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Born to lose : The Weather Man

weather-man.jpgVoici un film synonyme d’échec commercial. Ce genre de film qui laisse une trace après visionnage et qui n’a pas eu ça chance sur grand écran. Pas commercialement viable ? Le sujet était il, peut être, trop casse gueule ?…

Il faut avouer que le point de départ d’un tel film pose de sérieuses questions. Des films ayant pour héros principal un présentateur météo ne sont pas légions et c’est à croire qu’il ne peut rien leurs arriver d’assez intéressant pour motiver la réalisation d’un long métrage. Prendre comme point central un personnage dont la vie se résume à 5 minutes d’existence télévisuelle (et qui en plus, mène une vie financière confortable) ne pousse pas à la curiosité et à la sympathie. Aussitôt vu, aussitôt oublié. Et c’est ce qui m’a attiré dans ce film. Car même un Monsieur Météo reste un être humain avec les problèmes de monsieur tout le monde. Un homme avec ses angoisses (qui n’en à pas ?!) et un monde affectif qui s’écroule autour de lui. De plus, comment un tel métrage a pu voir le jour avec comme réalisateur celui de Pirates des Caraïbes, des acteurs comme Nicolas Cage et Mickael Caine (plus froid, noble, droit et impénétrable que jamais) et le compositeur de BO Hans Zimmer ??? Excusez du peu…

Dans un univers quasi similaire à mi chemin entre American Beauty et Sideways (ces « héros » au regard vide, en fin de carrière), The Weather Man se pose non seulement comme le meilleur film à ce jour de Gore Verbinski, mais comme un pur produit anti Hollywoodien (sur les traces de ces films américains à la sauce indé) surtout par certains thèmes qui aborde comme l’obésité, le divorce et même la pédophilie . Il y a une noirceur désespérée qui surprend dans cette peinture sociale, un ton joliment amer. Le réalisateur, s’amuse, décortique son prochain, le malaxe dans tout les sens pour en faire ressortir le jus d’une comédie noire pince sans rire menée par un Nicolas Cage toujours très juste et qui n’en fait pas des tonnes. Il apporte définitivement quelque chose de désespérant et de touchant dans ce personnage (tout comme il l’a fait pour Adaptation ou Leaving Las Vegas). On se régale d’un bout à l’autre de la dépression constante dans laquelle est plongée le personnage central. On assiste, à chaque instant, au combat de cet homme qui ne peut tomber plus bas et qui a le choix entre mieux se relever ou rester à terre. La symbolique, assez facile, du personnage principal qui trouve son exutoire dans le tir à l’arc (la flèche qui se doit d’arriver à son objectif), reste efficace et (je trouve) original.

De plus, Le travail de la photographie joue un très grand rôle ; elle vient accentuer le côté déprimant du quotidien de notre personnage.

A la fin, je me suis dit que ce film fait parti de cette catégorie de métrages plutôt réservés à des réalisateurs comme Paul Thomas Anderson, Sam Mendes, Alexander Payne ou même un Wes Anderson. On ne peut pas reprocher à son réalisateur de ne pas s’être pleinement investi dans la réalisation de son film et de n’en avoir pas saisi toute la finesse du scénario.

Il ressort, donc, de ce film une profonde humanité, ce quelque chose qui fait quil mérite bien plus qu’une seconde chance.

TastyRiff

Catégories :mon cinéma
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