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Archive for novembre 2007

ça commence à faire beaucoup : décés de Fred Chichin

novembre 28, 2007 Laisser un commentaire

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Encore un bon qui nous quitte… Anti héros à l’extreme, Fred Chichin nous a quittés aujourdhui… 53 ans, au top. So long…

Catégories :Vérolards de coeur

THE BOO RADLEYS: Giant Steps (1993)

novembre 27, 2007 1 commentaire

giant-steps.jpgLe bon album au bon moment ! Les Boo Radleys ont été de leurs débuts jusqu’à 1995 le baromètre de la musique anglaise ! Toujours placés mais jamais gagnants, ils sont pourtant d’heureux perdants. Issu de la mouvance noisy pop et autres shoegazers institué par My Bloody Valentine, le groupe a su évoluer dans le temps par la force des choses, par une plus grande maturité musicale et une folle envie de la bonne musique ! Car la vague retombera, ils seront parmi les seuls à rebondir. Et de la plus belle des façons ! Monté à la manière d’un Physical graffiti, c’est-à-dire un joli bordel, giant steps est un petit pas pour Boo Radleys mais un grand pour la musique ! Toutes les influences noisy (psychédélisme, larsen, atmosphère torturée, violence feutrée) se mêlent à des sonorités sixties (arrangements léchés, utilisation de cuivres, légèreté) pour un résultat rafraichissant et hallucinatoire ! Long de 17 titres, l’album alterne les chansons pop et rêveuses avec une plume sans pareil avec comme seuls guides la voix chaleureuse de Sice et la guitare acérée de Carr. Et vu que le travail d’écriture est sublime, il n’y a pas de longueur ! Je disais en préambule que giant Steps était le bon album au bon moment ; il était la preuve vivante du renouvellement d’alors de la musique anglaise qui devait oublier ses années madchester. Il fallait édulcorer la noirceur, le bruit. « I hang suspended », « Lazarus », « Best lose the fear » le montrent. Après coup, le groupe continuera sa mue vers des accents pop très sautillants (apparenté Brit pop, donc) tout en continuant à faire rugir ses guitares.

OASIS : Heathen Chemistry (2002)

novembre 27, 2007 Laisser un commentaire

heathen-chemistry.jpgC’est fou comme le temps peut passer vite, que l’on peut passer d’une mode à une autre, que l’on revienne sur terre après avoir touché les étoiles. Oasis est LE groupe de ma génération, celle de la brit pop, de Kurt Cobain, de la vache folle ou encore de lovin’ fun. Ce fut un groupe adulé comme des dieux (une vraie mania !) avec une vraie personnalité (rugueux, brut, intègre, anglais) avec notamment les deux frères Gallagher.  Ce phénomène durera 3 ans (94-97) avant de se dégonfler d’années en années et en d’albums moribonds en albums moribonds. Oasis fut plus l’actualité dans les faits divers que dans la presse musicale ! Oasis avait ainsi perdu à la loyale son titre honorifique de meilleur groupe de rock par excés, dissipation, orgueil alors qu’ils étaient restés à leur affaire, tout aurait pu tourner autrement. C’est ainsi que quand sort Heathen Chemistry, personne n’attend le groupe au tournant. Désormais Oasis n’intéressera que les fans, que les mordus de musique et plus les auditeurs « occasionnels » venus chercher un tube radiophonique. Oasis ne viendra plus vers moi, il faudra aller vers lui. Heathen Chemistry reste pour moi la ligne directrice que le groupe n’aurait jamais dû quitter, le meilleur album depuis un bail ! Mais vu qu’Oasis n’a plus son aura médiatique, le succès commercial a été moindre par rapport à sa qualité. Car tous les fondamentaux sont là : de grandes mélodies, de l’émotion, un chant de haute facture (Liam n’a peut-être jamais aussi bien chanté), du bon rock old school ( Who, kinks, jam). L’album comporte son lot de moments mémorables (la ballade « stop crying your heart out », les implacables « little by little » et « force of nature » chantées par Noel). Oasis est resté le même, même avec le poids des années, avec toujours ses qualités (et défauts) sauf que les gens sont passés à autre chose entretemps… C’est franchement triste de voir un groupe se refaire une santé après une période de vache et que ça passe un peu inaperçu ! Mais comme je le dis souvent, on ne va au ciel qu’une fois : Oasis a eu son quart d’heure de gloire. Place aux jeunes ! Mais rien n’empêche de se pencher sur les anciens de temps en temps !

