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Archive de la Catégorie ‘mes disques 95-99’

MAD SEASON : Above (1995)

Attention disque culte ! Alice In Chains (Layne Staley) + Pearl Jam (Mike McCready ) + Walkabouts (John Baker Saunders ) + Screaming Trees (Barrett Martin ) = Mad Season ! Ces quatre musiciens tous isus de la scène de Seattle, alors capitale du rock (mais plus pour très longtemps) vont, le temps d’une saison, prendre du recul sur leur carrière, leur vie dans un side project intéressant. Tout d’abord ne cherchez pas, si l’on retrouve plus d’influence de l’un ou de l’autre : on est en face d’un album récréatif où tout le monde déjoue. Tantôt Blues, tantôt jazz le tout saupoudré de hard rock 70’s (« i don’t know anything ») , Above regorge de ballades légères et mélancoliques avec une voix merveilleuse tant elle est touchante et profonde. Pour tous, Mad Season est le seul moyen de surpasser leur addiction à l’alcool et à la drogue, de mettre leur vie sur pause, de faire le bilan de leur vie pour mieux rebondir. Cela se ressent notamment sur le poignant et aérien « Wake up » empli de résignation. Comment ne pas verser une larme sur le contemplatif « river of deceit » ? L’affaire prend même une autre dimension lorsqu’un autre monstre de Seattle Mark lanegan pose sa voix sur le déchirant « I’m Above » et le surprenant ( un ovni !) « Long gone day » avec son saxophone et ses percussions (qu’il a également co-écrites). Ces compagnons de galère chantent à merveille le temps des regrets, l’amertume, de leurs années d’autodestruction. Enregistré en deux coups de cuillère à pot (2 semaines à tout casser), Above est un disque culte par son côté one shot (plus rien derrière) et par sa créativité (riche en émotions et en styles). On n’a aussi jamais su refaire un album de cette trempe : le train ne passe souvent qu’une seule fois.

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FOO FIGHTERS: Foo Fighters (1995)

Ah, les nineties! Ah, les Foo Fighters (première mature, je précise), que du bon ! Lorsque parait Foo Fighters mi 1995, je traverse comme tout ado ma période Grunge-Hardcore-punk. Un an que Kurt Cobain nous avait quittés,  deux ans que j’avais laissé le rock envahir mes oreilles. Quelle époque ! J’étais fasciné par tout ce que j’écoutais, je lisais, je regardais ! Lorsque Dave Grohl s’est donc lancé en solo, ça n’a pas loupé : j’ai adhéré ! Il faut dire que l’ancien batteur de Nirvana est loin d’être un manche ! Il a ainsi quasiment joué tous les instruments de l’album ! Enregistré chez lui en moins d’une semaine, cet opus respire la fraicheur à grande de dose de pop et de guitares distordues ! L’influence de Nirvana est évidemment palpable (comment faire autrement ?) : du son lourd, de la rage ; mais Grohl y ajoute de la mélodie. Cela donne des simples entrainants comme « this is a call », « I’ll stick around » ou encore « For all the cows ». Et dire que tout a été écrit et joué par un seul homme, qui ici se libérait de l’étiquette Nirvana. Les années passant, l’impact de l’album dans mes oreilles s’est quelquepeu atténué car j’ai muri musicalement parlant et découvert mieux mais je ne pourrai jamais le renier car c’était le bon disque au bon moment au bon endroit. On n’a qu’une jeunesse, j’étais content de l’avoir passé Foo Fighters ;)

