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Zodiac, un film de David Fincher (2007)

zodiac.jpgDavid Fincher est l’un des ces réalisateurs dont on attend toujours avec impatience sa dernière production. Pourquoi ? Car ses œuvres font toujours preuve d’une grande originalité, avec un style propre, avec un scénario et une mise en scène toujours déroutants et prenants. Si son avant dernier film Panic room laissait planer une baisse de régime par son coté prévisible et un plot assez plat, il ne fallait surtout pas enterrer trop vite ce cinéaste sombre et génial. Car Zodiac se révèle être comme son œuvre la plus accomplie, la plus intéressante et peut-être la plus mystérieuse. Dans l’Amérique pré Reagan, Un serial Killer nommé Zodiac sème la terreur dans l’état de la Californie et va faire basculer la vie des policiers et des journalistes qui suivent cette enquête. Sur les 2h36 que dure le film, Fincher va faire se servir de cette affaire pour faire un thriller psychologique. Comme l’avait déjà fait Ridley Scott dans Blade runner, le personnage le plus important du film n’est ni le serial killer ni tous les autres protagonistes mais bien l’atmosphère, la philosophie des acteurs. Monté par ordre chronologique, le film va montrer comment des hommes peuvent devenir accro par un fait divers jusqu’à perdre leurs repères, leurs vies. On se rend bien compte que l’enquête à un moment n’est plus une question de chasse à l’homme mais d’ego, d’obsession, à tel point que les caractères adoptent une psychologie dépassant leur propre imagination. Marc Buffalo (Toschi) le dit lui-meme en substance: « il y a des centaines de meurtres comme ceux perpétrés par Zodiac, alors pourquoi y accorder une plus grande importance ? ». Divisé en deux parties bien distinctes, celle de l’enquête policière puis celle d’un dessinateur d’un journal (Graysmith), le film va dérouler des faits pour chaque fois arriver au même constat : un gout d’inachevé, une frustration et surtout une grande perte humaine. Beaucoup diront que le film aurait gagné en efficacité en coupant certaines scènes sans intérêt mais l’impact psychologique en aurait été limité. La psychologie n’est pas qu’une affaire d’actes mais de temps. Au final, on regarde un film original, avec un jeu d’acteurs parfait. Cette production renoue avec les films d’auteurs à l’ancienne qui rencontrait son public. Mais les temps changent : ce film est promis à être un flop commercial : mais qui s’en soucie ?

Catégories :mon cinéma
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