Catégories :mes disques 00-04

JOE JACKSON : Look Sharp ! (1979)

novembre 27, 2007 Laisser un commentaire

look-sharp.jpgSi le nom de Joe Jackson ne vous dit rien, je ne vous en voudrai pas car notre homme ne fait plus depuis longtemps l’actualité, même dans les faits divers ! Pourtant sa carrière est forte intéressante, voire passionnante tant notre homme a touché de styles (puis les a reniés !) différents avec une bonne dose de risque. A ses débuts en cette fin des seventies, il surfe sur la vague du rock reggae estampillé new wave, à la police ou Elvis Costello. D’après moi, ce courant vient tout droit de la rencontre du pub rock (la scène, l’incisif) et du ska (la chaleur, la festif). Et franchement, ce style a franchement bien vieilli car il n’a pas été mis à toutes les sauces et utilisé à l’excès. Look sharp est donc à mettre à coté d’un outlandos d’amor ou d’un this year’s model, le prestige en moins. Et pourtant, tous les ingrédients d’un classique sont là : de superbes mélodies accrocheuses, des instruments qu’on entend vraiment (à commencer par la basse),  un rock nerveux et frénétique, un chant entrainant, sans parler d’une guitare intenable ! Les 11 chansons de l’album sont comme 11 attaques pour siffler, claquer des mains, enlacer sa copine ou déclencher une bagarre ! Bref, cet album respire la vie, la simplicité, sans temps morts. Et puis la pochette en noir et blanc est plutôt réussie avec une vue imprenable sur les chaussures blanches de Joe ! Rien que ça, ça crée un buzz ! Ce n’est pas avec son physique à johan Lachuer qu’il l’aurait fait !

Catégories :mes disques 75-79

ECHOBELLY : On (1995)

novembre 27, 2007 Laisser un commentaire

on.jpgQuand une mode, une vague arrive, il y a toujours les leaders, les têtes d’affiches, les curiosités et les autres. Ces derniers sont souvent des groupes arrivés de nulle part qui voudraient bien décrocher leur quart d’heure de gloire sur la foi de chansons plus ou moins inspirées, « vite écouté et oublié » au mieux. Et souvent une fois la vague redescendue, ils sont les premiers à disparaitre. Ils essaieront souvent un album du retour mais le public ne suivra plus (mais les a-t-il suivis pour eux ?). Voici un excellent album de l’époque d’un groupe qui n’eut pas de lendemain : On d’Echobelly. Pour être sincère, c’est un album que je ressors assez souvent car il contient son lot de bonnes chansons (sans date de péremption !) frappées au sceau de la brit pop version musclée (genre elastica) : « great things », « go away », « nobody like you », « king of kerb ». Sans que ça soit des chefs d’œuvre, elles sont tout pour donner le sourire, prendre la vie du bon coté avec leur spontanéité, leur énergie et leur absence de calcul. Elles sont en plus interprétées par une fille, histoire de mettre de la fraicheur ! Et puis, sur cet album on retrouve l’ambiance de la brit pop : de la folie (quel engouement à l’époque !), des refrains faciles, de l’accroche, des paillettes et des couleurs ! C’était franchement une vague intéressante car c’est elle qui m’a permis de devenir un vrai mélomane : il y avait certes les gros mais les petits (faiseurs) avaient leur mot à dire. Alors qu’aujourd’hui, les petits rament beaucoup plus pour se faire entendre alors que le coté créatif est chez eux ! Enfin, il faut vivre avec son temps. Quant à Echobelly, ON a plutôt cartonné mais sans suite. Que c’est dur de confirmer…

