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Archive de la catégorie «mes disques 90-94»

PRIMAL SCREAM : Screamadelica (1991)

Posté par verolard le octobre 12, 2009

screamadelicaLes années 90 ont VRAIMENT commencé avec cet album. Screamadelica a été le bon album au bon moment et avec surtout le bon groupe ! Ici, tout se superpose : le passé avec le futur, le blues avec le psychédélisme, le rock avec la house. La formule est franchement un pastel, un croisement entre plusieurs mondes, plusieurs courants. Mais comment s’y prend pour monter cet adage enivrant ? 1) en enroulant un DJ remixeur, qui va savoir remplacer une guitare par des cuivres, qui va mettre du rythme, bref qui va savoir réinventer une composition. 2) en jouant la carte des raves, de la house qui vont savoir nous transporter vers des mondes imaginaires 3) en y rajoutant du ryhtm’n blues époque Stones pour avoir un rock tantôt aux abois tantôt en furie 4) en puisant dans le meilleur des musiques noires (gospel, reggae, soul) pour nous enivrer et nous bercer. On obtient ainsi un disque planant, dansant, rock, savant mélange d’influences qui ne se seraient jamais rencontrées si un généticien musical n’était venu modifier leur ADN. De « loaded » à « Higher than sun » en passant « Movin’ on up », un groove hybride et attachant nous soulage de nos maux de tete comme jamais. Mieux qu’un médicament : Screamadelica !

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Pearl Jam : Vs (1993)

Posté par verolard le janvier 6, 2009

d12660hp9k9Réécouter du Pearl jam me donne toujours le sourire ! Ça sent bon les nineties à plein nez ! Et surtout, ça super bien vieilli. Tu peux les ressortir quand tu veux, ça ne sera jamais du réchauffé ! Coincé entre le prodigieux Ten et le sinistre Vitalogy, Vs représente pour Pearl Jam le sommet de leur popularité. Imaginez : il s’en est vendu 1 000 000 lors de sa première semaine aux états unis ! Il faut dire qu’on est en période Grunge et que les jeunes perdus avaient trouvé leur guide en la personne d’ Eddie Vedder. Ne cherchez pas plus loin les explications à ce raz de marée. J’ai moi-même commencé à écouter Pearl Jam sur Vs ! Il faut dire que c’est un album efficace, électrique, rageur, loin des tourments de Ten. Pearl Jam joue ici fort, lourd, sans fioritures comme sur « animal », « go » ou « blood ». On se croirait revenu aux meilleures heures du hard rock des seventies ! Le guitariste Stone Gossard est tout simplement intenable tellement ses riffs sont endiablés et percutants ! On dirait limite un mur du son ! Et quelle fureur ! Pour celui qui veut taper du pied, il n’a qu’à se mettre ce disque dans les oreilles ! Les guitares sont lacérées au possible pour lâcher des solos étourdissants (« Glorified G »). Vedder à la voix toujours plaintive et forte est lui aussi remonté comme une pendule pour des hurlements pleins de rage et de colère ! Mais c’est surtout lors des ballades « daughter » et « Elderly women… » que l’on comprend que le groupe est au top car il sait changer de registre avec une aisance et une qualité d’écriture exemplaire. Pire le groupe sait aussi faire de jolies mélodies ! (« Rearview mirror », « Dissident »). En bref, ce disque est une sacrée claque et déjoue à merveille le piège du second album avec brio. Vive le grunge, vive Pearl Jam !


