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PINK FLOYD: A Momentary Lapse Of Reason (1987)

a-momentary-lapse-of-reason.jpgLe Pink Floyd des années 80 est franchement dispensable quand on connait le reste de la carrière du groupe. Il est vrai que l’on pouvait faire difficilement mieux ! Les 3 albums (2 studios et un live) sont loin d’être des chefs d’œuvre mais l’essentiel n’est pas là. Pink Floyd a plutôt fait l’événement en coulisses avec le départ en 1983 de Waters, devenu à la longue mégalomane et dictateur (je suis le seul maitre à bord). Celui-ci préfère en effet poursuivre une carrière solo, considérant que le groupe est un poids à sa créativité. Si on n’aimait pas ses textes très froids, c’était la fin ! Wright était même parti avant le dernier watersien « final cut » (raté). Donc, certains membres quittent le navire alors d’autres le maintiennent à flot envers et contre tous. Pink Floyd ne s’est pas séparé, non ? C’est ainsi que Gilmour et Mason décident d’écrire un album sous le nom de Pink Floyd, ce qui n’est pas du goût de Waters. S’ensuit un procès opposant Waters à Gilmour et Mason pour que ceci n’est pas le droit d’utiliser le nom du groupe ! Du jamais vu ! Après une longue procédure et une lutte farouche (on se croirait à un divorce !), Waters n’obtient pas gain de cause malgré tous ses efforts. L’album A Momentary Lapse Of Reason peut alors enfin être terminé et sortir en 1987. Pour être franc avec vous, celui-ci s’apparente plus à un album solo de Gilmour (featuring Guests) qu’un album de Floyd. Pour la simple raison que la prise de risque est nulle et que les chansons manquent de ressorts (vite écoutée, vite oubliée). Si on met de coté cette doléance, la première face de l’album tient néanmoins plutôt bien la route en alliant sonorités eighties (Synthétique, Rock FM) et ambiance planante. Pour du Floyd, c’est donc très accessible ! On est loin des morceaux tortueux et aventureux du passé mais sans Waters, comment faire autrement ? C’est sur celle-ci que nous trouvons le morceau le plus réussi de l’opus « Learning to fly » hymne taillé pour les stades. Pink Floyd semble avoir voulu coller au mieux à l’époque en édulcorant à outrance sa marque de fabrique. Le sophistiqué et le feutré sont toujours là mais le son a perdu de son attrait et de son originalité. Des clips passent sur MTV, une tournée gigantesque est lancée : le groupe devenu avec le temps une institution conquiert à sa façon la nouvelle génération. En 1987, Pink Floyd est revenu sur le devant de la scène avec un album taillé pour le grand public mais sans panache. Mais ne vaut-il pas mieux un floyd aseptisé que rien du tout ?

 

  1. mars 13, 2011 à 8:04

    Je ne suis pas complétement d’accord avec vous😉
    Même si en effet, Gilmour, Mason et Wright n’ont pas vraiment eu de « perte momentanée de la raison » en faisant cet album, « Learning To Fly » n’est pas le morceau le plus réussi. C’est celui qui est passé le plus en radio et à la télé. Mais ill faut écouter « On The Turning Away » et « Sorrow », deux beaux titres électriques superbes. C’est vrai que Pink Floyd n’a rien révolutionné après la séparation d’avec Roger Waters, mais quel plaisir, d’écouter ces albums!

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