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THE KINKS : Kinks Are The Village Preservation Society (1968)

village.jpgSi vous n’aimez pas cet album, alors vous n’aimez pas la pop ! J’y vais cash mais franchement cet opus vaut bien cette mise en garde ! « Village Green » (comme je l’appelle) est LE chef s’œuvre ultime de la pop avec un grand P ! Ce disque truste les premières places des classements des meilleurs albums de tous les temps mais curieusement je l’ai eu sur le tard (ai-je une bonne excuse ?)… même une critique digne de ce nom ne pourra décrire l’expérience musicale que « Village Green… » procure. Mais essayons ! Après leur fabuleux « Something Else », les Kinks décident de passer à autre chose ! (le titre de l’album était-il prémonitoire ?) Voyant que les mentalités évoluent et surtout que la mode est au psychédélique, au blues électrique (Hendrix !), Ray Davies veut au contraire revenir en arrière. En gros, il préconise une pop mélodique, propre sur elle avec des arrangements célestes. Mais comment mettre ses idées à exécution ? En créant de toutes pièces un concept, celui, du village vert, un monde où la tradition est de mise, la modernité bannie, où les vielles manières anglaises (le thé, le cricket..) époque victorienne sont les joies de la vie. Ce mouvement réactionnaire a quelque chose d’attachant, de magique car il montre à quel point nous pouvons être attachés à nos racines, que le meilleur hommage qu’on puisse leur faire est de regarder dans le rétroviseur, acte désespéré, le temps d’un album. La première phrase de l’album vaut tous les commentaires : « Nous sommes la société de préservation du village vert/dieu sauve Donald/Le Vaudeville et la variété/Nous veillons à ce que les vieilles manières ne soient pas maltraitées/ et que les nouvelles manières soient protégées pour moi comme pour vous / Que faire de plus ? » Chaque chanson décrit le village vert, un souvenir d’enfance avec une nostalgie passionnée. Avec l’apport de clavecins, violon, piano, on nage dans le raffinement total mais que les compositions sont belles, heureuses, poignantes, enivrantes, entraînantes ! De bout en bout, Davies nous fait voyager dans son monde qu’il ne voudrait quitter sous aucun prétexte ! Je ne pourrais pas vous citer de mauvaises chansons : toutes recèlent leur secret, leur charme passé et n’ont surtout pris aucune ride ! J’adore me ressourcer à la source du village green, histoire, d’oublier mon quotidien un peu trop speed (saleté de 21ème siècle !). Un grand album, un grand bol d’oxygène pour tous ceux qui ont l’amour de la pop dans les gènes et pour tous les autres !!!

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