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Archive for juillet 2009

BUZZCOCKS : Product (1989-réédité en 1995)

juillet 18, 2009 Laisser un commentaire

productCritiquer un disque des Buzzcocks n’aurait pas rendu justice à ce groupe si attachant. C’est pourquoi la critique de Product, intégrale de leur œuvre séminale (1976-1981) me semble plus en adéquation avec leur talent. Les Buzzcocks, c’est quoi ? LE groupe punk anglais le plus complet, le plus mélodique, le plus efficace ! Formée suite à un concert des Sex pistols à Manchester, la bande est évidemment façon par le punk, son mouvement (l’underground, l’avant-garde, l’indépendance, les prises de risque) si bien qu’il sera un des premiers groupes estampillés « Indie ». En effet, Les Buzzcocks vont marier le punk, cette rage, à la pop, le synthétique, l’expérimental pour un résultat encore aujourd’hui détonnant ! Avec cette formule, on ne peut que pondre des instantanés énergiques, efficaces qui donnent envie de taper du pied. La guitare de Steve Diggles au jeu minimal, tranchant et haché fait des merveilles avec des chansons remplies d’harmonies et de mélodies à l’accroche immédiate. Ajouter des textes simples , poignants et si parlants que vous obtenez des instants de bonheur ! Avec les albums « Another music in a different Kitchen » (un autre monde est possible !), « A different kind of tension », « Love bites » ou encore la compilation « Singles going steady », Les Buzzcocks ont prouvé qu’une autre manière de faire de la musique était possible sur les cendres du punk. Mais le miracle des Buzzcocks, c’est que ça a très bien vieilli ! La musique sonne toujours actuel, preuve que les compositions étaient travaillées et surtout sincères. Les Buzzcocks en plus nous parlent de notre vie avec un langage qui nous ressemble (provocateur, drôle), entre le sexe, l’échec et le sens de la vie avec une dose de romantisme. Cette philosophie de s’affranchir des règles fera beaucoup d’émules notamment en Angleterre, notamment la scène indépendante qui trouvera en eux des modèles, des exemples à suivre comme Les Smiths ou e encore Supergrass. Les Buzzcocks ne profiteront jamais de ce qu’ils ont semé mais qu’importe : leur musique restera immortelle.

Catégories :mes disques 75-79

MICHAEL JACKSON : thriller (1982)

juillet 17, 2009 Laisser un commentaire

thrillerSoyons en sûr : un pan de la musique s’est écroulé le 25 juin 2009 par le décès du King of pop. Un monde, une philosophie, une façon de divertir ont disparu corps et biens les premiers jours d’été…Certains diront que ceux-ci étaient déjà morts depuis longtemps. Il ne manquait plus que l’officiel prenne la place de l’officieux. Le parallèle avec  l’industrie du disque est même frappant tellement son modèle de fonctionnement est un mort vivant. Par exemple, la manière dont les gens pouvaient consommer la musique dans les eighties et nineties semble révolue, sans que celle-ci n’arrive à s’adapter. Résultat : moins de créativité, moins de risques, moins de ferveur. Michael Jackson incarnait la quintessence du star system, de l’Entertainment, de la coolitude mais aussi du talent. Car oui, il en avait. Il en avait tellement qu’il le revendait ! Si le gars n’en avait pas, ses tubes auraient sombré dans l’oubli ou auraient fait kitsch dés les premiers lacets du temps. Ce fut tout le contraire : L’œuvre de Jackson lui survivra car elle était unique, sincère, bourrée d’influences bien agencées et surtout incroyablement interprétée. J’en veux pour preuve son album des records Thriller. 27 ans après, ça reste frais, so eighties mais sans nostalgie, sans sucres ajoutés. Jackson était la bonne personne au bon moment, au bon endroit. Plus personne ne pourra s’imposer comme il a pu le faire : le public découvrait le clip (effet attractivité assurée !), l’offre musicale n’était pas aussi vaste qu’aujourd’hui ; les gens marchait à l’instinct (on aime, on achète, point !). Et puis, le personnage jackson a de quoi impressionner et ne pas laisser indifférent : bête de scène, showman de métier, danseur invétéré, chanteur charnel, j’en passe et des meilleurs. Les « Billie jean » « thriller », « Beat it » et autres ‘P.Y.T » sont la formule de l’antivieillissement, du dance floor, du sourire et ça s’entend. Merci à Quincy Jones pour une production 5 étoiles ! On fera surement des aussi bons albums que Thriller mais ceux-ci ne pourront pas avoir son aura, son succès car malgré le fait qu’on soit dans un monde de l’information, du partage ; on ne partage plus rien et qu’on passe d’une mode à une autre sans peine. A tout avoir, on n’a plus rien. Aujourd’hui, avoir une carrière aussi longue et fructueuse qu’MJ est impossible tellement le rapport à la musique, à l’artiste que le public peut avoir a changé. L’auditeur est en fait devenu consommateur. Enfin, pas la peine de s’apitoyer plus longtemps : il faut vivre avec son temps ; le passé, ça n’est jamais que du présent qui a vécu…

Catégories :mes disques 80-84