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THE FALL : The wonderful and frightening world of the Fall (1984)

“Un groupe qui gagne à être connu et qui fait taper du pied », voilà comment un ami a évoqué en blaguant l’excellent groupe the Fall Il n’avait franchement pas tort ! Car The Fall  n’a rencontré guère d’écho en France malgré une carrière vieille de déjà 35 ans et de 28 albums studio (un 29eme sortira en novembre 2011 !). Une réelle injustice. Pourtant, la principale cause de son insuccès est aussi de son originalité : Mark E.Smith, son leader. Personnalité atypique, à la fois attachante et repoussante, anarchiste de chez anarchiste, qui ne s’est jamais fait dicter sa loi, Smith a su tracer seul sa voie envers et contre tous. Résultat : autant de line up que d’albums, une discographie inégale, aucun hit single en vue mais, une intégrité et un esprit punk intacts. Il y eut pourtant dans cette odyssée, une période où the fall se frotta au mainstream ou tout du moins s’en approcha, à savoir entre l’arrivée et le départ de Brix Smith, guitariste du groupe mais surtout femme de Monsieur, soit entre 1983 et 1989. A croire que l’amour adoucit vraiment les mœurs…Toujours est-il que le rock abrasif et rugueux des débuts  nourri de Captain Beefheart et de Can va être « popisé », garanti sans expérimentations. Après l’excellent Perveted by langage de 1983, le groupe sortira 5 albums chez Beggars Banquet dont les 3 premiers produits par un certain John Leckie ( StoneRoses, Radiohead). L’adage femme-label-producteur permettra à Smith de composer de véritables chefs d’œuvre bourrés de compositions puissantes, directes, efficaces non sans enlever la radicalité et les influences littéraires (camus, Burroughs, Nietzche) des débuts. C’est ce qu’on appelle dans le langage courant se rendre accessible. « Le monde merveilleux et effrayant de the Fall », traduit bien ce climat entre ombre et lumière sur laquelle le groupe jouera durant ces années. En mettant du soleil dans son krautrock , The fall balance aussi bien de véritables hymnes autant cérébraux et furieux (2X4, Copped it, Elves (et son riff « piqué » à Wannabe your dog), god box) que la pop song à passer à Tops of the Pops (Oh ! Brother, C.R.E.E.P, Slang King). A l’époque, à part les Smiths, il n’y a pas de groupes anglais plus intéressants et passionnants que The Fall. Et je ne suis pas loin de penser que ce soit encore le cas aujourd’hui…

Catégories :mes disques 80-84
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