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Archive for the ‘mes disques 70-74’ Category

THE SPARKS : Propaganda (1974)

Toutes les années sont belles à vivre car il y a toujours une pomme à croquer, des événements inattendus, des moments à partager, des découvertes, de nouvelles œuvres musicales et que sais-je encore ! De toute façon, il faut vivre le truc à fond sans regarder le rétro ! Et de préférence avec Propaganda des Sparks dans les oreilles ! Depuis 1974, cet album eternel est la marque de référence de la légèreté, de la fraicheur, de la folie, bref du sourire. Leur pop-rock nourrie aux amphétamines va chercher ses influences notamment dans le glam rock de roxy music des débuts (l’extravagance, le pimpant) mais également au-delà (l’opéra, le théâtre, le cabaret).  Le résultat de cette alchimie est tout simplement un pur délire jouissif ! 11 chansons, 11 bombes, 11 bonbons sucrés, sexy et fantaisistes (un vrai manège !), 11 raisons de sauter, de virevolter ! Les Sparks ici s’amusent plutôt que de se prendre au sérieux. Modèle affiché de Queen (qui les a copiés outrageusement avec le succès que l’on sait), ce groupe américain a su porter haut une musique qui fait défaut aujourd’hui : folle, insouciante, tranchante, entrainante. Avec ces pointes de hard rock, un coté niais assumé,  l’orgue endiablé de Ron Mael, la voix haut perchée de Russell Mael, son brin de nostalgie et une forte créativité  Propaganda est un plaidoyer pour le positif, l’enthousiasme, le tout dans un rythme effréné ! Malheureusement, à trop vouloir ne pas calculer, les Sparks n’arriveront pas à renouveler cette formule magique avec la même réussite. Difficile de se remettre d’une overdose de bonheur…

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THE BEATLES: 1962-1966 (1973)

octobre 15, 2011 1 commentaire

L’album rouge ou Sweet good Music for beginners! Si vous deviez commencer ici et aujourd’hui (seulement !) votre éducation rock n’ rollienne, je vous conseille plus que fortement cet album !  J’y ai pour ma part fait toutes mes classes ! Mais donc cet album ? Parce que Beatles, pop, rock, sixties, hymnes, simplicité, universel, dansant, touchant, vital, énergique, bonheur, accrocheur, attachant, optimiste, explosif, léger, enthousiaste ! Et j’en passe ! L’album contient tous les tubes des Beatles sur la période 1962-1966, c’est-à-dire ceux entre autre de la beatlemania, des bandes originales de film (2 et dans lesquels ils seront les têtes d’affiche), de Rubber soul et Revolver. En bref, que des classiques ! Dés les premières notes, on ne peut qu’aimer ! Sinon, c’est que vous êtes sourds ! Dans  les 26 chansons présentes règnent l’insouciance, la joie de vivre, l’exubérance ! Ça vous donne le sourire et envie de taper du pied (comme dirait un ami !), rien moins que ça ! Ne cherchez pas de points faibles ou de fausses excuses : vous aimez cette musique ! Sans elle, vous n’êtes rien ou plutôt vous ne connaissez rien au rock ! C’est dans ce double album que se trouvent les tables de la loi de la pop. Certes, ce n’est pas de la musique élaborée mais qu’est ce qu’elle fait du bien ! Je pourrais réécouter ces chansons à l’infini que je ne serai jamais lassé tellement elles me rappellent mon enfance (Ah, la cassette audio de papa dans sa Renault 19 !), tellement elles font partie de ma personnalité, tellement j’ai pu m’évader avec elles ! Evidemment qu’elles pourraient toutes être citées dans cette critique comme exemple mais à quoi bon : pas la peine de vous convaincrai, vous êtes made in Beatles (ou vous ne le savez pas encoreJ)

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NEW YORK DOLLS: Too much, too soon (1974)

janvier 31, 2010 Laisser un commentaire

“Trop, trop tôt”, quelle vista ! Quelle épitaphe ! En choisissant ce titre à leur deuxième et dernier album, les New york dolls ne pensaient alors qu’il leur irait aussi bien ! En effet, nos new yorkais ont en ont fait trop et étaient clairement en avance sur leur temps. Dans une Amérique droguée à la musique progressive, à la west coast et au blues rock, leur formule ne trouva preneur. Il fallut attendre 3 ans (1977) pour celle-ci ne soit essayée et adoptée. Cette formule, c’est tout simplement le Punk rock ! Les gens ne le savent que trop peu mais sans les New York dolls, ni le punk ni les sex pistols n’auraient existé ! Ça en jette, non ? Le punk rock est comme tous les styles : il n’a pas été inventé de toutes pièces ; il est issu de nombreuses influences qui mélangées donne un mélange détonnant ! Les ingrédients sont ici :

