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Archive for the ‘Mon groupe de cette année 2007 : Led Zeppelin’ Category

LED ZEPPELIN : Physical Graffiti (1975)

décembre 9, 2007 Laisser un commentaire

f93106adb3s.jpgEn 1975 Led Zeppelin est au sommet de sa popularité avec son statut de génie et de gros vendeur. La planète ne leur a soumis aucune résistance tellement leur musique fédératrice et riche en influences faisait mouche. On se demande bien ce qui peut motiver le groupe pour continuer l’aventure au vu de ce qui a été déjà réalisé. Et bien, la création ! Pour son sixième album, Physical Graffiti, Led Zeppelin va écrire son chapitre le plus ambitieux, à savoir faire cohabiter sur un disque toutes leurs influences dans un joyeux bordel, un peu à l’instar de l’album blanc. Les points de comparaison ne s’arrêtent pas là : le disque lui aussi est double et renferme peut-être les chansons les plus achevés du combo. En effet, le groupe, soucieux de ne pas faire une redite, va assouplir sa musique, va l’enrichir d’une palette de sonorités, d’émotions, déjà abordé sur leurs précédents mais jamais à ce degré. Car Led Zeppelin veut créer une musique universelle, revigorante, cérébrale (oui oui !). Pour résumer l’atmosphère du disque, je dirais que les cinq premiers albums sont passés en revue sans ligne directrice ! Physical Graffiti est comme un fourre tout sans queue ni tête mais qui réussit le tour de force de dégager une unité. Mais ceux-ci n’est possible qu’avec de grands musiciens et de grandes chansons ! ça ne sert à rien de mélanger les genres si vous vous y prenez comme un manche ! Vous sèmerez le doute dans les oreilles de l’auditeur sans réussir à le convaincre. Dans cet album, on trouvera un paquet de chansons non pas les plus connues mais les plus mémorables. Quand je parle de Led Zeppelin à des gens, les compositions « In my time of dying », « sick again » ou « ten years gone » sont souvent citées comme être des chansons superbes car elles sont achevées, chargées de sens et d’influences. La batterie de Bonham tape toujours aussi fort, Jimmy Page assène toujours des parties de guitares assassines, Robert Plant n’arrête de hurler mais on sent que la fureur des débuts a laissé place à de la fièvre, que le son de Led Zeppelin a muri en cherchant toujours à cogner mais avec plus de subtilité et de technique. Le tempo par exemple des chansons est ainsi descendu d’un cran ; les chansons se sont rallongées pour laisser plus de place à l’improvisation et exprimer les talents. Dans cet album désorganisé, seules les chansons ne le sont pas ! D’après moi, l’écriture des chansons s’est améliorée dans un souci de frapper juste. Le groupe a réussi à faire muter son hard rock grâce à son génie, sa culture musicale prodigieuse ( de l’oriental au blues en passant par le folk, entre autres) en gardant tout son mordant. « kashmir » considéré pour beaucoup comme le sommet de la carrière le prouve. Sur un rythme implacable bercé de sonorités classiques et orientales ( les violons !), le groupe va écrire sa chanson la forte. On en redemande ! Après quoi, plus rien se sera pareil : Plant se plante en voiture (pas de tournée « Physical Graffiti ») ; le groupe perd progressivement sa verve créative (ils n’y sont plus) pour se séparer en 1980.

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Traduction de Stairway to heaven de Led Zeppelin (un escalier pour le paradis)

décembre 6, 2007 1 commentaire

here’s a Lady who’s sure all that glitters is gold.
And she’s buying a stairway to heaven.
And when she gets there she knows if the stores are all closed,
With a word she can get what she came for.

There’s a sign on the wall, but she wants to be sure.
‘Cause you know sometimes words have two meanings.
In a tree, by the brook, there’s a songbird who sings.
Sometimes all of our thoughts are misgiven.

There’s a feeling I get when I look to the west
And my spirit is crying for leaving.
In my thoughts I have seen rings of smoke through the trees,
And the voices of those who stand looking.

And it’s whispered that soon if we all call the tune,
Then the piper will lead us to reason.
And a new day will dawn for those who stand long.
And the forests will echo with laughter.

It makes me wonder…

If there’s a bustle in your hedgerow, don’t be alarmed now,
It’s just a spring clean for the May-Queen.
Yes there are two paths you can go by, but in the long run,
There’s still time to change the road you’re on.

Your head is humming and it won’t go, in case you don’t know.
The piper’s calling you to join him.
Dear lady, can you hear the wind blow, and did you know,
Your stairway lies on the whispering wind.

And as we wind on down the road,
Our shadows taller than our soul,
There walks a lady we all know,
Who shines white light and wants to show
How everything still turns to gold.
And if you listen very hard,
The tune will come to you at last,
When all are one and one is all,
To be a rock and not to roll.

And she’s buying a stairway to heaven.

