The Fall – The Man Whose Head Expanded (1983)
le 6 mars à l’aeronef de lille
le 6 mars à l’aeronef de lille
« Le rire dans la qualité, c’est ce que je voudrais pouvoir faire. L’imbécile heureux, voilà mon emploi. »
Qu’il devait être triste ce mercredi 23 septembre 1970 lorsque l’on annonçait la mort de BOURVIL. Celui qui avait tant fait rire les Français s’en était allé à l’âge de 53 ans. J’imagine l’atmosphère particulière dans les cours de récréation : des enfants en deuil, ayant l’impression peut-être d’avoir perdu un ami, ce sentiment que les acteurs ne peuvent pas mourir ou alors pour de faux… De son vrai nom André RAIMBOURG, BOURVIL était né le vendredi 27 juillet 1917 à PRÉTOT-VICQUEMARE en SEINE-MARITIME. Il n’a jamais connu son père car celui-ci avait été tué durant la Première Guerre Mondiale. Il a grandi dans le village normand de BOURVILLE (ce qui lui inspirera plus tard son nom de scène) aux côtés de sa mère et de son beau-père, agriculteur. Excellent élève en classe – contrairement à l’image que le grand public a de lui – il fut reçu premier du canton au certificat d’études primaires en 1931 ! (Fruit du hasard, c’est ce même examen qu’il obtiendra par inadvertance quelques années plus tard dans le film Le trou normand). Son maître d’école l’encourage à devenir instituteur mais le jeune André est plus attiré par les métiers du spectacle. Fan de FERNANDEL, il choisit d’abord ANDREL comme nom de scène. BOURVIL commence alors une carrière au cinéma et joue dans Le trou normand (1952), La traversée de Paris (1956), La cuisine au beurre (1963), Le corniaud (1964), La grande vadrouille (1966), Le mur de l’Atlantique (1970). Ses rôles reposent essentiellement sur des personnages gentils, un peu naïfs (comme dans Le trou normand ou Le Corniaud) mais il a aussi interprété des rôles plus dramatiques (comme dans L’arbre de Noël ou Les Misérables). Avec son compère Louis de FUNÈS, BOURVIL fait exploser tous les records du box-office du cinéma français, notamment dans les films de Gérard OURY : 17 270 304 entrées pour La grande vadrouille, 11 739 783 entrées pour Le Corniaud. BOURVIL et Louis de FUNÈS ont six films en commun : Poisson d’avril (1954) de Gilles GRANGIER, Les hussards (1955) d’Alex JOFFÉ, La traversée de Paris (1956) de Claude AUTANT–LARA, Un clair de lune à Maubeuge (1962) de Jean CHERASSE, Le corniaud (1964) de Gérard OURY et La grande vadrouille (1966) de Gérard OURY. Mais sur les six films, il n’y en a que trois où ils ont des scènes en commun ! Et encore, dans La traversée de Paris, ils ne jouent qu’une seule scène ensemble (au début du film) en présence de Jean GABIN ; dans Le corniaud, ils ne sont ensemble qu’au début et à la fin du film. Par conséquent, le mythe du tandem comique BOURVIL / Louis de FUNÈS ne repose que sur un seul film : La grande vadrouille… Parallèlement à sa carrière cinématographique, BOURVIL a interprété près de 300 chansons telles que Les crayons (1945), La tactique du gendarme (1949), Ballade irlandaise (1958), Salade de fruits (1959), Ma p’tite chanson (1960) et surtout La tendresse (1963). Il a également interprété le célèbre sketch intitulé La causerie anti-alcoolique. Homme très cultivé, BOURVIL réussit sur le plan professionnel, aussi bien au cinéma que dans la chanson, devenant même le comique le plus populaire des Français. Et pourtant, en 1967, un triporteur tombe sur lui et il ressent les premières