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TALKING HEADS : More Songs About Buildings And Food (1978)

moresongs.jpgQue trouve-t-on entre deux chefs d’œuvre (en l’occurrence « 77 » et « Fear Of Music ») ? Des vacances ? Des tournées à n’en plus finir ? Et bien, un autre chef d’œuvre ! Souvent décrit à tort comme un album de transition, « More Songs About Buildings and Food » n’en est pas un, bien au contraire ! La tête toujours dans le guidon, la bande à David Byrne ne va pas tomber dans le piège du « 77bis » mais va chercher à donner de l’air à ses chansons qui sentaient le souffre à certains moments. Pour ceci, ils font appel à Mr Brian Eno pour la production Dès la première écoute, on se rend compte de son travail sur les compositions et les arrangements des chansons : tout est plus fluide, libéré, moins saccadé, plus immédiat avec des instruments mis plus en avant et qui surtout respirent ! On les « sent » ! Encore plus dansant que « 77 » (faut le faire !) , « more… » est un album frais, le secret le mieux gardé des Talking Heads (qui le connaît ?) ! Et les chansons là-dedans ? du meilleur post-punk intello ! Le morceau d’ouverture « Thank you for sending me an angel » emmené par la batterie remuante de Chris Frantz donne le ton de la première face du vinyle : efficacité, énergie, générosité. Jerry Harrison avec son clavier et sa guitare touchent par leur proximité et leur furie. David Byrne, quant à lui, semble déjà mature avec moins d’excentricité mais plus de grâce. Mais c ‘est la seconde face qui reste la plus intéressante artistiquement et musicalement. Nos chers amis vont développer une musique plus éclectique, à la recherche d’une ambiance plus conceptuelle. L’exemple de ce changement de style est l’excellente reprise d’un classique de la soul  « Take me to the river ». Sur un tempo lent, Byrne n’a jamais aussi bien chanté, les instruments autant imprimé leur empreinte (écoutez moi ce clavier si enchanteur…) pour un résultat assez éloigné de leur rock tendu. Le résultat en live est encore plus détonnant (voir la B.O de leur film « Stop making sense » !) ! Le groupe nous réserve le meilleur pour la fin avec « Big Country » avec ses textes à l’humour noir décrivant avec cynisme l’Amérique moyenne (« Je ne vivrais pas là-dedans même si on me payait pour ça »). John Kerry candidat démocrate à la présidence américaine devrait l’utiliser dans l’un de ses spots !! Disque méconnu, « More… » est peut-être le meilleur résumé de ce groupe si essentiel à notre époque : arty, généreux, grinçant, non conventionnel.

Catégories :mes disques 75-79
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