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FRANK BLACK : The Cult Of Ray (1996)

septembre 18, 2010 Laisser un commentaire

1996 a été ma première grande année musicale ! A savoir que je suis devenu un mélomane à part entière et que mes achats dépassaient l’entendement ! Je m’écoutais toutes les nouveautés qui sortaient à la radio, à la fnac et partout ailleurs ! Et il y avait des bons trucs ! Dés qu’il y avait une guitare qui donnait des frissons, je prenais ! C’était très excitant car au départ je ne  connaissais rien ou presque et que je devais porter mon oreille partout où passait de la musique ! Il fallait se faire ses goûts, son univers. La musique est apparue ici comme ma passion véritable car elle était la seule à m’émouvoir autant, à me donner la chair de poule, à me donner le sourire ! J’avais découvert les Pixies complètement par hasard quand un camarade de classe m’avait prêté Bossanova et franchement, j’ai adoré ! C’est le meilleur album pour aborder ce groupe si novateur ! Album sans risques (pas la peine de mettre sa ceinture ou presque !), il présente ce groupe sous tous les angles avec une accessibilité déconcertante.  Quand le nouveau Frank Black est arrivé en Janvier 1996, je me suis rué dessus me disant que ça serait du Pixies bis ! Au contraire, Black en solo fait de l’anti-pixies ! Au vu de mes connaissances musicales (encore peu développées à l’époque), je me disais toujours que le dernier disque que j’achetais était le truc ultime. « The cult of Ray » (en hommage à Ray Bradbury) le fut aussi. Il marque d’abord un nouveau départ pour Black : il quitte 4AD pour une major (Sony via son sous label Dragnet). C’était assez bizarre car on avait toujours rapproché Black à la légendaire maison de disque londonienne. Après bien des écoutes, « The cult of ray » n’est certes pas un chef d’œuvre mais un bon moment de rock n’ roll ! A vouloir faire autre chose que du Pixies, Black se tourne vers le punk, le garage pour écrire des chansons simples, nerveuses, bourrées de guitares acérées. L’exemple le plus frappant est sans doute « You ain’t me », efficace à souhait. Pour Black, vive l’attelage Guitares-basse-batterie ! On est donc très terre à terre et loin des bizarreries pixiennes mais qu’importe ! On passe du bon temps à taper du pied (« Dance war », « Men In black »), à se balader (« I don’t want to hurt you » : une vraie chanson de lover !). « Cult of ray » est parfait pour avoir sa dose d’adrénaline mais ne vous fera pas monter au ciel : You can’t always get what you want !

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TEENAGE FANCLUB : Grand Prix (1995)

août 27, 2010 1 commentaire

BIG STAR+ BYRDS = TEENAGE FANCLUB. Avec cette formule simpliste nous avons obtenu un groupe attachant qui a compté dans le paysage musical anglais des nineties. A l’instar des Boo Radleys, Teenage fanclub trouve ses origines dans le courant noise mais va progressivement s’en éloigner pour plus sonner comme ses idoles (les beatles, les byrds, Big star, Neil Young). Après être complètement passé au travers avec le précédent opus Thirteen, mal ficelé, sans inspiration et sur lequel nous avions trop d’attente (on est toujours déçus dans ces cas-là) après la déferlante Bandwagonesque, le groupe va revenir plus fort que jamais en prenant un virage résolument pop. Les deux premières chansons  « about you » et « Sparky’s dream » annoncent la couleur : spontanéité, fraicheur, efficacité cohabitent pour un disque où la pop et la folk feront bon ménage. Grand prix reprend tous les adjectifs dédié à la pop : lumineux, magique, généreux, enjoué, chatoyant. Sans oublier tous ses ingrédients : des compositions bien écrites, des harmonies vocales dignes des Beach boys, une guitare acérée, des mélodies entrainantes. Difficile de se rater quand vous avez autant d’atouts dans votre main ! Le groupe tient la route le long des 13 chansons sans connaitre la panne sèche avec des mêmes pointes de vitesse (« Neil Jung », « going places »). Le groupe est ici au sommet de son art, là où on ne l’attendait plus avec une humilité qui force l’admiration. Passé maitre du pont-refrain, Teenage fanclub ne profitera pas de ce miracle pour casser la baraque commercialement alors que tous les voyants étaient au vert, sans doute par excès de modestie. Il avait tout pour la pole, ne manquait plus que la voiture…