Catégories :mes disques 95-99

GUN CLUB: Last Vegas Story (1984)

novembre 27, 2007 Laisser un commentaire

the-las-vegas-story.jpgGun Club est pour moi l’un des groupes US les plus intéressants de ces trente dernières années. Pour son parcours chaotique, alternant les hauts et les bas et les bouteilles de bourbon. Pour son chanteur Jeffrey Lee Pierce, à la personnalité très noire et à la voix de possédé. Pour son style musical, entre rockabilly, punk et blues qui fera une foule d’émules. J’aurais pu critiquer le séminal « fire of love » mais j’ai préféré faire un éclairage sur le trop méconnu « Las Vegas Story » qui est selon moi leur album ultime, celui à posséder. Produit par Jeff Eyrich (Plimsouls !!), l’album se veut être l’album de la maturité et de l’ambition avec le retour au bercail de Kid « Congo » powers (guitare pied au plancher !) A la manière d’un Ray Davies, il va raconter avec ses mots, sa force, sa vision de l’Amérique. Chez lui, il est beaucoup question de violence, de mystère, de plans foireux. Pour ce genre de propos et d’atmosphère, jeffrey Lee Pierce est un véritable as (pas moins d’une bouteille de whisky par jour !). La musique du gun est brute, planante, implacable, loin d’être enjouée mais elle dégage du souffre à tel point qu’on croit que ça peut péter à tout moment. Jeffrey Lee Pierce réussit à être ce songwriter ténébreux, torturé (il miaule plus qu’il ne hurle) mais aussi romantique. Peut-être parce qu’il vit au jour le jour ce qu’il narre (l’autodestruction), qu’il arrive à les transposer sur 11 chansons envoutantes et minimalistes (vive les racines !). Gun club est comme un groupe punk qui se serait  perdu dans un cimetière indien  pour faire au final du blues rock psyché.. Las Vegas Story ne comporte pas de hits mais simplement que des bonnes chansons. Malheureusement le foie et la personnalité destroy de Pierce ne permettront jamais au groupe de sortir du cercle des initiés. D’autres groupes se chargeront de récolter les lauriers à leur place (N’est ce pas Bertrand ?).

Catégories :mes disques 80-84

U2 : Achtung baby (1991)

novembre 27, 2007 Laisser un commentaire

achtung-baby.jpg1991 restera comme l’une des plus belles années musicales de ces 25 dernières années, si ce n’est la plus belle. Pourquoi ? Parce que le son des nineties y est né et qu’il sonne encore juste aujourd’hui ! L’Achtung Baby de U2 ne fait pas exception à la règle ! Après un album mou du gland et pas franchement inspiré Battle and Rhum, le groupe décide de faire une pause longue de 3 ans pour recharger les batteries. U2 en l’espace de quelques années était devenu un poids lourd de la scène rock (les bons gars au bon moment) avec des albums épiques et romantiques mais avait semble-t-il laissé des forces dans la bataille. Pour la première fois de sa carrière, le groupe doit se remettre en question, prendre des risques pour avancer. Pour cela, nos irlandais vont s’inspirer d’un autre groupe  culte des eighties qui a su passer l’examen du renouvellement avec brio avec son violator : Depeche mode. U2 va ainsi « industrialiser » son rock, l’enrichir de sonorités électroniques et ténébreuse ; Ce « son » est l’œuvre de Flood. Celui-ci à l’instar d’un Butch Vig ou d’un Robert john Mutt Lang a véritablement créé un son, une patte qui se reconnait dés la première note : froid à l’extérieur, chaud à l’intérieur ; un son qui sent le souffre, des effets hypnotiques. U2 avait choisi les bonnes armes, repris la même équipe (Eno et lanois) encore fallait-il les bonnes chansons. Dés « Zoo station » on sent que le groupe a innové (distorsion de la voix, son plus aérien, utilisation de machines) pour un son magique et déroutant. U2 a réussi à se réinventer et à entrer dans les nineties par la grande porte. Il a su coller à l’époque. Mieux : il prend une avance sur ses contemporains. Mais il n’y a pas que leur  musique qui évolue. Il y a aussi leur look ! Encore une fois, le groupe s’inspire de Depeche mode (quels copieurs, quand même !) en adoptant un style à a la fois classe (black et white) et glam (ah ces lunettes de mouche !). Le résultat ne se fait pas attendre : Achtung baby collectionne les tubes avec entre autres la ballade d’anthologie « one ». Le groupe ensuite reproduira cette formule avec plus ou moins de risques ou d’inspiration sans jamais quitter la catégorie des gros faiseurs.