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STAN RIDGWAY : The Big Heat (1985)

the-big-heat.jpgLisez vous dans vos revues de musique ou de sport la rubrique nostalgique “Que sont-ils devenus” ? Ça fait toujours de trouver des nouvelles de ceux qui nous enchantait auparavant, que ce soit pour un chanteur, un groupe, un sportif : le passé ne meurt jamais : il vit dans le présent : s’en souvenir fait donc toujours un pincement au cœur. Les artistes des années 80 qui n’ont plus d’actualité musicale depuis lurette mériteraient un journal « et après ? » à eux seuls. on découvrira peut-être que certains sont devenus chauffeurs de taxis, d’autres coiffeurs (j’imagine…) comme pour prouver qu’il y a une vie après la musique, que la vie est une succession de vies. Il faut vraiment être curieux pour se demander tout ça mais il ne faut pas oublier que l’œuvre (le disque, le hit) reste, pas l’homme. Victor Hugo est immortel car son œuvre lui a survécu mais l’homme en tant que tel (son histoire) ne l’est pas. Même s’il sort encore régulièrement des disques, Stan Ridgway a tout de même sa carrière (le succès) derrière lui. D ‘abord chanteur de Wall of voodoo sur leurs géniaux Dark continent et Call of the West, il s’essaie ensuite à une carrière solo. Et là, c’est le jackpot ! Reprenant la recette de son ancien groupe Ridgway va écrire une musique bidouillée autant influencée par la new wave que par la country ! Synthétiseurs, boites à rythmes, banjos, harmonicas (son instrument de prédilection) vont se mélanger pour donner naissance à un son hybride, limpide dans une ambiance entre un film de Sergio Leone et Blade Runner ! (noirceur et futur). Ridgway est tel un chirurgien qui réussit à greffer deux corps incompatibles ! Les chansons racontent de petits histoires d’américains moyens sur le ton de la plaisanterie (« vendeur, pourquoi ne me veux-tu pas quelquechose ? » dans « Salesman »). Ridgway a aussi une voix unique, nasillarde à souhait qui a ce quelquechose d’attachant que je ne saurais expliquer. Et puis il y a ce « Hit », « camouflage » qui est génial à plus d’un titre. Déjà pour le texte qui raconte comment un jeune soldat est sauvé par un fantôme marine nommé « Camouflage » : Belle histoire bien ficelée si bien que les 7 minutes de la chanson n’en paraissent que trois ! Ensuite pour l’arrangement qui évoque l’extrême orient à la perfection : entraînant, enchanteur, ce morceau fera une belle carrière notamment en Angleterre avec une place parmi les cinq meilleures ventes de 45 tours ! La suite, si vous suivez mon raisonnement, ne sera pas à la hauteur de ce succès inespéré : il y aura toujours de bons albums mais plus de public pour les aimer. Tel est le destin de tous les artistes : un lever et un coucher…

Catégories :mes disques 85-89
  1. mars 13, 2011 à 10:40

    CAMOUFLAGE!! Bon sang, j’avais oublié ça! J’avais usé ma cassette dans mon vieux poste!

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