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Archive for septembre 2010

FRANK BLACK : The Cult Of Ray (1996)

septembre 18, 2010 Laisser un commentaire

1996 a été ma première grande année musicale ! A savoir que je suis devenu un mélomane à part entière et que mes achats dépassaient l’entendement ! Je m’écoutais toutes les nouveautés qui sortaient à la radio, à la fnac et partout ailleurs ! Et il y avait des bons trucs ! Dés qu’il y avait une guitare qui donnait des frissons, je prenais ! C’était très excitant car au départ je ne  connaissais rien ou presque et que je devais porter mon oreille partout où passait de la musique ! Il fallait se faire ses goûts, son univers. La musique est apparue ici comme ma passion véritable car elle était la seule à m’émouvoir autant, à me donner la chair de poule, à me donner le sourire ! J’avais découvert les Pixies complètement par hasard quand un camarade de classe m’avait prêté Bossanova et franchement, j’ai adoré ! C’est le meilleur album pour aborder ce groupe si novateur ! Album sans risques (pas la peine de mettre sa ceinture ou presque !), il présente ce groupe sous tous les angles avec une accessibilité déconcertante.  Quand le nouveau Frank Black est arrivé en Janvier 1996, je me suis rué dessus me disant que ça serait du Pixies bis ! Au contraire, Black en solo fait de l’anti-pixies ! Au vu de mes connaissances musicales (encore peu développées à l’époque), je me disais toujours que le dernier disque que j’achetais était le truc ultime. « The cult of Ray » (en hommage à Ray Bradbury) le fut aussi. Il marque d’abord un nouveau départ pour Black : il quitte 4AD pour une major (Sony via son sous label Dragnet). C’était assez bizarre car on avait toujours rapproché Black à la légendaire maison de disque londonienne. Après bien des écoutes, « The cult of ray » n’est certes pas un chef d’œuvre mais un bon moment de rock n’ roll ! A vouloir faire autre chose que du Pixies, Black se tourne vers le punk, le garage pour écrire des chansons simples, nerveuses, bourrées de guitares acérées. L’exemple le plus frappant est sans doute « You ain’t me », efficace à souhait. Pour Black, vive l’attelage Guitares-basse-batterie ! On est donc très terre à terre et loin des bizarreries pixiennes mais qu’importe ! On passe du bon temps à taper du pied (« Dance war », « Men In black »), à se balader (« I don’t want to hurt you » : une vraie chanson de lover !). « Cult of ray » est parfait pour avoir sa dose d’adrénaline mais ne vous fera pas monter au ciel : You can’t always get what you want !

Catégories :mes disques 95-99

Laurent FIGNON : eight seconds away

septembre 1, 2010 Laisser un commentaire

Le monde du vélo est en deuil : Laurent FIGNON est décédé ce mardi 31 août 2010 à 12h30 à l’hôpital de la PITIÉ-SALPÊTRIÈRE de PARIS des suites d’un cancer avancé des voies digestives et d’une tumeur au poumon. Il était né juste cinquante ans plus tôt, le vendredi 12 août 1960, dans la capitale.

Laurent FIGNON était un grand cycliste français, une icône du vélo des années 1980, remportant à deux reprises le Tour de France en 1983 et 1984, ce qui l’en fait l’un des plus jeunes vainqueurs du Tour, mais on retiendra surtout sa seconde place au Tour de France 1989 pour huit secondes… C’est d’ailleurs l’un des rares Tours où l’on se souvient plus du nom du second que de celui du premier ! Cette même année, il avait également remporté le Tour d’Italie (le Giro) et avait été champion de France en 1984.

Très fin tacticien, anticipant parfaitement les stratégies de course et ayant la parole facile, Laurent FIGNON était aussi un excellent consultant sur le Tour de France qu’il commentait depuis 2006. Je soupçonnerai d’ailleurs les directeurs sportifs actuels d’écouter ses analyses pertinentes à la télévision afin de les appliquer pendant la course…

Tour de France 1989

Le Tour de France 1989 s’était joué lors de la dernière étape, le dimanche 23 juillet, à l’issue d’un suspense palpitant. C’était un contre-la-montre individuel de 24,500 km qui partait de VERSAILLES et qui amenait les coureurs à PARIS, la ligne d’arrivée étant sur les Champs-Élysées. La victoire finale allait se disputer entre deux cyclistes qui avaient endossé l’un après l’autre la tunique jaune : le Français Laurent FIGNON (dossard 41) et l’Américain Greg LEMOND (dossard 141). Le premier avait cinquante secondes d’avance au classement général sur son dauphin avant le départ de cet ultime contre-la-montre. L’Américain avait parcouru l’étape à une vitesse moyenne de 54,545 km/h. Le Français, blessé à la selle, se battait pour maintenir son avance afin de conserver le maillot jaune et de remporter le Tour de France.

J’avais six ans et demi et je me souviens très bien des commentaires de Robert CHAPATTE et surtout de ceux de Patrick CHÊNE qui, au moment où le Français approchait de la ligne d’arrivée, avait déclenché un compte à rebours. Voici ce qu’il disait : « Dans vingt secondes, Laurent FIGNON aura perdu le Tour s’il n’est pas là. […] Voilà dix secondes… neuf… huit… sept… six… cinq… quatre… trois… deux… un… top : Laurent FIGNON a perdu le Tour de France 89 ! Greg LEMOND l’emporte. C’est fini : Laurent FIGNON a perdu le Tour de France ! ». Le cycliste français l’avait perdu pour huit secondes, le plus faible écart de l’Histoire du Tour de France entre un vainqueur et son dauphin. Je me souviens que Laurent FIGNON était effondré, couché sur les Champs-Élysées, quelques mètres derrière la ligne d’arrivée et que, parallèlement, on voyait l’Américain Greg LEMOND qui laissait éclater sa joie pour son second succès sur la Grande Boucle. Nous étions vraiment nostalgiques, l’impression peut-être d’une injustice dans ce sport qui est probablement le plus difficile qu’il soit…

Vingt ans après, jour pour jour mais sans le vouloir, je me promenais justement sur les Champs-Élysées, à quelques pas de cette tragédie à la française… Ci-dessous se trouvent les liens permettant de revoir et de revivre ces moments d’émotions lors de l’arrivée sur les Champs-Élysées en 1989.



Conclusion

Aujourd’hui encore, Laurent FIGNON est plus connu pour avoir perdu le Tour de France 1989 pour huit secondes que d’en avoir remporté deux, en 1983 et 1984. Depuis l’année dernière, il avait commencé un autre contre-la-montre, celui face à la maladie. Malheureusement, il vient de le perdre…

Catégories :tribute sport