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TEMPLE OF THE DOG: Temple of the dog (1991)

En football, il y a des joueurs qui s’imposent tout de suite comme titulaire, et ce dés leur arrivée. Ils n’ont pas besoin de 3-4 matchs pour faire l’unanimité. Ils ont le public dans leur poche en ayant à peine touché le ballon. Bref, ils sont irrésistibles. C’est exactement ce qu’il s’est passé entre Temple of the dog et moi. Ça a été tout de suite accroché ! Il faut dire que le groupe possède énormément d’arguments imparables pour se faire une place au soleil. Comme sa genèse. En effet, Temple of the dog est un super groupe éphémère de Seattle auteur d’un unique album en hommage à une figure locale, le leader de Mother love Bone Andrew Wood décédé d’une overdose d’héroïne. Nous sommes en 1990, à l’aube du règne du grunge. Qui connait alors Chris Cornell, Stone Gossard, Jeff Ament, Mike McCready, Matt Cameron ? Pas grand monde. Mais lorsque l’on sait que ces gars vont conquérir la planète avec Soundgarden d’un coté et Pearl Jam de l’autre. On se dit qu’avant même d’avoir écouté l’album que ça va tout casser ! Tout est réuni pour faire un grand album : du talent, de l’inspiration, du recueillement, des tripes. Comme souvent dans les albums en mémoire d’un ami disparu trop tot (Cornell, l’investigateur du projet a été colocataire avec Wood), l’émotion est au rendez-vous, à chaque riff, à chaque mot, à chaque silence. Dans cet album noir et mélancolique, les textes parlent de la mort, du Paradis, des lendemains qui déchantent, de la dépression, de l’amitié, de la musique et bien sûr de la drogue, la destructive.  L’esprit de Wood, premier héros oublié tombé au champ d’honneur hante évidemment les 10 chansons. L’ambiance est lourde, chargée de rage sous vide, d’amertume dans des titres longs, complexes, torturés souvent et profondément habités Au niveau des influences, on est bien loin du grunge mais plus proche du hard rock des seventies (Black Sabbath) avec une pointe de blues. Majoritairement signées par Cornell, les power ballads font ressortir les talents de chacun : le chant-hurlement possédé de Cornell , la guitare racé de McCready ou encore la mesure imposante de Cameron. Comme souvent, rien n’est à jeter. Ecoutez en urgence « Hunger Strike » (avec en guest Eddie Vedder, quel duo !), « Say Hello 2 Heaven » et « Reachdown » mais attardez vous aussi sur les 7 autres car vous n’aurez pas souvent l’occasion d’écouter un album aussi sincère et qui s’écoute comme un livre d’histoire. Groupe culte, Temple of the dog est un témoignage du Seattle d’avant Seattle et une véritable introduction à Pearl Jam mais aussi un déployer à la reconsidération artistique de Cornell (il n’a pas fait que des daubes). Pour tout cela, écoutez cet album et faites en un titulaire indiscutable !

Catégories :mes disques 90-94
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