douleurs osseuses vertébrales. Son ami Gérard OURY lui recommande de consulter un excellent spécialiste. Mais le mal est fait : BOURVIL est atteint de la maladie de Kahler (cancer hématologique) et se sait condamné. Néanmoins, il trouve encore le courage de jouer dans plusieurs films tels que Le cercle rouge et Le mur de l’Atlantique et il n’hésite pas à éclater de rire durant le tournage, même quelques heures seulement après l’annonce de sa maladie. Le mercredi 23 septembre 1970, le tendre et éternel Corniaud qui a fait rire la France entière meurt. André RAIMBOURG – dit BOURVIL – s’en est allé, emporté par la maladie de Kahler à l’âge de 53 ans. Il n’est pas parti le 22 septembre, pour ne pas déplaire à son ami Georges BRASSENS… Il repose désormais au cimetière de MONTAINVILLE dans les YVELINES. La mort de BOURVIL met un terme à plusieurs projets cinématographiques tels la reconstitution du trio comique Louis de FUNÈS / BOURVIL / Gérard OURY dans La folie des grandeurs (Yves MONTAND le remplacera) ou Le contrat avec Francis VEBER (l’idée sera reprise plus tard et adaptée au cinéma avec Lino VENTURA et Jacques BREL). Trois ans après la mort de BOURVIL, Louis de FUNÈS reçoit la Légion d’honneur. Il n’oublie pas de rendre un hommage plein d’émotions à son compère BOURVIL. Mais, pour Gérard OURY la plus grande preuve d’amitié de Louis de FUNÈS envers BOURVIL s’est déroulée pendant le tournage du film Les aventures de Rabbi Jacob. Par le plus grand des hasards, Gérard OURY s’est retrouvé dans la chambre qu’occupait BOURVIL à VÉZELAY lors du tournage de La grande vadrouille. Dans cette chambre, un petit bouquet de fleurs l’attendait, accompagné d’une carte sur laquelle il était écrit : “Ces roses du souvenir, cher Gérard, BOURVIL et moi te les offrons”. La carte était signée Louis… Marié le samedi 23 janvier 1943 avec Jeanne LEFRIQUE (1918–1985), BOURVIL eut deux fils : Dominique RAIMBOURG (né le vendredi 28 avril 1950, avocat et député) et Philippe RAIMBOURG (né le mercredi 18 mars 1953, professeur d’université). (Il est à noter que Louis de FUNÈS s’est aussi marié en 1943 avec une demoiselle se prénommant également Jeanne et avec qui il eut aussi deux fils !) Son épouse Jeanne LEFRIQUE meurt le samedi 26 janvier 1985 dans un accident de voiture sur la route menant PARIS à MONTAINVILLE alors qu’elle se rendait sur la tombe de son époux. Aujourd’hui encore, personne n’a remplacé BOURVIL. Il reste comme l’un des plus grands acteurs de sa génération. Certains lui attribuent néanmoins un fils spirituel dans ce métier : Dany BOON. La NORMANDIE a BOURVIL ; le NORD-PAS-DE-CALAIS aurait son BOURVIL ch’timi. Chapeau l’artiste,
Prenez un enfant et faites-en un roi
Couvrez-le d’or et de diamants
Cachez vous en attendant
Vous n’attendrez pas longtemps
Les vautours tournent autour de l’enfant
Le blé a les dents acérés
Et les hyènes vont le dévorer
Le même deviendra banquier
Ou le môme sera lessivé, lessivé, lessivé
Je dis argent trop cher, trop grand, la vie n’a pas de prix
Argent trop cher, trop grand, la vie n’a pas de prix, pas de prix!
Prends ton meilleur ami fais-en un ennemi
Je t’achète et je te vends
Vautré dans le comma du commun des mortels
Mon pote, t’es comme un rat
T’es commun, c’est mortel
Les vautours tournent autour, toujours
Criez NON à l’esclavage
Payez-leur de nouvelles cages
Faites installer des péages
Là où commence la rage, la rage, la rage!
