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RICHARD AND LINDA THOMPSON : I Want To See The Bright Lights Tonight (1974)

iwant.jpgSe procurer de bons (voire de très) albums n’est pas toujours chose aisée. La faute aux maisons de disques qui ne rééditent pas ou carrément suppriment des références sous prétexte qu’elles ne se vendent plus. On retrouve chez nos disquaires seulement les grands albums et les grands artistes qui ont vendu ou marqué. Et l’on doit se contenter du marché du disque d’occasion ou de l’import pour trouver un album excellent et oublié, à la fois des mémoires mais aussi des bacs. Les deux vont ensemble le plus souvent sauf si l’opus est vraiment mauvais ! Vous verrez dans mes critiques moult disques presque introuvables…Que c’est bien dommage de passer à coté de disques merveilleux…C’est ce qui a failli se passer avec « I want to… » de Richard et Linda Thompson. Trouvé par hasard, je l’ai acheté sans écoute après lu un article élogieux dans un Rock & Folk. Et ma foi, quelle bonne surprise ! Comme à l’époque de Fairport Convention (le précédent groupe de Richard Thompson), les chansons sont le résultat heureux d’un subtil mélange de genre : rock, folk, celtique, blues et plus si affinités. Dans cet album, tout n’est pas blanc ou noir, il y a une variété incroyable de nuances d’une chanson à l’autre voire dans une chanson. Excellent guitariste de son état, Richard Thompson peut s’avouer rocker sur des morceaux enjoués comme « When I got the border », ou acoustique sur des morceaux poignants et souvent tristes (« Withered and dead ») avec de nombreux solos mémorables et des riffs bien placés. Mais la principale force de l’album vient de la voix de Linda : forte, simple, pure, elle permet de faire passer la pilule aux ballades à la noirceur épaisse. A part trois chansons, Thompson en effet, est d’un pessimisme presque déroutant. Dans « End of the Rainbow », il avertit son enfant tout juste né que la vie est loin d’être rose et qu’il n’y a rien qui vaille la peine de grandir : dur dur à entendre ! Mais cette noirceur donne aux chansons une autre intensité, une autre sincérité : pourquoi se mentir en disant que la vie est belle ? Malgré la diversité des influences, l’album est des plus homogènes et reste pour beaucoup un disque de référence du folk rock à la Britannique.

Catégories :mes disques 70-74
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