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PEARL JAM : Ten (1991)

Posté par verolard le mai 16, 2008

Encore un album revenu de nulle part ! A croire que la maxime « mieux vaut tard que jamais » est juste. Ten de Pearl jam n’avait pas jusqu’à récemment conquis mon cœur alors que je le possède depuis longtemps ! Je n’avais pas su trouver l’entrée et avais préféré à l’époque Nirvana dans le genre grunge. J’avais bien mieux apprécié leur travail sur Vitalogy, de loin leur meilleur album mais aussi le plus sombre. Mais en ce moment, c’est « redemption time » dans mes oreilles ! A ce petit jeu de la relecture, ten fait un come back fracassant ! Pearl jam fait dans le hard rock mélodieux, emmené par la voix plaintive et forte d’Eddie Vedder qui évoque dans les chansons ses traumatismes d’enfance, sa solitude, son errance, ses idées suicidaires, ce qui évidemment émouvra un paquet de jeunes. L’ambiance des 11 chansons est austère, mystérieuse, pince sans rires, voire désespérante mais avec des mélodies fortes. Il se dégage de tout cela une force, une âme. A les réécouter aujourd’hui, elles ont toujours cette beauté noire comme sur « Jeremy » avec un message fort. Beaucoup de personnes les ont catalogué grunge mais Pearl Jam n’a pas un son assez sale pour y être assimilé. D’autre part, depuis quand le grunge est-il mélodieux et sensible ? Le groupe deviendra malgré lui le porte parole de l’Amérique des paumés, sans espoir, celle qui s’est identifiée à sa musique dure et tendre à la fois. Le succès fut aussi inattendu qu’inespéré avec plus de 10 millions d’albums vendus, provoquant comme effet chez les musiciens de boycotter le star système (aucun simple ne se sera publié, comme pour les albums suivants). Une manière de montrer que le groupe n’est pas à vendre et qu’il reste intègre. A noter que le nom de l’album Ten est un hommage au joueur de basket préféré de Vedder, Mookie Blaylock, génie fêlé notoire. C’est le genre à plaire aux rockeurs, non ?

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SCREAMING TREES : Sweet oblivion (1992)

Posté par verolard le avril 19, 2008

Difficile de tout écouter quand on a une discothèque pléthorique ! Ou plutôt de tout comprendre du premier coup. Depuis maintenant un certain temps, je m’attelle à redonner une chance à tous ces albums qui sont plus objets de décoration que des œuvres musicales. Il est important de se retourner et de voir ce qu’on a pu louper. Si on réussissait à tout aimer du premier coup, la vie n’aurait plus de secrets pour nous. J’avais laissé les Screaming Trees avec Dust que j’avais adoré mais n’avais pas pour pourtant accroché à leur album précédent Sweet Oblivion . Le temps aidant et une grosse relecture m’ont fait revoir mon jugement ! Sweet Oblivion est tout simplement un excellent album de rock ! Aux compositions directes, franches du collier, s’ajoute un jeu de guitare suave et une voix remplie de tourments, le tout dans une atmosphère étrange et envoutante ! Cet adage plutôt surprenant fait ainsi marier le spontané avec l’austère, la rage avec le mystère, et ce avec bonheur. Le groupe (déjà) aux abois se redresse presque par miracle grâce au talent de compositions de Lanegan et la production luxuriante de Don Fleming. Les « shadow of the season » et « Nearly lost you » sont ainsi de parfaites combinaisons de puissance et d’émotion. Comme pour Dust, on sent que le groupe n’aurait pas survécu à ses vieux démons (drogues et alcool) s’il n’avait pas été un moment encadré, entouré. Les screaming Trees rencontreront brièvement le succès grâce à cet album (300 000 exemplaires vendus aux états unis) mais appliqué le temps de l’enregistrement, le groupe l’est beaucoup moins lors des tournées qui sont souvent des désastres ou au mieux des occasions manquées pour transformer l’essai. Un beau gachis quand on connait la teneur de leurs albums si mystérieux…

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THE BOO RADLEYS: Giant Steps (1993)

