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THE BAND : The band (1969)

the-band.jpgThe Band, un nom de groupe somme toute banal mais qui définit on ne peut mieux cette bande de musiciens : The band, c’est LE collectif par excellence ! Si vous cherchez un groupe pour vous accompagner sur scène ou en studio, ce groupe aurait été l’idéal ! Demandez à Dylan ce qu’il en pense : il vous dira que « The Band » a été plus qu’un complice, il a été son inspiration, notamment après son accident de moto. Mais à quoi bon être au service d’un artiste si on ne vole pas de ses propres ailes ? Il faut savoir créer. A ce petit jeu, notre bande de 5 musiciens multi-instrumentalistes (guitares, clavier, piano, basse, batteur, saxophone, accordéon, trompette, et bien plus encore !) va faire très fort ! Après un premier album superbe, nos compères vont remettre ça sur leur album « éponyme », plus épuré et surtout plus consistent. Mais comment définir le style de « The band » ? Un groupe de country qui se serait mis à jouer du rock ! Leur recette tient à une alchimie magique, jamais rééditée depuis : allier le meilleur de la musique traditionnelle américaine (folk, blues…) en l’enrichissant d’éléments contemporains (l’esprit hippie, d’écorché vif). En bref, la parfaite rencontre entre passé et présent : rustique et rebelle la fois ! Ma définition ne serait pas complète si je n’ajoutais pas que leurs chansons dépouillées transmettent souvent une mélodie imparable avec une voix à la force retenue et des refrains repris à l’unisson. Ce n’est donc pas un hasard si « Up on the cripple Creek » avec sa guitare qui couasse a fait un petit tour dans les charts ! TOUTES les chansons dégagent une intensité, qu’elles soient tristes (« Whispering pines » ou joyeuses (« The night they drove old dixie down », qu’elles respirent le terroir (« rocking chair ») ou l’hacienda (« Jemina Surrender »). Les arrangements sont somptueux de cohésion : je n’ai jamais entendu cohabiter aussi bien un piano, une trompette, une guitare et une batterie ! Nos amis ont réussi à repeindre le folk de fleurs, d’air pur, de rêve et de rébellion pour un résultat plus que surprenant mais au combien jouissif. Même Dylan n’a pas été aussi ambitieux qu’eux ! C’est le meilleur compliment qu’on puisse leur faire !

Catégories :mes disques 66-69
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