-Un chanteur à la voix furieuse qui n’a de cesse de se moquer des auditeurs et de lui-même

-un gout pour le narcissisme pervers et la décadence

-une bonne dose de glam rock (retour au source du rock, excentricité vestimentaire)

-faire du rolling stones, du stooges, ou encore du MC5 en plus fort, plus rapide et en plus bordélique

-Un jeu de guitare puissant bourré de riffs assassins et acérés

-le velvet Underground pour le coté incompris mais surtout pour le sens de la poésie

L’album au gout d’autodestruction tellement les musiciens se saoulent et se droguent, est piloté par Shadow Morton. Son apport et surtout son sens de la discipline vont permettre au groupe de ne pas s’égarer et jouer avec une puissance et une clarté surpassant leur premier effort. Les Dolls réussissent ainsi à incarner leurs chansons comme jamais en abordant des thèmes comme les filles, l’amour, la tristesse. Les 10 titres sont assaisonnés à la fureur, , la provocation non sans une ténacité outrageuse. « babylon »,  « Chatterbox », « Puss n’ bots », « Showdown », « Stranded in the jungle » sont autant de définition d’une musique qui se fout du lendemain et qui vous prend à la gorge tellement elle est puissante (Merci Johnny). La suite ne sera pas glorieuse malgré une tentative de l’opportuniste Malcom McLaren pour relancer le groupe et qui finira en queue de poisson…Comme je dis souvent : ça ne sert à rien d’avoir raison avant tout le monde, personne ne vous écoute.

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CAT STEVENS : Tea For The Tillerman (1970)

novembre 16, 2009 Laisser un commentaire

e17138hxvupUn album UNIVERSEL, rien moins que ça. Cat Stevens et Tea for the tillerman ont marqué toute une génération de musiciens tant cette musique respirait l’humain, la nature, les failles que nous avons tous en chacun de nous. Un mélange parfait de folk et de pop avec des textes à tomber par terre. Armé de sa guitare sèche et d’un piano, Stevens nous propose de nous recueillir, de nous poser, d’évoquer dans une douce mélancolie nos problèmes de cœur, nos aigreurs, notre coté sombre sans jamais émettre de jugement. Sa voix mi mielleuse mi plaintive rend plus forte cette idée à tel point que l’auditeur est surpris de la sincérité des propos. Les paroles pleines de vérité vous parlent, qu’on soit jeunes ou vieux. Par exemple, sur « father and son » (probablement sa meilleure chanson), Stevens évoque un échange entre un père ne comprenant le désir de son fils à se détacher et à façonner une nouvelle vie, et le fils qui ne peut s’expliquer mais qui sait qu’il est temps pour lui de chercher sa propre destinée. La triste douceur lorgnant les 11 chansons peut vous faire pleurer à tout moment par sa légèreté et sa vérité mais elle vous donne en retour de la force, de l’humanité. J’ai redécouvert plusieurs chansons de l’album sur le score de la comédie noire Harold & Maude (superbe film au passage) et où celles-ci s’accommodent parfaitement au propos du film : la vie est dure mais il faut prendre les choses du bon coté et surtout vivre. Bref, cet album est une leçon de vie à méditer tous les jours. Et rien de tel qu’en chansons 

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LED ZEPPELIN: 3 (1970)

novembre 27, 2007 Laisser un commentaire

3.jpgEn l’espace d’un an et de deux albums Led Zeppelin est devenu selon l’expression consacrée une grosse cylindrée. A coup d’attaque supersonique et de riff ravageurs, le groupe emmené par robert Plant et Jimmy Page a fait un putsch sur la planète rock en s’installant dans un style à l’époque inédit : le hard rock. Personne avant eux n’avait osé mettre le turbo dans le blues, à jouer dur et vif. En bref, le groupe occupe en ce début des seventies une place non pas vacante mais créée de toute pièce ! Et cela n’est pas du goût de tout le monde : Beaucoup les jugent arrogeant, sexistes, violents. Le troisième album va leur donner tort à plus d’un titre. En effet, celui-ci va laisser apparaitre un éventail musical bien moins étroit que leur musique brute laissait croire. Ce « 3 » est d’ailleurs pour moi l’album le plus intéressant que Led Zeppelin ait enregistré. Tous les titres sont différents les uns des autres avec une variation de styles, de tempos, d’émotions mais toujours avec de grands musiciens et une grande voix. Dans la première partie on trouve encore des morceaux endiablés et chargés en adrénaline (« immigrant song », « celebration day » ou « out on the tiles ») mais ceux-ci doivent faire avec du folk lunaire « friends » (ah, ces violons !), du blues rock mineur (« since I’ve been loving you »). Mais c’est sur la deuxième partie de l’album que le clou est enfoncé. C’est carrément Led Zeppelin unplugged (que de l’acoustique !) avec des morceaux toujours aussi intenses. L’urgence des débuts a laissé place à de la bohème, de la mélancolie, de la joie de vivre avec des arrangements soignés. Même avec une guitare sèche, Jimmy Page réussit à faire de la musique simple, chargée de sens ; encore une preuve les compositions du groupe ne sonnaient pas creux. Led Zeppelin peut également faire des ballades, qu’on se le dise ! En ayant réussi un virage vers une musique plus aboutie, Led Zep avait ici préparé au mieux la suite de carrière pour atteindre d’autres sommets.

