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Il y a 25 ans disparaissait Daniel Balavoine

Il était l’un des auteurs-compositeurs-interprètes les plus talentueux de sa génération, ses chansons sont encore aujourd’hui connues par chacun d’entre nous, elles ont plus de 25 ans mais sont loin d’être démodées :  »Le chanteur »,  »Je ne suis pas un héros »,  »L’Aziza »,  »Mon fils, ma bataille »,  »Tous les cris, les S.O.S. »,  »La vie ne m’apprend rien »,  »Vivre ou survivre »,  »Sauver l’amour »,  »Aimé est plus fort que d’être aimé », etc… Derrière ses titres se cache un homme : Daniel BALAVOINE, le chanteur… engagé !

Daniel BALAVOINE était né le mardi 5 février 1952 à ALENÇON dans l’ORNE mais c’est surtout dans le sud-ouest qu’il grandira, notamment à PAU où il sera lycéen. Il est le dernier d’une famille de six enfants.

 

Après quelques débuts difficiles dans la musique, il rencontre son premier succès en 1978 avec la chanson  »Le chanteur ». Impressionné par sa voix aiguë, Michel BERGER, qui monte au même moment la comédie musicale  »Starmania », le repère et lui écrit une chanson sur mesure intitulée  »S.O.S. d’un terrien en détresse ». Sa carrière musicale est lancée : la FRANCE découvre ce jeune chanteur de 26 ans avec sa voix d’une amplitude de deux octaves et demie voire trois.

 

En novembre 1980 sort un nouvel album dans lequel on retrouve quelques succès :  »Mon fils, ma bataille », inspirée de la situation personnelle de son guitariste,  »Je ne suis pas un héros » qu’il avait écrite pour Johnny HALLYDAY mais que celui-ci a refusé, ou encore  »La vie ne m’apprend rien ».

 

Il devient une icône de la jeunesse française et est régulièrement invité sur les plateaux de télévision. On se souvient entre autres d’un échange assez virulent avec François MITTERRAND (qui n’était pas encore Président de la République) : « La jeunesse se désespère […], le désespoir est mobilisateur […] et les jeunes vont finir par virer du mauvais côté… ». Ces propos tenus il y a plus de trente ans paraissent toujours vrais aujourd’hui ! Ses idées sont parfois formulées maladroitement et créent parfois des polémiques, notamment en 1984 envers les anciens combattants pour qui ses propos avaient été mal interprétés (lorsqu’il a prononcé ses paroles, il ne savait pas si son frère était blessé voire tué dans une attaque militaire).

 

En janvier 1983, il participe au PARIS-DAKAR mais sa voiture tombe en panne dès la première étape. De ce fait, il découvre l’AFRIQUE en touriste. C’est à ce moment qu’il prend conscience de la pauvreté de ce continent et de la famine qui y règne. L’envie de l’AFRIQUE est plus forte que tout : le mardi 1er janvier 1985, il se lance dans son second PARIS-DAKAR.

 

Devenu papa le dimanche 15 juillet 1984 d’un petit garçon prénommé Jérémie, il est toujours à la recherche de musiques plus rock. Son dernier album sort en octobre 1985 avec des musiques nouvelles et inédites en FRANCE. On y retrouve notamment  »L’Aziza » écrite pour sa femme Corinne d’origine juive-marocaine,  »Sauver l’amour »,  »Tous les cris, les S.O.S. »,  »Aimé est plus fort que d’être aimé ».

 

En décembre 1985, il participe au lancement officiel des Restos du Cœur et il est le premier parrain de cette nouvelle association créée par son ami COLUCHE. En janvier 1986, dans le cadre de l’opération humanitaire Action Écoles pour laquelle il s’investit aux côtés de Michel BERGER, de France GALL et de Richard BERRY, il repart en AFRIQUE durant le PARIS-DAKAR, non pas pour participer à la course, mais pour installer des pompes à eaux pour les habitants africains. Cette idée lui a été inspirée par son frère qui lui préconisait des actions plus concrètes à défaut de récolter de l’argent. Pour lui, le PARIS-DAKAR devient les paris du cœur…

 

Le destin de Daniel BALAVOINE va basculer le mardi 14 janvier 1986. Ce jour-là, il doit donner le coup d’envoi d’un match de football amical en fin d’après-midi aux côtés de Thierry SABINE, directeur du rallye, mais la cérémonie prend du retard. Un hélicoptère doit d’ailleurs reprendre ce dernier, ainsi que Jean-Luc ROY, Yann ARTHUS-BERTRAND et Jean-Paul LE FUR. Daniel BALAVOINE ne doit pas monter dans l’hélicoptère. Entre temps, un avion se pose. Jean-Luc ROY et Yann ARTHUS-BERTRAND préfère monter dans cet avion plutôt que dans l’hélicoptère piloté par François-Xavier BAGNOUD. De ce fait, Thierry SABINE propose à Daniel BALAVOINE de prendre place à bord de son hélicoptère, envieux de faire enfin son baptême de l’air. L’hélicoptère décolle à 17h15 et doit parcourir 200 km. Il se pose une première fois à 18h10 à GOSSI où une jeune journaliste Nathaly ODENT monte à bord. La nuit est désormais tombée mais le vent se lève et commence à souffler par rafales. Ils décident d’atterrir en urgence à 22 km de leur destination. Il est alors 19h et ils attendent une voiture pour les ramener. Mais pour une raison encore inexpliquée, l’hélicoptère redécolle, parcourt 14 km et s’écrase à 19h20 à 8 km seulement de leur destination qui est GOURMA-RHAROUS au MALI. À son bord, Daniel BALAVOINE, Thierry SABINE, François-Xavier BAGNOUD, Jean-Paul LE FUR et Nathaly ODENT. Il n’y a aucun survivant. Que s’est-il passé ce mardi 14 janvier 1986 ? Pourquoi l’hélicoptère a-t-il redécollé ? Il devait sûrement y avoir une raison urgente (blessure de l’un des membres, piqûre de serpent, attaque militaire ?). A-t-il percuté une dune de sable ? On ne le saura probablement jamais.

 

Daniel BALAVOINE meurt en pleine gloire à quelques jours de ses 34 ans. Il est enterré au cimetière de RANQUINE à BIARRITZ dans les PYRÉNÉES-ATLANTIQUES. Il laisse derrière lui une œuvre musicale magistrale avec néanmoins un goût d’inachevé car il aurait sûrement révolutionné à nouveau la musique. Sa femme est enceinte et donnera naissance à une petite fille le dimanche 1er juin 1986 prénommée Joana. Cette dernière travaille aujourd’hui dans la musique et a notamment composé la musique du générique de l’émission  »Un jour, un destin ».

 

25 ans après son départ, Daniel BALAVOINE nous manque toujours et il manque à la FRANCE car notre pays aurait besoin aujourd’hui encore d’un Daniel BALAVOINE ou d’un COLUCHE… Il était aussi célèbre pour ses engagements humanitaires et ses prises de position médiatique. Il fait aussi partie de ceux dont la carrière est plus prolifique après leur mort : il est le troisième auteur-compositeur disparu qui génère le plus de droits d’auteur en FRANCE derrière Joe DASSIN et Michel BERGER. Ce dernier ne lui manquera pas de rendre hommage à son ami trop tôt disparu dans sa chanson  »Évidemment » qui sera interprétée par son épouse France GALL.

Catégories :Vérolards de coeur
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