Argent trop cher, trop grand, la vie n’a pas de prix
Je dis argent trop cher, trop grand, la vie n’a pas de prix, non
Un compte bloqué, l’autre a découvert
Maintenant, banque!
Les vautours tournent autour de nous
Maintenant tu en as, tu n’en a pas
Tu n’as pas vraiment le choix
Un mur de briques devant toi
On est temps, dépense-toi, dépense-toi, dépense-toi!
Je dis argent trop cher, trop grand, la vie n’a pas de prix
Je dis argent trop cher, trop grand, la vie n’a pas de prix
Argent trop cher, trop grand, la vie n’a pas de prix
Argent trop cher, trop grand, la vie n’a pas de prix
Pas de prix, pas de prix, pas de prix
Trop cher, trop grand, trop cher, trop grand, trop cher, trop grand
Trop cher, la vie n’a pas de prix, pas de prix
BOWIE !! Quel mec ! Quelle carrière ! Chez lui, il y a à boire et à manger. Des mauvaises langues diront aussi à vomir ! Mais pour moi, il reste un artiste hors pair, des fois suiveur, des fois leader, des fois à coté de la plaque (les années 80 !) mais toujours avec la classe. Ce qui me plait, c’est qu’il a su traverser 4 décennies en se remettant toujours en question et que sa vie se retranscrivait sur ses albums. Au départ dandy, il s’est mué glammer (ziggy) puis en soul man (les années américaines). Mais c’est lors de sa trilogie berlinoise qu’il a tout défoncé en jouant l’apprenti rocker (l’expérimental). Les années 80 sont à oublier malgré quelques coups d’éclat (Scary monsters entre autres). Dans les années 90, Bowie s’est remis à bosser, à tenter des choses nouvelles, mais dans la confidentialité. Outside (1995) en est la meilleure preuve et reste son meilleur album des quinze dernières années. Dans les années 2000, notre homme allume le feu aux poudres en proposant un rock hydride, mis industriel, mis sauvage, bref jouissif. Des soucis de santé l’empêchent de revenir au premier temps depuis, à notre grand regret. Sa personnalité à fleur de peau et très créative lui a permis de toucher les gens, à les fidéliser, chose difficile à reproduire aujourd’hui, tant les gens marchent par étiquette. Je ne connais personne qui n’aime qu’un style, qu’un album de Bowie, ou alors c’est qu’ils ont les oreilles bouchées !
Le single de l’album “maudit” mais immense Positive Touch. Cet opus reste l’un de mes préférés des années 80 par son style, sa démarche, sa créativité.
Lying in my bed, thinking of you
I realize, nothing is new
You say you love me, But want success
I say you’re lying, nothing has changed
This is the sign of the times
Piece of more to come
This is the sign of the times
Time to be alone
This is the sign of the times
Piece of more to come
This is the sign of the times
Time to be alone
We’re strong in bed,You’re weak in love
You give me nothing, More than a shove
I walk alone now, thinking of you
I realize now, nothing is new
This is the sign of the times
Piece of more to come
This is the sign of the times
Time to be alone
This is the sign of the times
Piece of more to come
This is the sign of the times
Time to be alone
Why do we go on with this useless love-affair?But it seems to me that you don’t really care
I realize now, nothing is new
Time to walk my life without you
I sit alone now, wondering about you
I’m living my life, what do you do?
You say you want me, but need success
I don’t want your love, boy, want nothing less
This is the sign of the times
Piece of more to come
This is the sign of the times
Time to be alone
This is the sign of the times
Piece of more to come
This is the sign of the times
Time to be alone
This is the sign of the times
Piece of more to come
This is the sign of the times
Time to be alone
This is the sign of the times
Piece of more to come
This is the sign of the times
Time to be alone
This is the sign of the times
Piece of more to come
This is the sign of the times
Time to be alone
This is the sign of the times
Piece of more to come
so fresh, so eighties….
je poste cet article en hommage à Freddy Nieuland, batteur-chanteur du Wallace Collection qui nous a quittés cette semaine.
Belgique, je t’aime !!