PINK FLOYD: Dark Side Of The moon (1973)

dark-side.jpgIl aura fallu tout ce temps pour enfin écrire quelques lignes sur ce disque ! Une éternité ! Cette sélection de disques n’aurait de sens si le Dark of the moon était absent. Il y aurait, comme qui dirait, un vide, un puzzle incomplet. Critiquer cet album, c’est faire un peu d’histoire. Ce disque représente une époque, la première moitié des seventies et surtout un style disparu, le rock progressif. Des albums comme ça, nous n’en ferons plus jamais, nous en avons perdu la recette, la volonté, comme nous l’avions renié. Cette Musique est de toutes les ambigüités : veillotte et moderne, sophistiquée et universelle, déroutante et évasive. Détester cette musique était gage de non conformisme, de rejet de l’ordre établi, du pompeux et l’académisme. Je dirais surtout qu’elle était le symptôme d’une immaturité musicale ! Car aimer le progressif, c’est d’abord aimer la grande musique, celle qui vous émeut, celle qui n’a rien à revendiquer, celle qui vous rajeunit, celle qui donne envie de quitter la réalité. Il n’y a pas de message, de sens à donner à ces chansons mais seulement de l’amour, de la contemplation, du plaisir. C’est souvent la marque de moments intemporels, figé dans le temps, complètement déconnecté de la réalité. Tous ces sentiments, Pink Floyd les a rassemblés dans 9 chansons. 9 instants magiques, rêveurs. Même si « Money » fait quelque peu figure d’intrus (un tube !!), l’ensemble fait penser à un rêve éveillé que rien ne perturbe. Tout est là pour enchanter l’auditeur : de la lenteur, des arrangements millimétrés, une fausse tranquillité et du mystère. La musique de Pink Floyd a quelquechose de divin, de cérébral qui dépasse les limites de notre conscient pour nous emmener nulle part. Mais jamais le vide, le néant n’a été aussi beau, aussi transmetteur d’émotions. Pour un non mélomane, pénétrer dans cet univers fait l’effet d’un malaise, d’une incompréhension (qu’est ce qu’il y a de beau là-dedans ?) que l’on peut comprendre. Aimer le progressif se mérite, se travaille mais quelle récompense au bout : celle de percevoir l’émotion, la sensibilité du monde.

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THE BLUE OYSTER CULT : Tyranny And Mutation (1973)

septembre 16, 2006 Laisser un commentaire

tyranny.jpgBeaucoup de groupes ont défilé dans les bacs durant l’histoire du rock. Beaucoup eurent leurs chances, d’autres non. Certains eurent du succès, d’autres pas. Certains sont célèbres, beaucoup ne le sont pas ! Tout ça pour vous dire que le rock est une mine impérissable où tous les scénarios sont possibles. On me dit souvent que je m’y « connais » en rock ! Je réponds toujours : je ne connais rien malgré la possession d’un bon millier de disques ! A moins d’avoir une vie à la Jeanne Calment, je n’aurai jamais le temps de faire le tour du rock : il y a trop de styles, de groupes, de chansons que je ne connais pas pour qu’on me considère comme un érudit du rock ! Je suis passionné, c’est déjà ça ! Passons…J’essaie d’écouter un maximum de choses : certaines ne vont que passer, d’autres arrivent à squatter ma platine (je suis de plus en plus difficile !). Dernier disque en date à avoir rencontré mes oreilles : Tyranny And Mutation des BOC ! Du hard rock mais pas seulement ! Du blues lourd, violent mais également lunaire et poétique avec de nombreuses références à la science fiction ! Du jamais vu ! Comme ses homologues anglais, BOC déverse une musique tonitruante avec une guitare toujours prête à asséner un gros riff comme sur le morceau d’ouverture « The red & the black » ou « Hot rails to hell » mais les paroles sont toujours futuristes, pas terre à terre. Ça nous change ! Le groupe ralentit carrément le tempo sur l’enivrant « Wings Wetted Down », ce qui nous fait des vacances dans ce disque fiévreux ! Bref, BOC n’est pas un groupe de heavy metal comme les autres : l’a-t-il déjà été ? A conseiller à ceux qui pensent que le hard rock se limite à du blues électrifiée et des attaques de guitares !

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