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Archive for the ‘Dossier special Hard rock 80’s’ Category

DEFF LEPPARD : Hysteria (1987)

novembre 26, 2007 1 commentaire

hysteria.jpgOn a tous dans notre discothèque des albums achetés car il était à la mode, hype et qu’on n’écoute plus car ils ne le sont plus ! Ces albums sont souvent marqués par l’époque, par le comportement des gens, par des courants musicaux dominants. Après coup, on se demande comment ces albums ont obtenu du succès tellement ils sont has been et dépassés de nos jours ! Les albums qui ont du succès sont souvent des disques qui ne résistent pas à l’épreuve du temps car ils sont programmées à une « vie » limitée ».L’album hysteria de Deff Leppard est un cas d’école ! Certes, il figure dans le top 10 des ventes de la décennie mais gros vendeur ne veut pas dire qualité ! 20 ans après sa sortie, Hysteria est tombé dans l’oubli car il était davantage un album commercial (vite écouté, vite oublié) qu’un véritable manifeste glam metal (comme pouvait l’être Pyromania). De plus, la qualité d’écriture des chansons s’en ressent : moins de risques, plus de mielleux, plus de claviers, refrains faciles à entonner. Deff Leppard a tout simplement édulcoré sa formule pour la rendre accessible, quitte à aller dans la simplicité. Selon moi, la production millimétrée de Robert John Mutt Lange a atteint ici ses limites : manque de créativité, démesure et trop de formatage. En cette année 1987 où le rock est plus que moribond et le metal roi, l’aseptisé Hysteria se fera une place au soleil ! Mis à part « pour some sugar on me », il n’y a rien à sauver de cet album trop noyé dans des ballades et hymnes pour stadium. Après ce qu’avait vécu le groupe suite à la sortie de Pyromania (notamment l’accident de moto du batteur qui joue depuis avec une seule main !), je n’aurais pas pensé qu’ils arrondissent autant les angles pour un album certes à succès mais sans lendemain. Mais avec une pochette aussi immonde, on peut comprendre que les gens aient mis cet album au placard !

IRON MAIDEN : Run to the hills (1982)

iron_maiden_-_run_to_the_hills.jpgConscient de devoir me renouveler (musicalement) histoire de ne pas finir vieux con, je me suis mis en quête d’un nouveau courant musical qui loin de m’indifférer ne m’intéressait guère : le hard rock ! Sur le blog naviguent quelques disques de hard comme ceux d’ac/dc ou de Def Leppard mais bon, ça restait marginal et peut-être pas assez honorant par rapport à leur véritable impact musical. Il fallait rendre justice à ce style qui reste encore très populaire à travers les âges (ah ! les disques d’aujourd’hui, quelles merveilles !! LOL). A force de recherche, d’écoute de disques, de rencontre avec des métalleux, de relectures incessantes des bio des plus grands groupes, de discussion entre potes sur le sujet, je décidais de franchir le pas, à savoir écouter ce style à fond ! Il y a exactement tout ce que je recherchais depuis longtemps: de l’énergie, de la sincérité, de l’instinct (ça ne calcule pas !), de l’insouciance (fuck demain !) et des mélodies (ah les filles !). Un des morceaux qui m’a le plus marqué dans cette nouvelle « aventure » est sans conteste « Run to the hill » d’Iron Maiden ! Quel morceau, quel groupe ! Premier simple de l’album Number of the beast, il reste jusqu’à ce jour leur plus grand succès en vente de 45 tours. Par sa vitesse d’exécution (on dirait des chevaux en plein galop !), sa sauvagerie (ils ne sont pas là pour rire !), et tous les instruments plus lourds les uns que les autres (la batterie en tête), Run to the hills est une chanson sacrément orchestrée et efficace. Le tout nouveau chanteur du groupe Bruce Dickinson y met particulièrement du sien en hurlant très haut dans les aigues avec un punch et coté diabolique explicite mais bon enfant. Evoquant la colonisation en prenant le partie des « native » dans le premier couplet et ceux des conquidastors dans le deuxième , Iron maiden y dresse un propos crû et violent qui sera sa marque de fabrique tout au long de sa carrière. Ne cherchez rien de philosophique là-dedans : ce n’est que du premier degré ! En évitant la fioriture, les questions existentielles et en jouant la carte de la spontanéité, les chansons de hard comme Run to hills vous redonnent de l’acné et d’envoyer foutre le conformisme. Rien de tel que d’écouter du hard pour rester jeune !!

DEF LEPPARD : No matter what

Pour son dernier album « Yeah ! », ce fameux groupe de hard rock britannique a décidé de rendre l’appareil à son influence majeure : le Glam rock ! On y trouve que des classiques de Glam revisités, dont ce génial « No matter what » des badfinger.

D’un groupe qu’on attendait pas grand chose, j’ai été agréablement bluffé. Ces quarantenaires assurent !!

THE CULT : Electric (1987)

septembre 16, 2006 1 commentaire

1987 est pour moi la plus mystérieuse et méconnue année de la décennie ! On l’a oublié, on l’a mis au placard comme les 9 autres mais à la différence c’est que celle-ci a vu paraître une foule de bons « petits » albums qui mériterait une rédemption ! Ce début de critique est valable pour chaque année « 80 » ! Ce site internet répond à 100 % à cet acte citoyen qu’est le devoir de mémoire. On oublie trop, trop vite notre passé, tout ce qui fait notre vie aujourd’hui. Il ne faut pas vivre au contraire dans le passé mais simplement ne pas renier ses origines, son parcours ! Ce blog a donc un rôle pédagogique voire même historique avec ses flash back ! Electric est un disque qui n’a pas su quitter les années 80 : on le trouve peu  dans les classements (meilleurs disques, discothèque idéale…), il est difficilement trouvable et il n’est pas franchement séminal. Mais son charme est ailleurs : c’est un excellent disque ou plutôt synthèse de  hard rock. Avec le Cult, on revisite le meilleur de Deep Purple, Led Zeppelin ou encore d’AC/DC en 11 titres ! Et comme dans tout bon groupe de Hard, Cult a sa dynamique dans le binôme chanteur (Ian Astbury)/Guitariste (Billy Duffy). Quand l’un aboie, crie l’autre assène des riffs ravageurs et concis ! Cette guitare donne vraiment le tournis tellement elle a cette facilité de faire du rentre dedans tout en restant virevoltante ! « Wild Flower » ; « Lil’ Devil » et surtout « Love removal machine » (un recyclage bien senti de l’œuvre d’Angus Young !) sont accrocheuses, énervées, sentent le soufre à 10 km pour un son à la fois lourd et mélodieux !  A force de piquer les bonnes idées à droite à gauche Cult finira par reprendre le standard « Born to be wild » des Steppenwolf (assez académiquement en fin de compte). Mais comme beaucoup d’artistes des années 80, Cult ne sera pas capable de rééditer son exploit et tombera dans l’oubli.

GUN’S N’ ROSES : Appetite for destruction (1987)

septembre 8, 2006 Laisser un commentaire

appetite.jpgLe bon groupe au bon endroit au bon moment ! Voilà comment on pourrait définir les Guns ! Dans le milieu des années 1980, le rock se perd dans ses travers : la facilité, la paresse, le manque d’inspiration, etc…Arrive alors de Los Angeles, ce groupe de hard rock au look de brigands assoiffés de sexe et drogués comme dix qui va véritablement donner un coup de fouet à la scène rock : les Gun n’ roses ! Leur premier titre de leur disque « Welcome to the jungle » illustre à merveille leur mode à vie : Welcome to the jungle/we have fun and games. Sur un riff de guitare qui semble venir de l’enfer, ce morceau jouissif et sauvage est la signature de leur son : retour aux racines (Led Zeppelin, Aerosmith), dynamique appuyée sur le duo Axl Rose (chant)/Slash (guitariste) tel un Tyler/Perry ou un Plant/Page et gros travail de la voix qui change de ton comme de chemise ! Les Guns sont arrogants, rentre dedans, violents, excessifs, année 80 oblige mais on leur pardonne tout tellement leurs compositions sont implacables, efficaces et authentiques. Sur un rythme soutenu, les chansons plus furieuses les unes que les autres s’enchaînent : « It’s so easy », « Mrs Brownstone », « Paradise City », toujours avec un Slash incisif, précis. Mais le clou du spectacle reste la fantastique (et le mot est faible !) ballade « Sweet Child O’mine » qui réveillerait un mort tellement son riff de guitare identifiable parmi mille casse la baraque comme un éclair sur un arbre ! Tout groupe de rock rêverait d’écrire une chanson aussi fédératrice ! Aujourd’hui les Guns sont traités de ringards, dépassés par le phénomène grunge et incapable de sortir un album depuis 11 ans (Spaghetti Incident ? date de 1993 !). Mais qu’on se rassure, « Appetite for destruction » n’a pris un gramme de poussière et reste toujours une pierre angulaire du hard rock moderne.

