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THE KINKS : Lola Vs Powerman And The Moneygoround (1970)

lola.jpgLes Kinks ou les grands oubliés ! Quelle injustice pour ce groupe ne pas être passé à la postérité ! A ce niveau, c’est du vol ! Ils ont fait de tellement bons albums et chansons qu’être la cinquième roue du carrosse est une honte ! Une critique d’un de leurs disques est donc la moindre des choses ! Et quel disque ! Après avoir flirté avec l’excellence pop avec Something Else et Village Green, et manqué la consécration avec Arthur, les Kinks se remettent en selle avec Lola. Mais ici, fini la joie communicative, place à l’aigreur, à la colère ! Ray Davies est dégoûté de l’industrie du disque et il le fait savoir à sa manière ! Toujours dans ces formats de vignette, il mouille tout le monde : les éditeurs de musique, les maisons de disques appelés ici Powerman And The Moneygoround. Il se paie même les syndicats !! (« Get back In the line ») Il crée aussi un personnage, qui ne lui ressemble pas dans la vie mais plutôt dans sa condition : le travesti Lola. La chanson qui lui est consacré vaut à elle l’achat de l’album ! Une ballade entre folk et hard rock bien efficace et accrocheuse avec des chœurs à l’unisson ! Davies s’identifie à Lola car lui aussi ne rentre dans aucune boite, ne fait pas l’affaire, et reste exclu du système. C’est comme si l’habitant du village vert était dégoûté comment le monde avait tourné ! En véritable incompris, martyr, il a le talent de faire passer ses propos par des histoires et avec humour. Davies n’avait jamais écrit un album aussi péchû, aussi rageur et aussi varié avec du rock n’ roll incisif (« The contender », « Top of the Pops » « Rats » ou « Powerman »), de la pop faussement gentille (« Denmark Street », « The moneygoround », « This Time Tomorrow »). L’autre sommet est sans doute « Apeman », satyre de l’idiotie des hommes au 20ème siècle ! A la fois leur album le plus drôle et plus aigri, Lola…a démontré encore une fois que les Kinks étaient d’excellents paroliers et avaient une place à part dans le paysage musical anglais : celle du génie incompris.

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