PIXIES : Come On Pilgrim (1987)

come-on.jpgC’est déjà ma sixième critique des Pixies ! Serait-ce mon groupe préféré ? oui ! Cela fait maintenant dix ans que j’en suis fan ! Pas de la dernière pluie, donc. Leur reformation en 2004 m’a fait chaud au cœur même si pour moi, ils ne m’avaient jamais quitté. Tant que je jouais leur musique, ils étaient toujours en vie, tellement leur son est crû, près du corps, charnel. Leurs disques, leur œuvre, sont éternels car intemporels. Même dans vingt ans, les Pixies auront toujours quinze ans d’avance ! Ils avaient débarqué un jour d’octobre 1987 dans les bacs avec un disque dont la pochette sort tout droit d’un musée ou d’une galerie d’art ! Un chauve poilu ! Ce disque s’appelait Come On Pilgrim. A vrai dire, je crois que c’est la plus belle pochette des Pixies, car la plus mystérieuses, la plus noire, la plus envoûtante. L’album ne comporte que 8 titres (sur 15 enregistrées ; les 7 autres furent réenregistrés pour d’autres disques à venir puis referont surface sous leur forme originelle sur l’album « Pixies ») mais quels titres ! que du lourd ! que du possédé, du brut ! Come On Pilgrim est un disque violent, au ton très hispanique (voodoo), ravageur. Tout commence par l’apaisé et envoûtant « Caribou » avec déjà un Black francis hurlant ou avec un timbre aiguë ! Vient ensuite la première droite du groupe : le très hardcore « Isla de Incanta » en espagnol ; ça tabasse, ça lâche de gros riffs mais c’est surtout l’ambiance qu’il faut retenir : un climat chaud, dans un monde entre la vie et la mort, le réel et l’irréel. C’est toujours ça qui m’a séduit chez eux ! la suite du disque est prodigieuse : « Ed is dead », avec les grands coups de Joey santiago et un Francis en mariachi ! la chanson est très à terre mais dégage de l’émotion, de la hargne, du sang ! Sur la seconde face, Les Pixies mettent un peu de pop et d’humour sur « Holiday song », chanson avec de belles envolées sur la masturbation ! Sur « Nimrod’s son », on se croirait dans un bar au milieu d’un désert comme dans les westerns ! Bon délire. « I’ve been tired », la chanson rigolote de l’album commence par un dialogue coquin entre Black Francis et une prostituée en sachant que le monsieur interprète les deux personnages ! La suite n’est fait que de sueur, de guitares aiguisées et jouissives. Enfin la chanson de clôture, « Levivate me », est la plus mystique mais aussi la plus envoûtante du disque avec notamment un refrain chanté comme un supplice ! Que tout ceci est beau, barré, déroutant mais au combien jouissif ! les Pixies avaient réussi ici leur entrée en piste pour une carrière hyper intéressante.

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