Posté par verolard le novembre 27, 2007

giant-steps.jpgLe bon album au bon moment ! Les Boo Radleys ont été de leurs débuts jusqu’à 1995 le baromètre de la musique anglaise ! Toujours placés mais jamais gagnants, ils sont pourtant d’heureux perdants. Issu de la mouvance noisy pop et autres shoegazers institué par My Bloody Valentine, le groupe a su évoluer dans le temps par la force des choses, par une plus grande maturité musicale et une folle envie de la bonne musique ! Car la vague retombera, ils seront parmi les seuls à rebondir. Et de la plus belle des façons ! Monté à la manière d’un Physical graffiti, c’est-à-dire un joli bordel, giant steps est un petit pas pour Boo Radleys mais un grand pour la musique ! Toutes les influences noisy (psychédélisme, larsen, atmosphère torturée, violence feutrée) se mêlent à des sonorités sixties (arrangements léchés, utilisation de cuivres, légèreté) pour un résultat rafraichissant et hallucinatoire ! Long de 17 titres, l’album alterne les chansons pop et rêveuses avec une plume sans pareil avec comme seuls guides la voix chaleureuse de Sice et la guitare acérée de Carr. Et vu que le travail d’écriture est sublime, il n’y a pas de longueur ! Je disais en préambule que giant Steps était le bon album au bon moment ; il était la preuve vivante du renouvellement d’alors de la musique anglaise qui devait oublier ses années madchester. Il fallait édulcorer la noirceur, le bruit. « I hang suspended », « Lazarus », « Best lose the fear » le montrent. Après coup, le groupe continuera sa mue vers des accents pop très sautillants (apparenté Brit pop, donc) tout en continuant à faire rugir ses guitares.

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U2 : Achtung baby (1991)

Posté par verolard le novembre 27, 2007

achtung-baby.jpg1991 restera comme l’une des plus belles années musicales de ces 25 dernières années, si ce n’est la plus belle. Pourquoi ? Parce que le son des nineties y est né et qu’il sonne encore juste aujourd’hui ! L’Achtung Baby de U2 ne fait pas exception à la règle ! Après un album mou du gland et pas franchement inspiré Battle and Rhum, le groupe décide de faire une pause longue de 3 ans pour recharger les batteries. U2 en l’espace de quelques années était devenu un poids lourd de la scène rock (les bons gars au bon moment) avec des albums épiques et romantiques mais avait semble-t-il laissé des forces dans la bataille. Pour la première fois de sa carrière, le groupe doit se remettre en question, prendre des risques pour avancer. Pour cela, nos irlandais vont s’inspirer d’un autre groupe  culte des eighties qui a su passer l’examen du renouvellement avec brio avec son violator : Depeche mode. U2 va ainsi « industrialiser » son rock, l’enrichir de sonorités électroniques et ténébreuse ; Ce « son » est l’œuvre de Flood. Celui-ci à l’instar d’un Butch Vig ou d’un Robert john Mutt Lang a véritablement créé un son, une patte qui se reconnait dés la première note : froid à l’extérieur, chaud à l’intérieur ; un son qui sent le souffre, des effets hypnotiques. U2 avait choisi les bonnes armes, repris la même équipe (Eno et lanois) encore fallait-il les bonnes chansons. Dés « Zoo station » on sent que le groupe a innové (distorsion de la voix, son plus aérien, utilisation de machines) pour un son magique et déroutant. U2 a réussi à se réinventer et à entrer dans les nineties par la grande porte. Il a su coller à l’époque. Mieux : il prend une avance sur ses contemporains. Mais il n’y a pas que leur  musique qui évolue. Il y a aussi leur look ! Encore une fois, le groupe s’inspire de Depeche mode (quels copieurs, quand même !) en adoptant un style à a la fois classe (black et white) et glam (ah ces lunettes de mouche !). Le résultat ne se fait pas attendre : Achtung baby collectionne les tubes avec entre autres la ballade d’anthologie « one ». Le groupe ensuite reproduira cette formule avec plus ou moins de risques ou d’inspiration sans jamais quitter la catégorie des gros faiseurs.

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PEARL JAM : Vitalogy (1994)

Posté par verolard le avril 26, 2007

vitalogy.jpgComment distinguer les bons et les mauvais disques d’un groupe ? Par leurs succès ? Par leurs influences ? Par leurs qualités ? Par leurs contextes ou par subjectivité ? Je pourrais vous citer mille et un critères pour donner une hiérarchie à la discographie d’un artiste et vous ne seriez toujours pas d’accord avec moi. On peut très bien imaginer un groupe sortir son meilleur disque dans l’indifférence la plus totale alors qu’il a eu du succès avec de la daube ! Pour Pearl jam, le choix est cornélien car chacun de ses disques sortis à une régularité exemplaire entre 1991 et 1996 (4 en 5 ans !) a une saveur différente. Il reste une figure phare de la première moitié des années 90 car il fut le bon groupe (ils ne sont pas manchots !) au bon moment (l’explosion du grunge) et au bon endroit (Seattle, of course !). La chance lui a souri comme personne mais après la gloire vient l’amertume, la remise en question. Vitalogy traduit parfaitement ce sentiment de lendemain de fête. En 1994, la vague grunge est retombée avec la mort de Cobain. Ce style n’était-il pas une mode, en fait ? Les héros d’hier sont condamnés à errer, à voir leurs fans passer à autre chose. Fer de lance de ce mouvement, Pearl Jam sort alors son testament, comme pour enterrer sa vie juvénile, pour montrer qu’il y a une vie après la mort ! Vitalogy a été décrié comme un album grunge ; il n’en est en fait rien. Ce disque lugubre, sombre, ressemble à la visite d’un musée des horreurs ! Le grunge des débuts a laissé place à un rock implacable, proche de Led Zeppelin et de black sabbath. Le son est lourd (notamment la batterie) comme si le groupe n’était pas pour plaisanter, avec une atmosphère de recueillement. Même avec un son pêchu, les chansons dégagent de la noirceur, avec le sentiment que la rage des débuts était cette fois maitrisée, cadenassée. Les compositions sont superbes par leur intensité, leur dédain, avec cette énergie du désespoir, avec la voix de Vedder toujours aussi suppliante et roqueuse. Pearl jam avait alors réussi son pari : rester soi-même en se renouvelant (tout du moins sur un disque !) . Mais surtout celui-ci reste le dernier « grand » album du groupe au niveau ventes et influences. Vitalogy sera le champ du cygne d’un groupe qui aura de moins en moins à dire et à espérer…

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THE POSIES : Dear 23 (1990)

Posté par verolard le septembre 16, 2006

dear-23.jpgIl y a des années plus inoubliables que d’autres, des années avec, des années Sans. 1990 fut en fait une année de prolongation des années 80. On dit communément que les années 90 ont commencé en 1991 avec son boom musical (le grunge, le trip hop et bien plus…) 1990 fait donc figure d’année « perdue », à cheval entre deux périodes, en manque d’identité. Pourtant les bons albums sont là ! Il y avait par exemple le grand numéro de power pop des Posies ! Reprenant la recette des anciens, Big Star et Dwight Twilley en tête, le groupe de Seattle va écrire de belles chansons pleines de romantisme et de poésie avec des arrangements très pop et enlevés. D’un style en fin de compte assez baroque (délicatesse, fragilité, beauté) , cette power pop est d’une sensibilité et d’une sincérité peu commune. Une sorte d’intimité se crée entre nous et le disque au fur et à mesure des chansons, tellement celles-ci sont portées par la grâce. Dear 23 est un superbe album touchant avec des guitares cristallines et ses harmonies scintillantes entre les perles à rivaliser avec leurs aiieux, (My Big Mouth » et « Golden Numbers »), le recueillement (« Apology » et l’apothéose « Flood Of Sunshine ») et la fureur (« Help Yourself » et « Ms Green »). Les posies, se sentant un peu seuls dans leur registre, muscleront leur jeu pour leur album suivant très grunge Frosting on The Beater

