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KRAFTWERK : Trans Europ Express (1977)

trans-europe-express.jpgMes disques en provenance d’Allemagne se comptent sur les doigts de la main et sont du même groupe : Kraftwerk ! Chez moi pas (encore !) de Scorpions, Nina hagen et autre Rammstein ! Est-ce parce que je suis à l’opposé d’eux coté culturel ? Enfin, ce n’est pas une grosse perte ! Ne pas avoir écouté le groupe de Dusseldorf en aurait été une ! C’est sûr ! J’ai tout de suite su que c’était un groupe pour moi : arty, froid, précurseur, dansant, conceptuel, réfléchi. De nos jours, on n’arrête pas de les encenser pour être les pionniers de la techno mais je pense que nous n’avons vu que la partie immergée de l’iceberg tellement leur influence va s’accroître dans les décennies à venir. Nous ne sommes qu’aux balbutiements d’une nouvelle ère musicale. Avant d’abordé la relation dans le futur entre l’homme et la machine dans « The Man Machine », Kraftwerk va faire un bon dans le passé en développant le thème du train dans un voyage à travers l’Europe à bord du Trans Europ Express. Le train dans le passé était l’apanage du progrès technique, la possibilité de se dépasser dans un confort relatif (ce n’était pas les TGV !), bien plus que la voiture. Kraftwerk revient sur les plaisirs qu’un voyage en train pouvaient procurer : l’aventure, le fait de vivre dans le progrès (une certaine fierté) avec son temps, le fait de pouvoir se déplacer où l’on veut (« Europe Endless » (l’Europe sans fin). Ce n’était pas seulement aller d’un point A à un point B, il y avait beaucoup d’émotion, de romantisme. Toutes ces sensations se ressentent à l’écoute de cet album magnifique de bout en bout. Equivalents modernes des compositeurs classiques (il y a même une chanson appelée « Franz Schubert »). A l’image de la pochette très années 20-30 (regards figés, visages éclairés), Kraftwerk revisite l’histoire, montre à quel point le progrès technique peut cohabiter avec l’homme harmonieusement. Raconté dans des symphonies synthétiques à rallonge que sont « Europe Endless » et « Trans Europ Express », ce voyage a tout pour nous émerveiller. On se sent vraiment transporté (c’est le but du train !) vers quelque chose d’encore plus fort : le sentiment européen. Le sentiment que les frontières n’existent plus, que l’Europe n’est « juste » qu’un vaste espace à explorer, qu’il nous appartient. Je pense que ce disque a inconsciemment développé mon identité européenne. A trop écouter ses disques sans arrêt, on en découvre un aspect caché insoupçonné. Rien que pour ça, je n’arrêterais pas d’en écouter !

Catégories :mes disques 75-79
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