DEF LEPPARD : Pyromania (1983)

septembre 8, 2006 Laisser un commentaire

pyromania.jpgQui peut se targuer de tout aimer ? Même le plus mélomane d’entre nous déteste un style de musique, n’adhère pas à la rigueur. Pour un fan de pop, écouter du metal est une véritable corvée. Tellement de différences tant au niveau des individus (les cheveux longs !) qu’à l’appréciation musicale. Mais ce que j’ai appris, c’est qu’on peut très bien aimer Elton John et Dead can Dance en même temps. Il n’y a pas de frontières entre les genres et qu’il faut laisser sa chance à tous les styles avant de se faire un jugement. Regardez : il y a encore peu de temps, j’assimilais Def Leppard à un groupe heavy metal sans cervelle qui ne faisait que gueuler dans un micro et enchaîner des riffs de guitares plus ravageurs et violents les uns que les autres. Et Bien, après avoir écouté leur chef d’œuvre « Pyromania », j’ai totalement changé d’avis ! Def Leppard, ça en jète ! Ok, c’est du heavy metal, mais du heavy metal mélodique ! C’est à dire que ce sont les compostions accrocheuses, les harmonies vocales (il faut les entendre reprendre à l’unisson chaque refrain !) et non des riffs de guitares qui sont le fil conducteur des chansons. La différence est de taille car jamais auparavant un groupe de heavy metal ne mettait en avant ses mélodies comme principale force. De Led Zep à Deep Purple en passant par Aerosmith, le guitariste principal donnait le la, mettait de l’essence dans le moteur avec ses riffs, ses solos et autres astuces. Chez Deff Leppard, il y a un réel effort d’écriture qui ne fait pas dans la complexité. Et franchement, là où certains groupes de metal vont pondre 3-4 excellents chansons par album, Pyromania en contient à lui seul 8 ! (c’est subjectif, je sais !), notamment avec sa ballade « Foolin’ », le pimpant « Rock of ages » ou le très efficace « Photograph ». Mais je n’aurais pas tout dit en ne parlant pas de l’homme aux manettes : l’excellent « Robert « Mutt » Lange qui va savoir polir les guitares afin de les rendre plus tranchantes. Membre du groupe à part entière, il sait mieux que quiconque où sont les points d’améliorations afin d’aider le groupe dans sa progression. « Pyromania » reste pour moi très bonne surprise qui a plus que bien vieilli (même avec le synthé et les cheveux longs !).

AC /DC : Back in black (1980)

septembre 7, 2006 Laisser un commentaire

backinblack.jpgJe n’ai jamais été un gros fan de hard rock. Mais là, il faut s’incliner… Cet album d’AC/DC est une bombe ! Dédié à leur chanteur Bon Scott mort quelque mois auparavant étouffé dans son vomi et remplacé rapidement Brian Johnson, Back in Black est un chef d’œuvre d’efficacité, de fraîcheur Heavy rock. Il ne suffit qu’une écoute pour être sous le charme d’un « back in black », ou d’un « Hell’s bells » (avec ses cloches mythiques), où pourtant l’atmosphère est au recueillement comme le rappelle la pochette toute en noire. Magnifiquement produit par l’excellent John « Mutt » Lange » (Def Leppard) qui transforme en or tout ce qu’il touche. « Back in black » reste le sommet du groupe que celui-ci ne retrouvera qu’à de rares occasions.