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ECHOBELLY : On (1995)

novembre 27, 2007 Laisser un commentaire

on.jpgQuand une mode, une vague arrive, il y a toujours les leaders, les têtes d’affiches, les curiosités et les autres. Ces derniers sont souvent des groupes arrivés de nulle part qui voudraient bien décrocher leur quart d’heure de gloire sur la foi de chansons plus ou moins inspirées, « vite écouté et oublié » au mieux. Et souvent une fois la vague redescendue, ils sont les premiers à disparaitre. Ils essaieront souvent un album du retour mais le public ne suivra plus (mais les a-t-il suivis pour eux ?). Voici un excellent album de l’époque d’un groupe qui n’eut pas de lendemain : On d’Echobelly. Pour être sincère, c’est un album que je ressors assez souvent car il contient son lot de bonnes chansons (sans date de péremption !) frappées au sceau de la brit pop version musclée (genre elastica) : « great things », « go away », « nobody like you », « king of kerb ». Sans que ça soit des chefs d’œuvre, elles sont tout pour donner le sourire, prendre la vie du bon coté avec leur spontanéité, leur énergie et leur absence de calcul. Elles sont en plus interprétées par une fille, histoire de mettre de la fraicheur ! Et puis, sur cet album on retrouve l’ambiance de la brit pop : de la folie (quel engouement à l’époque !), des refrains faciles, de l’accroche, des paillettes et des couleurs ! C’était franchement une vague intéressante car c’est elle qui m’a permis de devenir un vrai mélomane : il y avait certes les gros mais les petits (faiseurs) avaient leur mot à dire. Alors qu’aujourd’hui, les petits rament beaucoup plus pour se faire entendre alors que le coté créatif est chez eux ! Enfin, il faut vivre avec son temps. Quant à Echobelly, ON a plutôt cartonné mais sans suite. Que c’est dur de confirmer…

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ECHO AND THE BUNNYMEN : Evergreen (1997)

novembre 26, 2007 Laisser un commentaire

evergreen.jpgEncore une bonne adresse anglaise : Echo and the Bunnymen ! Un super groupe que j’affectionne particulièrement. L’excellence du dernier Album des Coral ne serait rien sans l’influence de ce groupe Liverpoolien. Ça vous plante tout de suite le décor ! prechant l’insuccès en France, Echo reste une valeur sûre outre manche par son rock à guitares raffiné et délicat non sans être tourmenté. Pour cet Evergreen de 1997, le groupe revient un peu de nulle part après le départ de Mc Culloch fin des eighties, la mort en moto du batteur Peter de freitas et du pitoyable Reverbation de 1990 (j’ai dit un bon groupe, non ?). En bref, Echo est en ce temps devenu une légende dont on n’attend plus grand-chose. Et puis, il faut bien avouer que ce Evergreen en a bluffé plus d’un car il est d’une qualité sonore insoupçonnée ! Séduisant dés la première écoute, il reprend tout ce qui avait fait la réputation du groupe, non sans faire des mises à jour ! Ce sont ici des chansons à guitares enjouées, rêveuses, brumeuses avec un grand confort d’écoute tellement celle-ci font mouche. Bref, l’écriture des chansons est tout simplement remarquable. Ajoutez la voix toujours aussi charmeuse et « morrisonienne » de Mc Culloch et vous obtenez un rock lyrique et mélodique bien sympathique ! Point ici de temps morts, de chansons de remplissage, c’est tarif unique ! La musique d’echo and the bunnymen a ce coté divin, universel qu’on n’a aucune peine à s’évader, à atterrir dans un monde fragile, pas très gai mais si charnel. Jamais Echo n’avait aussi incisif que sur « baseball bill » et « Altamont », jamais il n’a été aussi doux que sur « nothing lasts forever », et j’en passe ! En cette année 1997, le rock anglais a vu une de ces grandes figures sortir un album incroyablement bien gaulé. Des surprises comme ça, j’en voudrais tous les jours !

