Archive

Archive for the ‘il y a 25 ans : 1987’ Category

Prince – Sign Of The Times (1987)

ce titre n’aura jamais 25 ans ou n’importe quel age : il est intemporel !

Publicités

THE INMATES: Meet The Beatles (1987)

décembre 24, 2010 Laisser un commentaire

Le MUST-HEAR le plus enthousiasmant que j’aie pu écouter depuis un bail ! Mais plus encore : le plus séminal ! Ecoutez cet album au moins une fois dans votre vie et vous aurez entendu l’une des meilleures définitions du rock n’ roll ! Si j’avais pu commencer mon éducation musicale avec cet opus, j’aurais fait un bond de géant, autant qu’une révolution industrielle ! Pourquoi donc autant de louanges ? Et bien parce que l’espace d’un concert gratuit, les Inmates (les taulards, en français)  ont réussi tout simplement le tour de force de faire des reprises des Beatles comme si elles étaient interprétées par les Rolling Stones ! Ce moment magique eut lieu le 20 juin 1987 à la Villette, à l’initiative de journalistes de Libération pour fêter les 20 ans de la parution de  Sergent peppers. Dés la première écoute j’ai pris une claque monumentale ! Car revisiter les Fab four (principalement des faces B plus quelques titres emblématiques) à la sauce Pub rock n’est plus ni moins que de créer le parfait amalgame entre deux mondes, deux courants comme si les supporters du Losc et du Rc Lens s’unissaient ! Mais avoir la  formule magique ne suffit pas. Encore faut-il avoir le bon groupe. Sur le choix, Libé a eu le nez creux en allant chercher les Inmates.  Car ces rockers anglais baignés dans le blues, la soul et la rythm’n blues  n’ont pas raté l’opportunité qu’il leur a été offerte de reprendre (je dirais même dézinguer !) à leur manière un répertoire pourtant classé par l’unesco avec une surdose d’énergie, de sincérité et de furie. Comme si des pirates partaient à l’abordage ! Un vrai massacre ô combien jouissif ! Groupe de scène par excellence, les Inmates ont su transcender les chansons originelles en les grattant jusqu’à l’os au point de faire des interprétations sanglantes et nerveuses, comme au bon temps des Stones ! Le pont avec ces derniers est  d’autant plus facilement franchi en entendant le timbre très « Jaggerien » et sensuel de Bill Hurley. S’il fallait encore vous convaincre que cet album est un grand millésime, sachez qu’il porte le sceau « PRODUCED BY VIC MAILE », synonyme de qualité et de bon goût. Ce live montre ainsi en fin de compte combien les « frères ennemis » ne sont pas si éloignées que ça l’un de l’autre quand on voit le résultat. Reboostés, Les Beatles sont plus rock n’ roll qu’il n’y parait, qu’on se le dise ! Jamais un passage à la moulinette ne m’avait procuré autant de palpitations et de sueurs. C’est pour ça qu’on vit, non ?

PRINCE : Sign O’ Times (1987)

octobre 12, 2009 Laisser un commentaire

sign o timesQue seraient les années 80 sans « Sign O’ times » ? Un champagne sans bulles ? Une bibliothèque sans livres ? On n’ose pas imaginer car franchement cet album est séminal. Il est l’œuvre d’un artiste qui a atteint sa plénitude artistique, qui a repoussé les limites du ciel, qui a réinventé le sens du mot musique. Oui, Prince avec « Sign O Times » est devenu un grand parmi les grands. Cet opus est en quelquesorte son album blanc, son Himalaya, la synthèse du chemin parcouru depuis ses débuts il y a bientôt 10 ans. Tout ce qui a fait sa marque de fabrique est ici repris avec un ton au dessus, non pas sur un disque mais sur deux ! Sur un Mélange parfait de rock et de funk, les chansons sont toutes des modèles du genre ; le funk lent et lourd de la chanson éponyme, la power pop de « I could never take the place of your man », ou encore le funk « synthétisant » de « It » sont autant d’occasion d’écouter une musique créative, originale et intemporelle (ça n’a pas vieilli !). Dans Sign O times, il y a une dose de Purple rain (rock n’ roll baby !), un soupçon de around the word in a day (rêver éveillé et une relecture de Parade (le funk urbain). L’emballage est pour le coup très accessible car universel. Prince réussit même à prendre Michael Jackson à son propre jeu sur le très charnel et enivrant « U got the look ». Il faut signaler aussi que cet album est comme le phare d’Alexandrie sur une mer asséchée : il donne le nord, le sud dans un monde musical sans âme. Rien que pour ça, sa mission fut salvatrice et donna la voie à une multitude d’artistes : tout existe, il ne reste plus qu’à recycler, à faire du neuf avec du vieux, à mélanger les couleurs musicales. Sign O times porte bien son nom : il a marqué son temps.

