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Archive for the ‘Fan des dexys midnight runners’ Category

DEXY’S MIDNIGHT RUNNERS : Searching For The Young Soul Rebels (1980)

Ce groupe ne vous dit rien ? Vraiment ? Et si je vous dis « Come on Eileen » ? Derrière ce nom un peu barbare et un tube mondial se cache en réalité une véritable perle comme seuls les anglais savent les enfiler. Je dirais même un trésor caché car à part leur tube, peu de personnes de ce coté ci de la manche se sont penchés sur leur œuvre. D’autant plus regrettable qu’il n’y avait que du bon là bas ! Prenez par exemple leur premier album, Searching For The Young Soul Rebels, une bombe ! Le collectif (8 membres, pas moins !) sapé comme des dockers et dirigé de main de maitre par Kevin Rowland (une sacrée personnalité !) va en effet re-créer le son des studios Stax , en bref de la soul-rhythm n’ blues ! otis Redding, Aretha franklin ne sont  pas loin ! La chanson d’ouverture « burn it down » donne ainsi le ton  : dans l’introduction , on y devine une main tournant le bouton d’une radio imaginaire, glissant sur « arnachy in the UK » puis un morceau de hard rock et « rat race » des specials, avant que la voix de rowland ne s’exclame « Burn it down ! » (Tout ça au feu !) Les dexys ont les idées claires : il faut repartir de zéro ! Avec notamment des cuivres en avant toute, un humour pince sans rires et ravageur et une humilité palpable. Rajoutez à tout ceci une voix nue et désespérée et vous obtenez une formule originale qui n’avait pas son pareil à l’époque  et même encore aujourd’hui ! « Geno », une déclaration d’amour à Geno Washington en est le parfait exemple. Avec des accents de fanfares, la chanson exerce une séduction  immédiate. Ce commentaire vaut tout aussi pour les festifs « there, there my dear », « tell me when my light turns green », “seven days too longs” que pour les ballades tristes “ I couldn’ help if it tried” ou “I’m just looking”. Bref, vous l’avez compris : il n’y a pas de temps de faibles ! Avec un style et une rage singuliers, les dexy’s midnight runners ont apporté une certaine fraicheur dans ces temps modernes si durs dont vous ne remettrez pas. Et dire que c’est un trésor caché….

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DEXY’S MIDNIGHT RUNNERS : Don’t stand me down (1985)

septembre 8, 2006 Laisser un commentaire

dont-stand-me-down.jpgAvec les Dexy’s, nouvel album, nouveau style ! Exit la rythmique celtique de ‘Too-Rye-ay », place à la sobriété du déroutant « Don’t stand me down » ! Déjà la pochette (l’originale) a tout pour dérouter tout acheteur potentiel par sa froideur et son pied de nez (des musiciens habillés en banquiers !). Véritable suicide commercial à l’époque (pas de singles, une tournée désastreuse), cet album a fini sa carrière dans les bas fonds de l’oubli. Quelle injustice ! Car il y a vraiment de bonnes choses sur ce disque plein de charme et de sensibilité. Se remettant toujours en cause, Kevin Rowland va chercher sa nouvelle orientation entre la soul (les cuivres  !) de « Searching for the young soul rebels » et les cordes (le violon) de « Too-rye-ay », le tout dans une atmosphère de recueillement, de retenue. Ajoutez à ça un effort lyrique très réussi et drôle : Rowland véritable crooner se fend de dialogues avec son guitariste Adams (« One of those things »), parle au lieu de chanter comme sur le délicat « Acknowledge of Beauty ». C’est vrai que ça fait un peu bordel, sans queue ni tête mais si l’on regarde de plus près, on se rend compte que le groupe n’a jamais autant creusé ses chansons toujours aussi mélodiques, mis de l’eau dans son vin (il y a même du folk !). « Don’t stand me down » marque l’apogée artistique de ce groupe si attachant, plus sensible qu’il n’y paraît mais dont personne n’aura rien compris…Heureusement, cet album aura droit à une seconde jeunesse et même une troisième avec deux rééditions, l’une en 1997 et l’autre plus réussie en 2002 (les chansons ont été retravaillées par Rowland himself) pour enfin prendre notre leçon de rattrapage que nous avons bien mérité.


DEXYS MIDNIGHT RUNNERS : Too-rye-ay (1982)

septembre 7, 2006 Laisser un commentaire

too-rye-ay.jpgAprès l’excellent searching for the young soul rebels sorti en 1980, le leader des Dexys, Kevin Rowland décide de changer le style de musique du groupe en passant de la soul à la musique celtique avec l’apport de deux violonistes. De plus, le groupe n’a perdu rien de son énergie et ne trahit pas l’esprit des débuts. Résultat : un succès international avec le single communicatif « come on eileen », numéro 1 dans de nombreux pays. D’autres titres comme « let’s make this precious » ou encore « the celtic soul brothers » valent le détour dans cet album de folklore irlandais. La voix de Rowland haut perché s’amuse comme une folle dans des chansons très joyeuses. Il ne m’a suffi qu’une écoute pour être sous le charme de ce groupe si exceptionnel ….