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Archive for the ‘le journal du foot’ Category

La bérézina des bleus (86-89) : victoire morose (France-Islande)

Passage de témoin difficile, manque de temps, transition trop brusque : l’équipe de France est face à un chantier titanesque, à la recherche de la confiance perdue. Ce n’est pas face à l’Islande qu’elle se refera une santé mais simplement qu’elle retrouvera le gout de la victoire (logique sur le papier).  C’est exactement ce scénario qui se déroulera en c e jour d’avril 1987 : la France gagne mais ne convainc pas. Imaginez, c’est le premier but depuis Puebla ! depuis le match de la 3ème place ! 10 mois de disette ! La France fait jouer sa supériorité dans tous les domaines sans toutefois dominer de la tête et des épaules un adversaire venu pour ne pas perdre. Mais l’essentiel est ailleurs : c’est le dernier match de Platini chez les bleus ( on ne le sait pas encore) avec comme cadeau d’adieu une partie magistrale (une passe décisive pour Micciche le messin). Platoche illumine le stade de son talent de meneur, si bien que Passi, nouveau chez les bleus (quelle saison avec Toulouse !) n’arrive pas à suivre et à se positionner ! c’est ce qu’on appelle l’inexpérience. En fin de compte, cette victoire ne rassure personne. On sent l’équipe en reconstruction encore bien fragile, manquant de repéres. Si la France veut aller en Allemagne, il faudra réussir deux tours de force : gagner en Norvège et en Union soviétique. Peu y croient…

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La bérézina des bleus (86-89) : les calculs de Mr Michel (RDA-France)

L’équipe de France pourtant n’est pas encore hors jeu. Elle a encore les moyens de ressaisir. Son groupe de qualification  (Islande, URSS, RDA et Norvège) est plutôt moyen, d’autant qu’il reste 6 matchs à jouer avec la victoire à 2 points. Tout reste possible mathématiquement. C’est dans cet esprit que les bleus se déplacent à Leipzig pour affronter la RDA. Mieux vaut jouer pour ne pas perdre. Michel fait ainsi jouer le béton à la sélection en adoptant le schéma tactique suivant: un libero en retrait (Battiston), trois arrières défendant en zone (Boli arrière central), un libero supplémentaire (Le Roux) placé juste devant la défense centrale, deux demis défensifs excentrés (Tigana et Poullain) et un seul milieu offensif (Platini) ayant un rôle mixte de relayeur et de meneur de jeu. Dans ce schéma ultra défensif, les bleus espèrent mettre au fond les peu d’occasions qu’ils se procureront. Le plan fonctionnera à merveille, hormis la finition. JPP loupera meme un but tout fait ! Les bleus ont ici raté leur acte de rédemption. Un but aurait changé la face du monde et redoré le blason terni un mois auparavant. Au contraire et à la vue du match, on se rend compte que les bleus ont manqué d’audace, trop paralysé par l’enjeu. L’équipe de France a montré qu’elle avait des ressources. Les chances de qualification sont préservées au mépris du beau jeu : un brin calculateur, non ?

La bérézina des bleus (86-89) : Plus dure sera la chute (France-URSS)

Arrive alors le coup de Butoir face à L’U.R.S.S le 11 octobre. Platini est de retour en sélection : on se dit que le sauveur est de retour ! Henri Michel adopte pour l’occasion un 4-3-3 avec Jeannol libero (Battiston est blessé), Tigana et Fernandez demis défensifs, Platini meneur de jeu et Ferreri ailier droit. La mayonnaise a l’air de prendre puisque les bleus font jeu égal avec les russes, en procurant même les plus belles occasions notamment par Papin. On sent quand même qu’ils se cherchent, hésitant à aller au bout de leurs idées. La seconde mi-temps sera loin d’être salvatrice car le milieu français faillit, commet des doublettes, veut trop bien faire, oublie le ballon !! Le manque de coordination entre les joueurs et de sang froid met à mal la défense qui prend deux buts ! Les bleus sont incapables de réagir, transis. Les rêves de qualifications s’évaporent aussitôt. L’équipe de France n’est plus que l’ombre d’elle-même, loin de ses exploits de Mexico pourtant encore dans les mémoires. Il va falloir tout recommencer…

la bérézina des bleus (86-89) : Premiers symptômes

Un premier état des lieux aura lieu le 19 aout 1986 en match amical contre les Suisses avant d’entamer la campagne de qualification à l’euro 88 en Allemagne.

Encore émoussés par leur mundial triomphal, les bleus loin detre au complet ( Platini manquent singulièrement de fraicheur physique face à une modeste équipe suisse non présente au Mexique. Ils sont également malmenés dans le jeu, incapable de mener des actions dangereuses. Les suisses à ce petit jeu se régalent. Michel lancera dans le grand Boli (défenseur, Auxerre) mais aussi Buscher (attaquant, Brest) et effectuera ses trois changements sans que cela ne change aux faits : l’équipe de France a la tête ailleurs ! Ce qui fait figure d’avertissement n’entame en rien la confiance du groupe.

C’est dans ce climat que l’équipe de France débute ses qualifications à reykjavik (Islande) le 10 septembre 1986. L’équipe moins expérimentale qu’au mois d’aout va tomber dans un véritable guêpier. Le terrain en effet ne se prête pas au football ! Les français plus forts techniquement vont peiner à trouver la faille devant une équipe islandaise héroïque mais limitée. L’absence d’un véritable numéro 10 (Vercuysse est franchement limité) source de créativité ne permettra de mettre les occasions, si rares fussent-elles. Paille, nouveau venu, et Stopyra (révélation du mundial) n’auront rien à se mettre sous la dent. Bref, l’équipe de France manque d’organisation et de consistance. Le spectre d’une non qualification n’est pourtant pas encore dans les têtes…

La bérézina des bleus (86-89) : Introduction

On vous dira toujours que l’histoire se répète, qu’elle faite de cycles, de hauts et de bas. Mais qui pouvait indiquer la déchéance que subirait l’équipe de France de football après leur bonne campagne du mondial 1986 ? Celle-ci avait fini 3ème après un match épique contre le brésil (1-1, 4-3 tab) et une nouvelle défaite face aux allemands (cette fois-ci sans appel, 2-0).

Personne à l’époque n’est dupe : l’avenir des bleus est derrière eux. Bossis, Rocheteau, Giresse et bientôt tigana décident de prendre leur retraite internationale. Seul Platini continue l’aventure pour une nouvelle saison qui sera sa dernière afin de passer le relais. On se doute que la suite sera délicate mais surement pas à ce point.

Henri Michel, le sélectionneur, bien obligé de renouveler le collectif français doit trouver le parfait dosage entre jeunes et « vieux » (Battiston, Platini, Amoros, Bats, Domergue) le plus rapidement possible pour ne pas éviter des vaches maigres.

Chelsea : Cech absent un an ? :(

octobre 17, 2006 Laisser un commentaire

Opéré d’une fracture du crane après avoir reçu un violent coup de genou samedi en Championnat d’Angleterre, le gardien tchèque de Chelsea Peter Cech pourrait être absent des terrains pendant un an selon le père du joueur cité mardi par le Times .

« Mon fils ne pourra pas jouer au football pendant un an. D’abord, je n’ai pas réalisé à quel point c’était grave. Quand j’ai entendu le diaggnostic, mes genoux ont tremblé. Je ne pouvais pas en croire mes oreilles » témoigne Vaclav Cech. Dans un communiqué diffusé lundi soir, Chelsea a indiqué que l’état de son gardien s’améliorait et qu’il était désormais « pleinement conscient ».

Petr Cech en a pour 6 mois…

octobre 16, 2006 Laisser un commentaire

Les médecins en neurochirurgie d’Oxford où le gardien de Chelsea, Petr Cech, a subi samedi une opération d’une fracture du crâne ne sont pas très encourageants sur le retour du portier international tchèque. Le choc subi lors du match de championnat à Reading (1-0) sur un coup de genou de Stephen Hunt, devrait le tenir éloigné des terrains «pendant au moins six mois» a estimé le neurochirurgien Peter Hamlyn, cité dans le Daily Telegraph et qui précise : « Si Petr Cech revient trop vite après sa blessure à la tête, le résultat pourrait être fatal. Il risque ce que nous appelons un « syndrome de deuxième choc » ».