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Archive for mai 2008

THE EMBROOKS: Yellow glass Perspections (2004)

Attention gros coup! Il faut bien que je le dise car je suis bien le seul de mon entourage à avoir connaissance de l’existence des Embrooks ! Et qu’ils sont bons aussi ! Power trio monté à la manière de Cream, le groupe distille du son estampillé sixties (mod, garage, swingin’ london) du meilleur effet. Chaque morceau donne lieu à de superbes parties de guitares incisives et accrocheuses mais avec toujours un coté féérique que ne renierait pas Ray Davies ! Avec eux, les Who, les Kinks et autres Sonics ne sont pas loin ! Les Embrooks, c’est du rythm n’ blues aux amphétamines, des chansons aux grosses envolées, de la rage et de la frustration. Et tout ça en 12 chansons ! Ce qui m’a aussi plu dans ce groupe, c’est le look très sixties (vive les pois, les rouflaquettes et les chemises fripées !), l’esthétisme des musiciens qui les rend très attachants. On sent par la pochette que ce sont des gars honnêtes, simples sans prise de tête. Dans les temps qui courent, je peux vous dire que c’est très rafraichissant ! Les « riding a wave », « happy flickle girl » et autres « Show me a little smile » sont autant de bons moments à savourer sans frein à main. Dommage que ce groupe ne touche qu’un public confidentiel mais soyons égoïstes : il faut toujours garder des choses pour soi !

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Catégories :mes disques 00-04

PINK FLOYD: Wish You Were Here (1975)

Les albums de Pink floyd gardent une place à part dans ma discothèque. Ils évoquent pour moi de nombreux souvenirs, des amis, des discussions, une époque. Je ne les ai pas aimés d’un coup d’un seul. Le temps, la passion pour la musique ont fait leur effet pour que je m’approprie leurs univers si atypique et mystérieux. Il m’arrive encore aujourd’hui de débattre de leur œuvre : quel est le meilleur album ? Waters ou gilmour ? Musique d’autiste ou de génie ? Quel est leur message ? Bref, quand on est passionné de musique, Pink Floyd est incontournable. Wish you were here est pour moi (j’attends vos commentaires !) l’album charnière, la synthèse entre Meddle pour ses longues plages et Dark Side Of The Moon pour son atmosphère.  C’est en quelque sorte l’album de rock planant de référence ! L’album ne comporte que 5 titres mais dure plus de 45 minutes ! Les chansons sont ici lentes, tissant un rideau ténébreux et enivrant où l’auditeur peut vider ses pensées dans un puits sans fonds. Il faut par exemple attendre un instrumental crépusculaire de près de 9 minutes sur « Shine on you crazy diamond » pour entendre la voix plaintive de Waters ! Le jeu de guitares de Gilmour indentifiable parmi tous, le nappage de claviers de Wright et les textes cérébraux et acerbes de Waters font toujours mouche.. Mais ce qui rend encore plus émotionnelle l’écoute de Wish you were here est son leitmotiv : rendre hommage à leur ami « disparu » Syd Barrett. Pas une note, une seule parole ne lui sont pas dédiées. Personne dans le groupe ne l’a oublié. Pire, on sent que sa mise à l’écart de Pink Floyd les a affectés profondément. On raconte que barrett serait venu « par hasard » (ça semble farfelu mais c’est la vérité) au studio Abbey road lors des sessions d’enregistrement de l’album et qu’il n’ait reconnu personne ! Les membres du groupe aurait été attristé de voir dans quel était il était devenu (gros, chauve, amorphe) et qu’il ne se souvenait pas qu’il faisait partie de Pink floyd. Après coup, on comprend un peu mieux le caractère obsédant des chansons et l’émotion palpant sur la ballade éponyme (qui reste ma chanson préférée). Pink Floyd avait réussi l’impossible : donner une suite à Dark Side sans se répéter.

Catégories :mes disques 75-79

PEARL JAM : Ten (1991)

mai 16, 2008 2 commentaires

Encore un album revenu de nulle part ! A croire que la maxime « mieux vaut tard que jamais » est juste. Ten de Pearl jam n’avait pas jusqu’à récemment conquis mon cœur alors que je le possède depuis longtemps ! Je n’avais pas su trouver l’entrée et avais préféré à l’époque Nirvana dans le genre grunge. J’avais bien mieux apprécié leur travail sur Vitalogy, de loin leur meilleur album mais aussi le plus sombre. Mais en ce moment, c’est « redemption time » dans mes oreilles ! A ce petit jeu de la relecture, ten fait un come back fracassant ! Pearl jam fait dans le hard rock mélodieux, emmené par la voix plaintive et forte d’Eddie Vedder qui évoque dans les chansons ses traumatismes d’enfance, sa solitude, son errance, ses idées suicidaires, ce qui évidemment émouvra un paquet de jeunes. L’ambiance des 11 chansons est austère, mystérieuse, pince sans rires, voire désespérante mais avec des mélodies fortes. Il se dégage de tout cela une force, une âme. A les réécouter aujourd’hui, elles ont toujours cette beauté noire comme sur « Jeremy » avec un message fort. Beaucoup de personnes les ont catalogué grunge mais Pearl Jam n’a pas un son assez sale pour y être assimilé. D’autre part, depuis quand le grunge est-il mélodieux et sensible ? Le groupe deviendra malgré lui le porte parole de l’Amérique des paumés, sans espoir, celle qui s’est identifiée à sa musique dure et tendre à la fois. Le succès fut aussi inattendu qu’inespéré avec plus de 10 millions d’albums vendus, provoquant comme effet chez les musiciens de boycotter le star système (aucun simple ne se sera publié, comme pour les albums suivants). Une manière de montrer que le groupe n’est pas à vendre et qu’il reste intègre. A noter que le nom de l’album Ten est un hommage au joueur de basket préféré de Vedder, Mookie Blaylock, génie fêlé notoire. C’est le genre à plaire aux rockeurs, non ?