre part un effort sur les effets brouillés, noisy et psychédéliques ! Et puis, comme tout bon groupe qui se respecte, il y avait un superbe guitariste en la personne de John Squire. Il fait ici ce qu’il veut : des envolées endiablées, des vols planés, des berceuses, du grattage, du remuant ou encore du paisible. La rythmique et le chant ne sont pas en reste pour ce qui reste l’un des meilleurs albums de la décennie ! Réécouter « Waterfall », « I wanna be adored », « mad of stone » ou encore « I am The resurecction » fut un délice ! ça n’a pas vieilli d’un poil. Mieux : on n’a pas fait depuis ! Le problème : la suite fut désastreuse. Les Stone Roses ne réussiront pas à faire mieux ou aussi bien avec leur album suivant (sorti 5 ans après !) et couleront corps et biens ; ils auront marqué leur temps, leur période, mais manqueront leur rendez vous avec l’histoire. Mais tant qu’on ne les oublie pas…

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WOODENTOPS : Giant (1986)

Posté par verolard le septembre 16, 2006

giant.jpgJ’ai beaucoup (trop !) de disques pas assez écoutés ! Je ne peux en vouloir qu’à moi-même de les négliger quand on a dépassé le chiffre de mille références, il est difficile de pouvoir se focaliser sur une œuvre, faute de temps. L’un des raisons de la création des Cahiers du Rock est que je m’accorderais ce temps pour (re)découvrir ma discothèque, en l’analysant, en la décrivant. Je n’ai pas découvert 298 disques mais depuis j’en ai une autre approche, relation. Je peux dire que je les connais ! Il y a encore trop d’inconnus qui vadrouillent dans mes étagères ; trop de disques achetés par compulsion, par hasard qui méritent une rédemption. L’achat ne vaut rien sans l’écoute ! Je peux maintenant dire que j’ai valorisé mon achat de Giant des Woodentops ! De la pop décomplexée et enrichie ! Dans un style pas si éloigné de Pale Fountains et Housemartins (pop et soul !) , les Wodentops enchaînent les morceaux joyeux voire jubilatoires ! Mais le truc à eux, ce sont les arrangements ! En plus de l’accompagnement classique, ils incorporent au gré de leurs chansons un accordéon, une trompette, un violon, des claps ou encore une double basse ! Cela donne une couleur sonore variée, vive (bien plus que la pochette !). « Get it on » et « Good today » qui ouvrent chacune leurs faces sont d’un génie de pop joviale, chaude et folle : ça, on aime ! L’album regorge de petites ambiances toutes aussi remuantes comme « shout » ou retenues (« good thing ») avec toujours un sens de la mélodie et de la simplicité. C’est franchement un bon album que j’ai trop longtemps délaissé et qui mérite que j’y revienne encore et encore tellement sa source est claire et fraîche !

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LES NEGRESSES VERTES : Mlah (1989)

Posté par verolard le septembre 16, 2006

mlah.jpgA l’image de la Mano Negra pour le rock, les négresses vertes que l’on peut faire de la chanson française « alternativement » et décrocher la timbale ! Sortis de leur banlieue parisienne ce véritable collectif (pas moins de 8 membres !) va devenir en quelques mois un véritable phénomène de société. Sorte de melting pot musical, les négresses vertes vont créer un courant à eux seuls en mettant dans leur musique festive une foule d’influences : du punk, du berbère, du polonais, du gitan, de l’espagnol et bien d’autres ! Portées par Helno, sorte de crooner déjanté (comme si Aznavour avait pris de l’amphétamines, les chansons respirent la fraîcheur, la chaleur ! En croisant toutes ces musiques populaires, ce groupe donne à la France un visage multi ethnique qu’elle s’est faite par les nombreuses vagues d’immigration (sa vraie identité en fait). Entre guitares, percussions, accordéon , chant à l’unisson, et cuivres (vive la trompette !), on ne peut faire que de la musique dansante, remuante comme l’atteste les excellents singles « Zobi la mouche » et « voilà l’été ». Le ton est franchement hilarant malgré l’évocation de sujet tristes, preuve qu’il faut sourire à la vie et rigoler plutôt que pleurer. Cet album est une chaussure pour tous les pieds : confortable, accueillante, elle permet de marcher (« il ») ou de courir (« Les yeux de ton père ») avec une étonnante facilité. Mlah a ainsi permis le développer la world music et aux français d’assumer leur héritage culturel : c’est ce qu’on appelle un album populaire, non ?

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MARTIN STEPHENSON AND THE DANTEES : Gladsome, Humour & Blue (1988)

Posté par verolard le septembre 16, 2006

stephenson.jpgLa critique de ce disque sera spontanée : Je ne l’avais jamais écouté avant d’écrire ces lignes, encore moins écouté d’autres œuvres de Martin Stephenson ! Il s’agit d’une découverte pour moi ! Je suis venu à parler de cet album après avoir constaté qu’il avait été disque du mois Rock & folk ! (le N°253 !) Et à ma foi, je n’ai pas été déçu ! Ce groupe oublié des années 80 (encore un !) a pondu un disque délicat, calme et varié. Cela est certes rock mais il est imprégné de sonorités plus traditionnelles (la soul, le celtique, la country) , ce qui lui donne un aspect riche et authentique. Comme dans le passé, Stephenson écrit des bluettes avec un talent de conteur génial avec beaucoup d’humour, de passion et de sincérité. Sa voix apaisée, lente rappelle le Leonard Cohen de I’m your man (avec ses choristes) bien qu’il ait un timbre plus à la Paul Simon ! C’est donc de la grande musique, de l’émotion, de l’intimité qu’il nous sert ! Les arrangements sont ici dépouillés, pas extraordinaires mais d’une grande fragilité. On sent du détachement dans ces chansons tellement on prend son temps, on ne se soucie guère de l’extérieur. Disque de nuit, lorsque le monde ne s’excite plus, G,H & B est comme une berceuse, un doux souvenir du passé qui nous émerveille : on dirait à quelques moments un Robert Johnson qui aurait eu plus de moyens ! En bref, un album tranquille, rêveur, bine ficelé de bout en bout. A écouter « Wholly Humble Heart » (Ben Harper lui a tout piqué !) et un « nancy » ensoleillé. Et dire que les années 80 ont des trésors comme ça pleins la cave…

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THE SMITHS : The Queen Is Dead (1986)

Posté par verolard le septembre 16, 2006

queen.jpgSans les Smiths les années 80 n’auraient pas été les années 80 ! S’il fallait élire le meilleur groupe des années 80, ils remporteraient la palme haut la main ! Dans une carrière longue (courte !) de 5 ans, ce groupe de Manchester n’ a pas fait seulement des bons disques mais il a aussi insufflé à cette Angleterre des années Thatcher une folle envie de faire de la musique sincère, simple et si romantique ! Pour beaucoup The Queen Is Dead représente leur chef d’œuvre ultime, peut-être parcequ’il est leur disque le plus abouti, dans la continuité des Meat is murder et Hatfull of hollow. Tout est plus sensible, beau, mélodieux, humble que d’habitude, comme si les Smiths avaient trouvé la foi, la plénitude ! The queen Is Dead dégage une unité, une émotion rarement atteinte jusque-là grâce notamment au chant mélancolique et frêle de Morrissey. On dirait qu’il vit ses chansons tellement il chante avec ses tripes ! Johnny Marr n’est pas non plus en reste avec sa guitare tout en arpège, capable de tisser un rideau, un voile de mystère, de gaieté avec talent. On dirait qu’il peut incarner avec son instrument tous les sentiments qu’un humain pourrait ressentir comme la joie, la peine, la crainte, l’espoir, la vie, quoi ! Tous les titres sont ici mémorables et écrasent la concurrence d’un geste ! Du morceau-titre au rigolard « some girls are bigger than other » (certaines filles sont plus grosses que d’autres !) , la palette sonore est énorme ! Cet album est un best of à lui tout seul avec comme point d’orgue « I know It’s over », parfait lors de coups de blues (mieux qu’u médicament !) ! J’ai quant à moi un petit faible pour « There is a light that never goes out » pour son refrain qui me fait littéralement planer avec son violon ! La suite, tout le monde la connaît : un dernier effort (Strangeways here we come) et au revoir les amis ! Et surtout merci !

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PIXIES : Come On Pilgrim (1987)

Posté par verolard le septembre 16, 2006

come-on.jpgC’est déjà ma sixième critique des Pixies ! Serait-ce mon groupe préféré ? oui ! Cela fait maintenant dix ans que j’en suis fan ! Pas de la dernière pluie, donc. Leur reformation en 2004 m’a fait chaud au cœur même si pour moi, ils ne m’avaient jamais quitté. Tant que je jouais leur musique, ils étaient toujours en vie, tellement leur son est crû, près du corps, charnel. Leurs disques, leur œuvre, sont éternels car intemporels. Même dans vingt ans, les Pixies auront toujours quinze ans d’avance ! Ils avaient débarqué un jour d’octobre 1987 dans les bacs avec un disque dont la pochette sort tout droit d’un musée ou d’une galerie d’art ! Un chauve poilu ! Ce disque s’appelait Come On Pilgrim. A vrai dire, je crois que c’est la plus belle pochette des Pixies, car la plus mystérieuses, la plus noire, la plus envoûtante. L’album ne comporte que 8 titres (sur 15 enregistrées ; les 7 autres furent réenregistrés pour d’autres disques à venir puis referont surface sous leur forme originelle sur l’album « Pixies ») mais quels titres ! que du lourd ! que du possédé, du brut ! Come On Pilgrim est un disque violent, au ton très hispanique (voodoo), ravageur. Tout commence par l’apaisé et envoûtant « Caribou » avec déjà un Black francis hurlant ou avec un timbre aiguë ! Vient ensuite la première droite du groupe : le très hardcore « Isla de Incanta » en espagnol ; ça tabasse, ça lâche de gros riffs mais c’est surtout l’ambiance qu’il faut retenir : un climat chaud, dans un monde entre la vie et la mort, le réel et l’irréel. C’est toujours ça qui m’a séduit chez eux ! la suite du disque est prodigieuse : « Ed is dead », avec les grands coups de Joey santiago et un Francis en mariachi ! la chanson est très à terre mais dégage de l’émotion, de la hargne, du sang ! Sur la seconde face, Les Pixies mettent un peu de pop et d’humour sur « Holiday song », chanson avec de belles envolées sur la masturbation ! Sur « Nimrod’s son », on se croirait dans un bar au milieu d’un désert comme dans les westerns ! Bon délire. « I’ve been tired », la chanson rigolote de l’album commence par un dialogue coquin entre Black Francis et une prostituée en sachant que le monsieur interprète les deux personnages ! La suite n’est fait que de sueur, de guitares aiguisées et jouissives. Enfin la chanson de clôture, « Levivate me », est la plus mystique mais aussi la plus envoûtante du disque avec notamment un refrain chanté comme un supplice ! Que tout ceci est beau, barré, déroutant mais au combien jouissif ! les Pixies avaient réussi ici leur entrée en piste pour une carrière hyper intéressante.

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