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ELVIS COSTELLO : Imperial Bedroom (1982)

imperial-bedroom.jpgAttention un Elvis peut en cacher un autre ! Beaucoup moins glamour que l’Elvis américain, notre binoclard n’en est pas moins talentueux ! Un artiste hors pair qui loin de faire de la musique « commerciale », essaie toujours de donner à la musique un sens nouveau. Je n’avais pas bien compris sa démarche, n’accrochant que sur les singles : il me manquait la clé ! Et c’est avec cet « Imperial bedroom » royal que je me la procurais ! Costello va ici se dépasser artistiquement pour donner naissance à un concept ambitieux : un album avec autant de styles que de chansons ! Pour cela, il saura s’entourer des bonnes personnes : son groupe, les Attractions, un producteur, Geoff Emerick, ancien ingénieur du son des Beatles ( pas le gars tombé de la dernière pluie !) et enfin, un orchestre symphonique ! A partir de là, notre homme va écrire les plus belles chansons de son répertoire avec un souci de perfection, d’ingéniosité, tel un compositeur classique ! Ainsi passe t-on par exemple d’une ambiance ensoleillée ( « Shaddy doll » et ses parties de piano envoûtantes) à un air jazzy (« Almost blue ») en un rien de temps ! Dans cet album, les ballades « à la Brel » (sincérité, humilité, tristesse, accordéon !) succèdent à de la pop suréquipée ( arrangements grandioses, clavecin !). Costello tel un crooner est à la hauteur de son œuvre en interprétant dans son style à lui, à la fois nasillard et chaleureux ses chansons si riches. J’adore « The long honeymoon » qui tranche avec ce qu’avait fait Costello auparavant. Et c’est peut-être pourquoi j’avais trouvé la clé : « Imperial Bedroom » n’est pas un album si « costellien » que ça. Elvis a su faire évoluer sa formule sans renier ses fondamentaux. Il me fallait peut-être quelque chose qui sorte de l’ordinaire pour que j’adhère. Car depuis, plusieurs albums de Costello passent comme une lettre à la poste comme « Get happy » ou « This year’s model ». Costello abandonnera ici ses dernières ardeurs commerciales pour ne faire que ce qu’il aime, ne se souciant guère des attentes des uns et des autres : c’est un artiste, oui ou non ?

Catégories :mes disques 80-84
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