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PINK FLOYD: Dark Side Of The moon (1973)

dark-side.jpgIl aura fallu tout ce temps pour enfin écrire quelques lignes sur ce disque ! Une éternité ! Cette sélection de disques n’aurait de sens si le Dark of the moon était absent. Il y aurait, comme qui dirait, un vide, un puzzle incomplet. Critiquer cet album, c’est faire un peu d’histoire. Ce disque représente une époque, la première moitié des seventies et surtout un style disparu, le rock progressif. Des albums comme ça, nous n’en ferons plus jamais, nous en avons perdu la recette, la volonté, comme nous l’avions renié. Cette Musique est de toutes les ambigüités : veillotte et moderne, sophistiquée et universelle, déroutante et évasive. Détester cette musique était gage de non conformisme, de rejet de l’ordre établi, du pompeux et l’académisme. Je dirais surtout qu’elle était le symptôme d’une immaturité musicale ! Car aimer le progressif, c’est d’abord aimer la grande musique, celle qui vous émeut, celle qui n’a rien à revendiquer, celle qui vous rajeunit, celle qui donne envie de quitter la réalité. Il n’y a pas de message, de sens à donner à ces chansons mais seulement de l’amour, de la contemplation, du plaisir. C’est souvent la marque de moments intemporels, figé dans le temps, complètement déconnecté de la réalité. Tous ces sentiments, Pink Floyd les a rassemblés dans 9 chansons. 9 instants magiques, rêveurs. Même si « Money » fait quelque peu figure d’intrus (un tube !!), l’ensemble fait penser à un rêve éveillé que rien ne perturbe. Tout est là pour enchanter l’auditeur : de la lenteur, des arrangements millimétrés, une fausse tranquillité et du mystère. La musique de Pink Floyd a quelquechose de divin, de cérébral qui dépasse les limites de notre conscient pour nous emmener nulle part. Mais jamais le vide, le néant n’a été aussi beau, aussi transmetteur d’émotions. Pour un non mélomane, pénétrer dans cet univers fait l’effet d’un malaise, d’une incompréhension (qu’est ce qu’il y a de beau là-dedans ?) que l’on peut comprendre. Aimer le progressif se mérite, se travaille mais quelle récompense au bout : celle de percevoir l’émotion, la sensibilité du monde.

Catégories :mes disques 70-74
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