Accueil > mes disques 70-74 > MC5 : Back In USA (1970)

MC5 : Back In USA (1970)

back-in-the-usa.jpgJe ne me souviens pas comment je me suis mis à écouter ce disque ! Pour quelles raisons ? Un conseil d’un pote ? Une attirance pour la pochette ? (ici très sommaire !), une bonne critique lue dans un magazine ? C’est bizarre comme ces choses s’oublient vite…Honte sur moi ! En tout cas, ce disque, je l’ai et j’en suis fier ! Je le conseille très fortement à tous ceux qui aiment le rock avec un grand R ! « Back in the USA » en est une des meilleures définitions : une musique furieuse, violente, forte, efficace et surtout peu sophistiquée ! Car plus on est simple, plus on dégage de l’intensité, de la puissance ! Sur les 11 titres de cet album, le rock est vif, vrai (il ne triche pas !). Les motor city five ne font pas moins que de regarder dans le rétroviseur en reprenant à leur compte les enseignements du professeur Chuck Berry : un riff de guitare concis, sans déchet, des chansons toujours enjouées qui ne regardent jamais derrière. Pour preuve du respect pour leur maître, ils finissent l’album en beauté avec une reprise de « Back In The USA » avec une guitare intenable non sans avoir ouvert avec le détonnant « Tutti Frutti », dans le même esprit que les originaux. Entre ces deux chansons qui ont façonné le rock ( ou le plutôt le rythm ‘ blues : le blues électrisé !) , nos compères font mieux que d’imiter leurs aïeux ! « The human being lawnmoyer » a une fureur incommensurable avec toujours cette guitare au jeu simple mais au son si tranchant. Chez MC5, plus c’est court mieux c’est ! Comprenez qu’en 28 minutes qu’on n’ait pas le temps de se lasser et de tomber dans des lourdeurs ! Ma préférence va vers deux chansons « let me try » et « Shakin’ street ». La première est émouvante avec ses paroles (l’ll be your singer/ you’ll be my song ») et son piano ; son rythme lent contraste avec le reste de l’album plutôt speed. La deuxième fait preuve de maturité par son sens de la mélodie, par la présence d’une guitare acoustique (excellent contre poids à la guitare électrique), donnant au final une chanson moins urgente mais plus épurée. Je ne serai incomplet en n’évoquant pas la voix très soul de Rob Tyner qui transcende cette furie par ses changements de ton, sa faculté à être « rock » (rapide, forte, généreuse). Ce disque sans le savoir lâchera les bases du punk rock par son incarnation du rock. Je ne me souviens toujours pas comment j’ai pu écouter cet opus mais je sais qu’il compte beaucoup dans la perception de ma passion qu’est le rock !

Catégories :mes disques 70-74
  1. Aucun commentaire pour l’instant.
  1. No trackbacks yet.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :