Accueil > mes disques 75-79, Mon groupe de cette année 2007 : Led Zeppelin > LED ZEPPELIN : Physical Graffiti (1975)

LED ZEPPELIN : Physical Graffiti (1975)

f93106adb3s.jpgEn 1975 Led Zeppelin est au sommet de sa popularité avec son statut de génie et de gros vendeur. La planète ne leur a soumis aucune résistance tellement leur musique fédératrice et riche en influences faisait mouche. On se demande bien ce qui peut motiver le groupe pour continuer l’aventure au vu de ce qui a été déjà réalisé. Et bien, la création ! Pour son sixième album, Physical Graffiti, Led Zeppelin va écrire son chapitre le plus ambitieux, à savoir faire cohabiter sur un disque toutes leurs influences dans un joyeux bordel, un peu à l’instar de l’album blanc. Les points de comparaison ne s’arrêtent pas là : le disque lui aussi est double et renferme peut-être les chansons les plus achevés du combo. En effet, le groupe, soucieux de ne pas faire une redite, va assouplir sa musique, va l’enrichir d’une palette de sonorités, d’émotions, déjà abordé sur leurs précédents mais jamais à ce degré. Car Led Zeppelin veut créer une musique universelle, revigorante, cérébrale (oui oui !). Pour résumer l’atmosphère du disque, je dirais que les cinq premiers albums sont passés en revue sans ligne directrice ! Physical Graffiti est comme un fourre tout sans queue ni tête mais qui réussit le tour de force de dégager une unité. Mais ceux-ci n’est possible qu’avec de grands musiciens et de grandes chansons ! ça ne sert à rien de mélanger les genres si vous vous y prenez comme un manche ! Vous sèmerez le doute dans les oreilles de l’auditeur sans réussir à le convaincre. Dans cet album, on trouvera un paquet de chansons non pas les plus connues mais les plus mémorables. Quand je parle de Led Zeppelin à des gens, les compositions « In my time of dying », « sick again » ou « ten years gone » sont souvent citées comme être des chansons superbes car elles sont achevées, chargées de sens et d’influences. La batterie de Bonham tape toujours aussi fort, Jimmy Page assène toujours des parties de guitares assassines, Robert Plant n’arrête de hurler mais on sent que la fureur des débuts a laissé place à de la fièvre, que le son de Led Zeppelin a muri en cherchant toujours à cogner mais avec plus de subtilité et de technique. Le tempo par exemple des chansons est ainsi descendu d’un cran ; les chansons se sont rallongées pour laisser plus de place à l’improvisation et exprimer les talents. Dans cet album désorganisé, seules les chansons ne le sont pas ! D’après moi, l’écriture des chansons s’est améliorée dans un souci de frapper juste. Le groupe a réussi à faire muter son hard rock grâce à son génie, sa culture musicale prodigieuse ( de l’oriental au blues en passant par le folk, entre autres) en gardant tout son mordant. « kashmir » considéré pour beaucoup comme le sommet de la carrière le prouve. Sur un rythme implacable bercé de sonorités classiques et orientales ( les violons !), le groupe va écrire sa chanson la forte. On en redemande ! Après quoi, plus rien se sera pareil : Plant se plante en voiture (pas de tournée « Physical Graffiti ») ; le groupe perd progressivement sa verve créative (ils n’y sont plus) pour se séparer en 1980.

  1. Aucun commentaire pour l’instant.
  1. No trackbacks yet.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :