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Mes héros rock : Johnny Thunders (1952-1991)

johnny-thundersJohnny Thunders inaugure une nouvelle rubrique de ce blog, celle des personnalités qui ont marqué, enrichi ma culture musicale. Pourquoi commencer par Johnny Thunders ? Parcequ’il est rock ! et aussi parce qu’il gagne à être (re)connu ! Johnny a connu une carrière à loose du début à la fin, au contraire de sa discographie de haute facture ! Clairement, il y a eu trois périodes charnières : les New York dolls puis les Heartbreakers et enfin en solo. Pour la première, il était le soliste en chef d’un groupe en avance sur son temps et quelque peu bouffé par le management de Malcom McLaren un rien mercantile. Son jeu était déjà bien en place : sale, rapide et sexuel. Lors de son aventure avec les Heartbreakers, il passe au chant pour clamer l’auto destruction et l’envie de tout claquer, non sans auto dérision. La chanson « Born to lose » devient dés lors un hymne de ralliement à tous les perdants ! Leur album LAMF de 1977 aurait du être LE disque punk de référence (mieux que les sex pistols ou les clash ! ) mais la maison de disques n’assurera pas une cacahouète (peu de moyens) et fera même faillite la veille de la sortie d’un simple ( l’annulant du coup !). Sans oublier une certaine accoutumance à la drogue qui n’arrange au tableau. Johnny est sacrément verni, non ? Il n’y a que l’Angleterre du punk qui lui fera un triomphe (d’estime) lors de ses concerts en terre anglaise. Les drogues et l’instabilité des musiciens font ensuite couler le navire. Johnny pourtant se relance en solo avec So alone. Avec une pléiade d’invités, , Johnny nous pond un disque riche en influence (le garage, le punk, le cabaret rock) et en bons moments. Malgré qu’il soit sur Sire (un super label à l’époque), So alone ne connaitra pas le succès escompté, le public ayant surement passé à autre chose. S’ensuit de nombreux albums intéressants destinés à son public (il avait bien compris que le train de la gloire ne passerait plus) où le rock est sauvage et ravageur. Il arrive à cette époque à se sevrer de drogue mais une (banale ?) simple prise de cocaïne en 1991 met fin à ses jours. Il laisse derrière de nombreux orphelins qui lui « emprunteront » ses trouvailles. Artiste maudit par excellence, Thunders se sera sacrifié pour dénicher de nouveaux espaces. Il faut bien des martyrs, non ?

Catégories :Vérolards de coeur
  1. Thomas
    avril 15, 2010 à 10:07

    Trés beau article pour un trés grand homme !

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