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NOIR DESIR : Tostaky (1992)

Posté par verolard le septembre 11, 2006

totasky.jpgDu bon rock français ! Enfin de la rage, de la sueur, du sang ! Nous aussi, on a le droit de mettre le feu, de tout casser, de se consumer ! Je dirais même du bon hardcore français ! Car après Tostaky, il n’y a plus que le néant, les pleurs et des cendres ! Réglé sur « gros son », Noir désir va taper du pied, mettre du grabuge : les instrument sont lourds, puissants, sans concession. Mais c’est surtout Bertrand Cantat, le chanteur qui en impose ! Il va littéralement bousiller sa voix à hurler comme un hystérique tout au long de ces 12 morceaux torrides. Il devra même se faire opérer des cordes vocales tellement le bonhomme a forcé sa voix ! Noir désir, vous l’aurez compris, ne part au combat la fleur au fusil mais prêt à en découdre. Cet album constitue véritablement le come back des Bordelais après le triomphe de Veuillez rendre l’âme et le non-album Du ciment sous les plaines : et quel album ! ça faisait longtemps que le rock français n’avait eu autant d’impact et de succès ! Avec notamment un petit bout de chemin au top 50 pour le morceau titre qui m’avait fait pensé que Noir Désir était à demi espagnol ! (voir le refrain !) Le pire, c’est que Noir Désir est resté lui-même, n’a pas troqué son style, ses armes : on est toujours en plein Gun Club avec du rêve, de l’évasion mais tout ceci est dissimulé sous un mur du son implacable. Noir Désir va haut, loin, haut, notamment sur « Johnny Colère », « It spurts » et « Here it comes Slowly » (toutes les deux chantées dans un anglais irréprochable). Le groupe trouve tout le même la place pour mettre deux ballades que sont « Marlène » et surtout l’agonisant « Oublié » : quel talent ! Vous imaginez que tous ces morceaux puissants avaient fiers allure en live ! Bingo : grosse tournée et un album live en prime. Noir Désir et son public, c’est pour la vie, à moins que…

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THROWING MUSES : The Real Ramona (1991)

Posté par verolard le septembre 11, 2006

throwingmuses_therealramona_cd.jpgOn peut tirer un chapeau aux Throwing Muses : Sans eux, pas de Pixies ! Mais ils n’ont pas que ce mérite ! Ils ont également écrit de bons albums de rock alternatif ! Après un premier album prometteur, le groupe de Boston n’avaient pu concrétiser l’essai. On les avait alors un peu oublié et mis au placard. Mais contre toute attente, Les Mises reviennent en 1991 avec ce qui reste leur meilleur album ! Le fait que Tanya Donnelly s’en aille se changer les idées avec les Breeders sur POD a sûrement apaisé les tensions et remis de l’essence dans le moteur ! The Real Ramona reste l’album de la maturité, de la percée. Il ne faut pas oublier qu’on est en 1991 : les Pixies ont balisé le chemin et Nirvana l’a suivi. Le rock alternatif tient une occasion unique de rencontrer son public. Les Muses ont écrit une série de pop songs efficaces, fraîches, qui respirent la guitare, la féminité et la douceur. Ça ne braille pas mais qu’est ce que c’est bon ! Les chansons sont directes, bien huilés avec toujours cette idée d’aller de l’avant. Ça donne « red shoes »,graphitti » ou encore « not too soon » ! Le fait d’avoir deux fortes têtes kersh ( la fonceuse) et Donnelly ( la charmeuse) permet des combinaisons, des chansons plus riches, plus équilibrées. Cette synthèse ne tiendra pas longtemps : Donnelly s’en va former Belly et laisse le groupe boiteux mais non sans ressources comme l’atteste les albums suivants et la reformation du groupe survenue ces dernières années !

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