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LEONARD COHEN : I’m Your Man (1988)

im-your-man.jpgLeonard : Je suis ton homme ! Je te suivrai quoique tu fasses. J’écouterai ce que tu me diras. Je suis ton serviteur ! oui Leonard, tu m’as séduit, charmé ; que dis-je tu m’as fait succombé à ton chant doux comme celles des sirènes…Evidemment, tu avais déjà fait tes preuves (en fallait-il ?) bien avant (tu avais pris tes précautions) avec des chansons poétiques, mélancoliques, franches comme « Suzanne » ( je ne me mouille pas !). Mais moi, il m’en fallait plus. Alors après une période de vaches maigres, tu réapparais tel un parrain, lunettes noires, costard nickel pour un album génial, moderne, urbain qu’est « I’m Your Man ». Entouré de tes fidèles choristes, tu vas écrire une des plus belles pages de ta carrière en faisant de la variété alternative, c’est à dire des chansons pour crooner mais avec une instrumentalisation avant gardiste (machines, boites à rythmes, claviers). On sent que tu n’as envie de rigoler vu l’ambiance froide qui règne sur ces huit morceaux. Tel un Gainsbourg tu ne fais que parler avec ta voix caverneuse, implacable et douce à la fois. « I’m your man » est la musique parfaite pour les fins de soirée, lorsque la nuit prend le pouvoir, lorsque le noir s’empare de nos vies. Le noir, ici n’a jamais été aussi beau, séduisant, romantique (Cohen reste un poète !). Et ces choristes aux voies ensoleillées sont un merveilleux contre-poids à notre Cohen assez oppressant. Elles assènent des vocalises belles à pleurer qui décrivent comme jamais new York la nuit. « Everybody knows » a été mon premier choc car Cohen a un chant si captivant, répétant sans arrêt la même phrase avec ce violon et ce banjo (du baroque moderne !). Et puis il y a « I can’t forget », superbe chanson d’amour feutrée avec ces clabs. Je ne sais pas comment décrire l’effet que ça me fait : ça a de la classe et ça impose le respect ! Cohen fera six autres chansons dans le même moule : mystérieuses, humaines, dépouillées (sans déchets). Pour un dîner en amoureux : Leonard. Pour une rencontre entre bons amis : Leonard. Si vous cherchez la tranquillité alors cet album est fait pour vous : j’en mettrais ma main au feu ! Mention spéciale à « ain’t no cure for love » qui m’a guéri de mes maux d’amour mieux que n’importe quel psychiatre ! Leonard, je te le redis : je suis ton homme ! Le retour en forme de notre canadien se confirmera via ses albums solo (écoutez the future…) et par un bel album hommage « I’m your fan » paru aux débuts 90 où de nombreux artistes se tapent d’une reprise comme John Cale (« Hallejuah ») ou les Pixies (« I can’t forget »).

Catégories :mes disques 85-89
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