Oobik and the pucks : Oobik and the pucks (1996)

septembre 22, 2006 12 commentaires
oobik.gifJe suis coupable : je ne défends pas assez sur ce blog les couleurs de la France ! je préfère me réfugier outre manche ou outre atlantique, me sentant certainement plus en sécurité, avec de meilleurs fondamentaux ! Mais quand je critique un disque français, je mets le paquet ! je ne fais pas le voyage pour rien !! Ce premier (et dernier) album d’Oobik and the pucks est tout simplement une tuerie, une vraie mine ! Signé et pressé par la Warner pour sortir un album, le groupe va tout lâcher en 17 titres. Mais contrairement à tous les bandes sans profondeur lancées pour attirer le teenager innocent, Oobik a une âme, une identité !! ce n’est pas que du marketing ! Dés la première écoute , cette attitude décalée, ce monde féerique (comme si Tim Burton ouvrait un manège ! ) a reçu mon adhésion ! Il y avait enfin un groupe furieux et chantant français qui avait de l’originalité ! Avec une pop/punk joyeuse à fond les manettes ( les contraventions pleuvent !!) , on a enfin dépassé nos complexes par rapport aux anglo saxons ! On sait faire comme eux ! faire des chansons virulentes, chatoyantes, sucrées, énergiques, nerveuses, enivrantes !! Il suffit d’avoir de la sincérité ! Et malgré une production un brin aseptisée, les compositions et les paroles prennent le dessus par leur folie, leur spontanéité. Toutes les chansons sont joués sur un rythme d’enfer, sans regarder dans le rétroviseur. Et puis, j’aime ce souci de sonner pop, de lâcher les chevaux en y mettant de la mélodie, de la fantaisie ! Malheureusement, Oobik ne trouva pas son public ( le rock et la France, c’est pas ça….) mais le groupe renaîtra de ses cendres sous le nom d’Eiffel pour de nouvelles aventures.
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FIONA APPLE : Tidal (1996)

septembre 19, 2006 Laisser un commentaire

tidal.jpgDix huit ans et déjà une grande personnalité ! Ainsi pourrait-on décrire Fiona Apple pour la sortie de son premier album Tidal. Sortie de nulle part, elle est la grande révélation féminine de cette année. Comment ? En écrivant, bien avant Norah Jones, des chansons jazzy teintées de folk de toute beauté avec son talent : une voix puissante, un piano génialement accompagné d’une batterie et autres instruments et surtout une écriture inspirée. Cela donne de grands chansons sensibles, crûs, doux et sensuels ! Tidal est à l’image de Fiona Apple : une beauté fragile et sauvage à la fois qui a envie d’émouvoir, de charmer. Ce qui m’a toujours surpris chez elle, c’est cette maturité, cette façon de faire passer des émotions dans ses compositions. Tidal est remplie de Bluettes mélancoliques mais si belles. Elle et son piano sont inséparables, sinon complémentaires. L’accompagnement, lui, est génial de détachement et de d’efficacité. Il sait doser ses efforts en fonction du ton de la mélodie. On se laisse gentiment bercer par cette musique douce dehors, rude dedans qui rappelle d’autres filles comme Suzanne Vega et autres Joni Mitchell par sa prestance et son romantisme. Cet album triste aura marqué cette année et lancera la carrière de cette éternelle perfectionniste au caractère de cochon et d’enfant gâté (c’est ça les grosses têtes !). Mais tant qu’elle fera de la belle musique, on ne lui en voudra pas !

