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DAVID BOWIE : Reality (2003)

reality.jpgBowie, c’est comme le Phœnix, il renaît toujours de ses cendres ! Et surtout il fait toujours plaisir ! C’est tout de même le 25 ème album studio de notre caméléon musical ! Et franchement, « Reality » est encore une réussite ! Pas parce qu’il innove ; il a passé l’âge pour ça, mais parce que Bowie s’est franchement appliqué à composer un album de récréation avec de grandes chansons dans un souci de modernité. « Reality » est en fait un retour vers le passé où l’on retrouve l’ambiance industriel de « Heroes » et surtout la fougue de « Scary Monsters ». Ici pas de temps morts, d’être nostalgique, on reprend les mêmes mais on les fait muer. La guitare tranchante à souhait déchire les chansons tel un éclair dans le ciel sur des rythmes nerveux, compulsifs nappées dans du synthétique (synthé, boite à rythme). « Reality » a tout de l’album cool : des chansons accessibles bien huilées, un son moderne, propre et un superbe chanteur qui n’a pas son pareil pour dégager de l’émotion. Et puis Bowie est un artiste avant d’être un musicien : il sait créer une atmosphère, donner une âme à son œuvre. « reality » est son album le plus remuant, emmené par les excellents « New Killer star » avec une guitare qui dicte sa loi et le clinquant « Never get old » (un slogan !, la pub Vittel !). Là où Bowie se lâche, c’est sur sa reprise méconnaissable de « Pablo Picasso » des Modern Lovers ! Il y a d’abord cet effet rock flamenco brouillé (comme un cd qui saute !) en guise d’intro. Mais ensuite, il transforme la chanson d’origine mollassonne en une furie féerique (les organes de son vieux compère Mike Garson, celui d’Alladin Sane sont déments !). « Reality » n’a pas de chansons dites de « remplissage » et reste un album homogène. Bowie n’a jamais aussi poignant que sur « The loniest guy », ou imprévisible sur son improvisation jazz « Bring the disco King » (j’en reste encore sur le cul !). Bowie peut encore dire merci à Tony Visconti, son fidèle producteur pour avoir su arranger ses compositions dépouillés (qui pouvait mieux le comprendre que lui ?) en leur donnant cet esprit revanchard, frais, arty rock. J’en redemande !

Catégories :mes disques 00-04
  1. février 27, 2008 à 11:46

    Quelle déception: le titre que je préfère, le plus enjoué de ce disque n’est qu’une reprise ! ! « pablo Picasso », avec ce refrain entrainant, cet air vaguement aggressif n’est pas une création bowienne ! !Voilà qui confirme que je ne suis pas un grand fan !! !

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