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Dream Syndicate: The days of wine and roses (1982)

Voilà à quoi ça sert de faire des efforts : redécouvrir des bons albums ! Ecouter des disques doit rester un plaisir mais on a vite fait soit de :

–          passer à autre chose dés que l’occasion se présente (une nouveauté en cache une autre… et dieu sait que nous en sommes submergés…)

–          passer son chemin si cela ne nous emballe pas plus que ça (accessible ou inaccessible, telle est la question…)

–          se souvenir du single placé à la première ou la septième position et d’oublier le reste (sacré MP3…)

–          connaitre toutes les subtilités du groupe et des chansons du premier coup (écouter deezer ou télécharger ne suffit pas pour se la péter Philippe manœuvre

Ce qui est le plus drôle là dedans, c’est que la musique n’a jamais autant accessible, mais  que la culture musicale des gens semble de plus en plus faites de clichés (le post punk, c’est ça), de références non vérifiées (un titre, ça suffit). Aujourd’hui  la musique vient aux oreilles alors que cela devrait être le contraire !!! J’ai beau avoir 1 500 albums, je me dois de revenir et revenir encore sur les terres qui m’ont permis d’acquérir ma culture musicale car en plus, j’ai dû oublier des trésors en route. Ma discothèque est comme un champ qu’il faut labourer tous les temps pour que la terre puisse donner les plus beaux fruits. Ma culture musicale ne doit pas ainsi être une somme d’influences ou de styles. Il faut se remettre en question pour avancer et surtout être humble devant la musique (on ne peut pas tout  maitriser du premier coup), ce dont peu de personnes ont conscience. Pas la peine d’écouter une nouveauté si on n’y apporte l’attention nécessaire ; mieux vaut faire l’inventaire de ce qu’on a, de ce qu’on veut pour ne pas permettre son temps et surtout pouvoir construire une culture musicale à son image.

Avec cette nouvelle approche, j’ai fait les plus belles découvertes musicales depuis des années ! Comme ce « Days of wine and roses » des Dream Syndicate! A l’instar des Feelies, il a tout simplement insufflé des amphétamines au velvet underground ! Comme sur Crazy Rhtyms, cet album fait la part aux guitares qui sont ici plus stridentes et aiguisées comme des rasoirs. Là où est les Feelies (originaire du new jersey) s’inspiraient de la scène new yorkaise (Television, ramones, Patti Smith) comme catalyseur, Dream Syndicate (de Los Angeles) joue la carte cote ouest (X, jefferson airplane , love, Grateful dead) pour y apposer une touche de psychédélisme. Ce style a un nom, le Paisley underground. Les chansons à la  binarité dur dehors/doux dedans veulent nous emmener loin de nos problèmes, nous faire vivre à cent à l’heure la tête dans les nuages, Les parties de guitares tellement efficaces et inventives (usage d’un feedback et abus de distorsions sonores ! de Precoda contribuent à donner du tourment, de la sueur, bref des émotions à des compositions simples et enivrantes. L’album ne contient que des instants rêveurs (« until lately », « tell me it’s over », « when you smile ») qui méritaient une pique de rattrapage. Encore une fois, il ne faut rien prendre pour acquis : faire du sport à ces oreilles peut paraitre contre nature mais  faire des efforts peut être aussi un plaisir.

Catégories :mes disques 80-84
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