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DIONYSOS : Haïku (1999)

septembre 19, 2006 Laisser un commentaire

haiku.jpgQue ça fait du bien de réécouter cet album ! Il me rappelle de si bons souvenirs ! Rien que pour ça, il garde une place à part dans ma discothèque ou plutôt mon cœur ! Dionysos est l’une des raisons de croire au rock made in France ! Originaire de Valence, le groupe se monte petit à petit (concerts, auto-produits)  pour enfin signer sur une major. Ce changement de structures (amateur à professionnel) n’enlève rien à Dionysos de ses convictions, de sa créativité, de ses choix. Ils sont même confortés ! Sort ensuite pour la rentrée 99 leur premier album Haïku ! Quelle bouffée d’oxygène ! En France, on peut faire du rock, mais pas de la resucée ou du recopiage, du rock authentique ! Dionysos a sa formule, qu’il affûtera encore plus sur son album suivant : un rock lubrique et déluré, entre pop, folk (16 horsepower) et electro (Wall of Voodoo !) . Ils appelleront ça le western rock…ça part vraiment dans tous les sens, sans véritable ligne directrice. Ils sont punk au fond d’eux, notamment en concert où Mathias, le chanteur fait souvent le show et met le feu en foutant le bordel ! L’album est d’ambiance joviale avec des paroles souvent barrées (je n’ai jamais mangé de pyjama aussi bon que le tien !) et rigolotes. Le groupe sait aussi taper du pied (« Nicholsong », « Coccinelle »), nous envoûter (« Pyjama », « 45 tours ») ou nous bercer (« Wedding idea » et « poissons=stickers ») avec son rock énergique, sincère, bien rivé sur l’amérique. Franchement déjanté, rêveur, cet album chanté à la fois en français et en anglais et malgré (grâce) une production imparfaite a révélé un groupe à toute une génération.

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SONIC YOUTH : A Thousand Leaves (1998)

septembre 19, 2006 Laisser un commentaire

a-thousand-leaves.jpgLes années 90 furent bien bizarres pour l’un des groupes américains les plus singuliers. La déferlante du grunge ainsi que leur grande amitié avec Kurt Cobain leur a permis de devenir populaires et de multiplier leur nombre de fans par deux. Pourtant les albums de cette période furent tout sauf du Sonic Youth époque Sister-Daydream Nation ! Ayant un peu vendu son âme au diable (les majors), le groupe lorgnait dans la facilité, l’efficace, le direct, loin de sa marque de fabrique (l’expérimental, l’avant garde).A partir  d’A Thousand Leaves ( ou plutôt la dernière chanson de Washing Machine) , Sonic Youth revenait à ses premiers amours et repartait dans des échappées belles de murs du son. Car mise à part le très efficace « Sunday » et sa basse envoûtante, il n’y a pas un morceau au format classique (couplet-refrain) ! C’est plutôt une bonne nouvelle, au moment où le formatage et l’aseptisation sont de mise. En repartant au front, Sonic Youth reprend du poil de la bête, se retrouve, se lâche ! A Thousand Leaves est donc un disque étriqué, torturé, mystérieux, qui demande une écoute attentive, et ce plusieurs fois ! Cette musique n’est pas facile d’accès mais elle procure à force beaucoup de plaisir, d’apaisement (si, malgré les larsens !). Celle-ci ne s’affole jamais, prenant le soin de prendre ses marques, de prendre l’auditeur à contre pied. De ces années « grasses », Sonic Youth a appris la fraîcheur, la pureté avec un son limpide et cool. Sonic Youth cherche à s’aventurer là personne n’est encore allé ; c’est pourquoi il gratte avec ses guitares des galeries donnant sur un monde crû, en pleine furie et donc très rock n’ roll ! Sur des chansons longues, le groupe part dans des trips comateux où l’on n’y voit plus rien, sinon que l’on a quitté la réalité. Thurston Moore et Lee Ranaldo montent avec leurs guitares des édifices sans portes et fenêtres mais tellement aventureux et obsédants. Ce n’est pas un disque de foules mais un moment à passer seul, loin de tout ou si vous voulez être loin de tout. Sonic Youth est redevenu Sonic Youth: Ouf !

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