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GHINZU : BLOW (2004)

S’il y a bien un sujet où Belgique ne fait pas rire c’est bien la musique ! Avec un tel filon, une telle qualité au kilomètre carré, on ne peut qu’être envieux voire jaloux ! A vrai dire, tout ceci n’est pas le fruit du hasard, loin de là :

– Au carrefour de l’Europe,  la Belgique s’est construite une identité par le brassage culturel (un vrai meltin pot)

– Pays où 3 communautés cohabitent (flamande, wallone et allemande) , ses habitants savent plus que tous autres qu’il faut savoir composer avec autrui et surtout se remettre en question. Il y a vraiment un esprit d’ouverture plus développé chez les belges.  Par exemple, le phrasé anglais dans les groupes est la norme.

– Petit pays (30 528 km2) et peu exposé médiatiquement, les gens y sont humbles, accessibles. Tout est ramené à une dimension locale. Il ne peut pas y avoir un star system sur un groupe, une personnalité car cela sonnerait faux.

– curieux et exigeant, le belge écoute des radios et va à des festivals pointus mais simples. Il est plus intransigeant que nous sur la qualité. Si les jeunes écoutent de bons groupes, il y a de fortes chances qu’ils fassent aussi de belles choses.

Toutes ces raisons font qu’au bout du compte la Belgique possède aujourd’hui des containers de bons groupes d’horizons musicaux différents avec un renouvellement phénoménal. Il n’est même pas rare que des groupes rock belges passent à l’électro et vice versa ! Alors que le rock français peine à se trouver (n’ai-je pas dit  qu’il n’existait pas ?), le rock belge, lui, a creusé son sillon et a une véritable intégrité : éclectique, sombre, poétique, rock sans être rock.

Pour le groupe qui nous concerne pour cette critique, on peut dire qu’il fait partie (en seulement 3 albums) des têtes de gondoles du rock belge par sa maturité (ce n’est pas approximatif), son style (ça, c’est Ghinzu !) et par son impact scénique. Je dirais pour schématiser que Ghinzu a réussi à devenir le muse belge (au bon sens du terme), c’est-à-dire celui qui l’aurait du être s’il n’avait pas péché par facilité et exubérance. Blow est un album versatile où se mêlent des temps calmes et/ou violents dans un tourbillon de guitares et/ou d’electro. Ce grand patchwork de styles équilibré est en plus ficelé avec de bons arrangements. Les paroles cyniques me rappellent à certains moments Radiohead période the Bends : de la musique planante, universelle, nerveuse mais surtout bien construite. Ainsi la force de l’album est de fournir 12 chansons dissociables l’une de l’autre mais avec une même ligne directrice (ça ne part pas dans tous les sens). Bref, si vous cherchiez un album original, puissant et subtil, n’allez pas plus loin ; c’est Blow qu’il vous faut. Si nous pouvions,  français, nous en inspirer…

Catégories :mes disques 00-04
  1. décembre 10, 2015 à 3:04

    SVP signez la petition pour interdire les cds scatophiles de MORSAY dans les grandes surfaces Edouard Leclerc et Magasins U 28 https://stopliberalisme.wordpress.com/2015/09/27/des-cds-pedopornographiques-dans-les-grandes-surfaces/

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