DEFF LEPPARD : Hysteria (1987)

novembre 26, 2007 1 commentaire

hysteria.jpgOn a tous dans notre discothèque des albums achetés car il était à la mode, hype et qu’on n’écoute plus car ils ne le sont plus ! Ces albums sont souvent marqués par l’époque, par le comportement des gens, par des courants musicaux dominants. Après coup, on se demande comment ces albums ont obtenu du succès tellement ils sont has been et dépassés de nos jours ! Les albums qui ont du succès sont souvent des disques qui ne résistent pas à l’épreuve du temps car ils sont programmées à une « vie » limitée ».L’album hysteria de Deff Leppard est un cas d’école ! Certes, il figure dans le top 10 des ventes de la décennie mais gros vendeur ne veut pas dire qualité ! 20 ans après sa sortie, Hysteria est tombé dans l’oubli car il était davantage un album commercial (vite écouté, vite oublié) qu’un véritable manifeste glam metal (comme pouvait l’être Pyromania). De plus, la qualité d’écriture des chansons s’en ressent : moins de risques, plus de mielleux, plus de claviers, refrains faciles à entonner. Deff Leppard a tout simplement édulcoré sa formule pour la rendre accessible, quitte à aller dans la simplicité. Selon moi, la production millimétrée de Robert John Mutt Lange a atteint ici ses limites : manque de créativité, démesure et trop de formatage. En cette année 1987 où le rock est plus que moribond et le metal roi, l’aseptisé Hysteria se fera une place au soleil ! Mis à part « pour some sugar on me », il n’y a rien à sauver de cet album trop noyé dans des ballades et hymnes pour stadium. Après ce qu’avait vécu le groupe suite à la sortie de Pyromania (notamment l’accident de moto du batteur qui joue depuis avec une seule main !), je n’aurais pas pensé qu’ils arrondissent autant les angles pour un album certes à succès mais sans lendemain. Mais avec une pochette aussi immonde, on peut comprendre que les gens aient mis cet album au placard !

THE PASTELS: Up for a bit wth the Pastels (1987)

novembre 26, 2007 1 commentaire

upforabitfront.jpgLe milieu des années 80 est souvent considéré dans les magazines et les rock critics comme le fond de la non-créativité, de l’aseptisation du rock. Bref, rien de quoi se mettre sous la dent… c’est plutôt difficile d’être contre cet avis tellement les bons albums étaient underground (pas de succès, pas assez de public), peu médiatisés, pas forcément à la mode et peu nombreux ! La scène musicale de Glasgow regorgeaient de groupes avec comme seule ambition de faire la musique qui leur plaisait (tant mieux si ça marchait ensuite !). Seuls les Jesus and Mary chain ont réussi à rencontrer à percer le temps de deux albums avant de gérer leur carrière (en decrescendo). Les pastels furent franchement une curiosité en cette année 1987 et une sacrée surprise ! Loin de la noisy leur musique très fleur bleue, bohème, est un rock touchant, mélodique mais avec une dose de désolation, de brumeux, comme s’il reprenait les chosés où Echo and the Bunnymen les avait laissées sur Ocean Rain. Le résultat est absolument émouvant, l’approximation des guitares rehaussant le charme que ces chansons procurent. On tient ici un album influent de la scène indépendante, comme le premier Velvet l’avait été vingt ans auparavant. Du lugubre et pince sans rire « Ride » au doux « If I could tell you », on tient ici un album tendu qui aurait mérité un autre sort que d’etre un disque underground. Mais si l’histoire l’a décidé, c’est qu’il y a bien une raison !

PINK FLOYD: A Momentary Lapse Of Reason (1987)

novembre 26, 2007 1 commentaire

a-momentary-lapse-of-reason.jpgLe Pink Floyd des années 80 est franchement dispensable quand on connait le reste de la carrière du groupe. Il est vrai que l’on pouvait faire difficilement mieux ! Les 3 albums (2 studios et un live) sont loin d’être des chefs d’œuvre mais l’essentiel n’est pas là. Pink Floyd a plutôt fait l’événement en coulisses avec le départ en 1983 de Waters, devenu à la longue mégalomane et dictateur (je suis le seul maitre à bord). Celui-ci préfère en effet poursuivre une carrière solo, considérant que le groupe est un poids à sa créativité. Si on n’aimait pas ses textes très froids, c’était la fin ! Wright était même parti avant le dernier watersien « final cut » (raté). Donc, certains membres quittent le navire alors d’autres le maintiennent à flot envers et contre tous. Pink Floyd ne s’est pas séparé, non ? C’est ainsi que Gilmour et Mason décident d’écrire un album sous le nom de Pink Floyd, ce qui n’est pas du goût de Waters. S’ensuit un procès opposant Waters à Gilmour et Mason pour que ceci n’est pas le droit d’utiliser le nom du groupe ! Du jamais vu ! Après une longue procédure et une lutte farouche (on se croirait à un divorce !), Waters n’obtient pas gain de cause malgré tous ses efforts. L’album A Momentary Lapse Of Reason peut alors enfin être terminé et sortir en 1987. Pour être franc avec vous, celui-ci s’apparente plus à un album solo de Gilmour (featuring Guests) qu’un album de Floyd. Pour la simple raison que la prise de risque est nulle et que les chansons manquent de ressorts (vite écoutée, vite oubliée). Si on met de coté cette doléance, la première face de l’album tient néanmoins plutôt bien la route en alliant sonorités eighties (Synthétique, Rock FM) et ambiance planante. Pour du Floyd, c’est donc très accessible ! On est loin des morceaux tortueux et aventureux du passé mais sans Waters, comment faire autrement ? C’est sur celle-ci que nous trouvons le morceau le plus réussi de l’opus « Learning to fly » hymne taillé pour les stades. Pink Floyd semble avoir voulu coller au mieux à l’époque en édulcorant à outrance sa marque de fabrique. Le sophistiqué et le feutré sont toujours là mais le son a perdu de son attrait et de son originalité. Des clips passent sur MTV, une tournée gigantesque est lancée : le groupe devenu avec le temps une institution conquiert à sa façon la nouvelle génération. En 1987, Pink Floyd est revenu sur le devant de la scène avec un album taillé pour le grand public mais sans panache. Mais ne vaut-il pas mieux un floyd aseptisé que rien du tout ?

 

Présentation du 13ème festival du film américain de Deauville (du 5 au 14 septembre 1987)

septembre 16, 2007 Laisser un commentaire

 PALMARES

Prix de la critique internationale
Hollywood Shuffle Robert Townsend

Coup de Coeur LTC
Hollywood Shuffle Robert Townsend

Prix littéraire
Patricia Highsmith

Premières – Hors compétition

Boire et Deboires (Blake Edwards)
Dragnet (Tom Mankiewicz)
Engrenages (David Mamet)
Et la femme créa l’homme parfait (Susan Seidelman)
La Bamba (Luis Valdez)
Les Envoûtés (John Schlesinger)
Les Incorruptibles (Brian De Palma)
Les Sorcières d’Eastwick (George Miller)
Man on fire (Elie Chouraqui)
Slamdance (Wayne Wang)
Tuer n’est pas jouer (John Glen)

Inédits

Anna (Yurek Bogayevicz)
China girl (Abel Ferrara)
Dirty Dancing (Emile Ardolino)
Hollywood Shuffle (Robert Townsend)
Matewan (John Sayles)
Native son (Jerrold Freedman)
Promised Land (Michael Hoffman)
Swimming to Cambodia (Jonathan Demme)
The Trouble with Dick (Gary Walkow)
Waiting for the moon (Jill Godmilow)
You Talkin’ to Me? (Charles Winkler)

Hommages
Bette Davis
Douglas Fairbanks Jr.
Stewart Granger
Janet Leigh
Shirley MacLaine
Brian De Palma
Rita Hayworth
Robert Parrish