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NEW YORK DOLLS: Too much, too soon (1974)

“Trop, trop tôt”, quelle vista ! Quelle épitaphe ! En choisissant ce titre à leur deuxième et dernier album, les New york dolls ne pensaient alors qu’il leur irait aussi bien ! En effet, nos new yorkais ont en ont fait trop et étaient clairement en avance sur leur temps. Dans une Amérique droguée à la musique progressive, à la west coast et au blues rock, leur formule ne trouva preneur. Il fallut attendre 3 ans (1977) pour celle-ci ne soit essayée et adoptée. Cette formule, c’est tout simplement le Punk rock ! Les gens ne le savent que trop peu mais sans les New York dolls, ni le punk ni les sex pistols n’auraient existé ! Ça en jette, non ? Le punk rock est comme tous les styles : il n’a pas été inventé de toutes pièces ; il est issu de nombreuses influences qui mélangées donne un mélange détonnant ! Les ingrédients sont ici :

-Un chanteur à la voix furieuse qui n’a de cesse de se moquer des auditeurs et de lui-même

-un gout pour le narcissisme pervers et la décadence

-une bonne dose de glam rock (retour au source du rock, excentricité vestimentaire)

-faire du rolling stones, du stooges, ou encore du MC5 en plus fort, plus rapide et en plus bordélique

-Un jeu de guitare puissant bourré de riffs assassins et acérés

-le velvet Underground pour le coté incompris mais surtout pour le sens de la poésie

L’album au gout d’autodestruction tellement les musiciens se saoulent et se droguent, est piloté par Shadow Morton. Son apport et surtout son sens de la discipline vont permettre au groupe de ne pas s’égarer et jouer avec une puissance et une clarté surpassant leur premier effort. Les Dolls réussissent ainsi à incarner leurs chansons comme jamais en abordant des thèmes comme les filles, l’amour, la tristesse. Les 10 titres sont assaisonnés à la fureur, , la provocation non sans une ténacité outrageuse. « babylon »,  « Chatterbox », « Puss n’ bots », « Showdown », « Stranded in the jungle » sont autant de définition d’une musique qui se fout du lendemain et qui vous prend à la gorge tellement elle est puissante (Merci Johnny). La suite ne sera pas glorieuse malgré une tentative de l’opportuniste Malcom McLaren pour relancer le groupe et qui finira en queue de poisson…Comme je dis souvent : ça ne sert à rien d’avoir raison avant tout le monde, personne ne vous écoute.

Catégories :mes disques 70-74
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