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THE HUMAN LEAGUE : Dare ! (1981)

Au-delà de la qualité musicale et de la chance, je me suis demandé comment des artistes pouvaient réussir d’une part à percer, puis à faire carrière et enfin à ne pas être oubliés du plus grand nombre. Ma conclusion tiendra en un seul mot : le temps. Tout en effet est une question d’époque et comment le temps passe, comment les choses évoluent. Les artistes des années 60,70 et 80 ont ainsi connu des carrières longues car le public et les producteurs leur ont laissé le temps de grandir, de s’affirmer. Ils ont également bénéficié de la fidélité du public qui était moins exigeant qu’aujourd’hui. Il y avait aussi moins d’artistes et moins de styles représentés : les goûts étaient donc moins disparates vu le choix proposé. Enfin, la médiatisation passait par moins de canaux (la mode ne changeait pas toutes les semaines).Tout ceci a fait le jeu de la stabilité dans le monde musical et a permis à nombre de groupes de marquer les esprits dans la durée. Aujourd’hui au contraire, le monde ne connait que des révolutions culturelles, technologiques, économiques, sociales à la fois intenses et proches dans le temps. Comme disait récemment Aurelio De Laurentis (célèbre producteur italien), « six mois dans les années 2010 correspondent à dix ans dans les années 80… ». Aujourd’hui, on pense court terme alors qu’avant c’était l’inverse. La vérité du jour n’est souvent plus celle du lendemain.  Pour qu’un artiste ne pointe pas au chômage au bout du premier album, il faut qu’il cartonne de suite. On peut certes le regretter mais c’est l’époque qui veut ça. Pour qu’un artiste fasse aujourd’hui carrière, il faut qu’il soit capable de se remettre en question en permanence, à accepter les compromis, à s’adapter à la demande. A croire qu’un musicien doit être un bon manager…Un groupe comme Human league a ainsi plutôt bien mené sa barque à l’orée des années 80 en abandonnant le coté expérimental de sa pop synthétique aperçu sur leurs premiers albums pour une approche ouvertement commerciale. Comment ? En incorporant tout simplement de la blue eyed soul bien de chez lui (Sheffield) dans ses compositions. Les chansons de Dare sont comme un Milky Way : dur à l’extérieur, doux à l’intérieur. La froideur distanciée des vocaux (Oakley est loin d’être un crooner !) et l’utilisation à outrance de machines ne peuvent cacher des mélodies pop imparables, remplies de sensibilité (les chansons parlent souvent d’amour).  « Don’t you want me » est ainsi une merveille de techno pop à ressortir pour vos soirées ! Le synthétiseur devient dés lors pour quelques années l’instrument incontournable des groupes des années 80. Derrière son coté futuriste et froid, il apporte de l’émotion tout en sonnant pop. Si vous avez bien suivi ma critique, vous comprendrez que Human League survivra à ce succès phénoménal pour même devenir une influence de la scène electro. Si pour certains les années 80 représentent le néant musical, pourquoi dont s’en souvient-on ? Cherchez l’erreur…

Catégories :mes disques 80-84
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