 

 

Il est une Princesse qui est certaine que tout ce qui brille est or.
Et elle s’achète un escalier menant au paradis.
Et lorsqu’elle y est, elle sait que même si les comptoirs sont tous fermés,
Un mot suffit pour obtenir ce qu’elle est venue y chercher.

Il y a un signe sur le mur, mais elle veut être sûre.
Car vous savez, les mots ont parfois un double sens.
Dans un arbre, près du ruisseau, il y a un oiseau chanteur qui chante.
Parfois toutes nos pensées sont remplies de doutes.

Je ressens quelque chose lorsque je regarde vers l’ouest
Et mon esprit cherche désespérément à s’évader.
Dans mes songes j’ai vu des volutes de fumée à travers les arbres,
Et les voix de ceux qui regardent sans rien faire.

Et on murmure que bientôt, si nous chantons tous le même air,
Le joueur de flûte nous guidera vers la raison.
Et un nouveau jour viendra pour ceux qui seront toujours là.
Et des éclats de rire résonneront dans les forêts.

Cela m’interroge…

S’il y a du remue-ménage dans ta haie, ne t’affole pas,
Ce n’est que le nettoyage de printemps pour la Reine de Mai.
Oui il y a deux chemins possibles, mais en fin de compte,
Il est encore temps de changer de route.

Ta tête bourdonne et ça ne cessera pas, au cas où tu l’ignorerais.
Le joueur de flûte t’invite à le rejoindre.
Chère Princesse peux-tu entendre le vent qui souffle, et le savais-tu,
Ton escalier repose sur le vent murmurant.

Et alors que nous serpentons la route,
Nos ombres plus grandes que notre âme,
Y marche une Princesse que nous connaissons tous,
Qui brille d’une lumière blanche et qui veut montrer
Comment tout se transforme toujours en or.
Et si tu écoutes très attentivement,
Finalement l’air te parviendra,
Quand tous ne feront qu’un et qu’un sera tous,
Pour être un roc et ne pas rouler.

Et elle s’achète un escalier menant au paradis.

LED ZEPPELIN: 3 (1970)

novembre 27, 2007 Laisser un commentaire

3.jpgEn l’espace d’un an et de deux albums Led Zeppelin est devenu selon l’expression consacrée une grosse cylindrée. A coup d’attaque supersonique et de riff ravageurs, le groupe emmené par robert Plant et Jimmy Page a fait un putsch sur la planète rock en s’installant dans un style à l’époque inédit : le hard rock. Personne avant eux n’avait osé mettre le turbo dans le blues, à jouer dur et vif. En bref, le groupe occupe en ce début des seventies une place non pas vacante mais créée de toute pièce ! Et cela n’est pas du goût de tout le monde : Beaucoup les jugent arrogeant, sexistes, violents. Le troisième album va leur donner tort à plus d’un titre. En effet, celui-ci va laisser apparaitre un éventail musical bien moins étroit que leur musique brute laissait croire. Ce « 3 » est d’ailleurs pour moi l’album le plus intéressant que Led Zeppelin ait enregistré. Tous les titres sont différents les uns des autres avec une variation de styles, de tempos, d’émotions mais toujours avec de grands musiciens et une grande voix. Dans la première partie on trouve encore des morceaux endiablés et chargés en adrénaline (« immigrant song », « celebration day » ou « out on the tiles ») mais ceux-ci doivent faire avec du folk lunaire « friends » (ah, ces violons !), du blues rock mineur (« since I’ve been loving you »). Mais c’est sur la deuxième partie de l’album que le clou est enfoncé. C’est carrément Led Zeppelin unplugged (que de l’acoustique !) avec des morceaux toujours aussi intenses. L’urgence des débuts a laissé place à de la bohème, de la mélancolie, de la joie de vivre avec des arrangements soignés. Même avec une guitare sèche, Jimmy Page réussit à faire de la musique simple, chargée de sens ; encore une preuve les compositions du groupe ne sonnaient pas creux. Led Zeppelin peut également faire des ballades, qu’on se le dise ! En ayant réussi un virage vers une musique plus aboutie, Led Zep avait ici préparé au mieux la suite de carrière pour atteindre d’autres sommets.

LED ZEPPELIN : IV (1971)

septembre 12, 2006 1 commentaire

4.jpgDes groupes de hard rock Led Zeppelin est peut-être celui qui a le mieux résisté aux ravages du temps. J’en veux pour preuve le nombre assez hallucinant de personnes arborant un T-shirt Led zeppelin dans la rue ou dans les festivals ! Mais pourquoi tout ce culte pour cette formation à la carrière assez fulgurante ? Parce que Led Zeppelin, c’est bien plus que du Heavy metal ! Les influences de Led Zeppelin sont si variées que chacun y retrouve son compte : du blues, Boggie  du rock n’ roll, du folk, de l’électrique, de l’acoustique, du violent, du doux, du nerveux, du paisible ! Led Zeppelin écrivait de la musique universelle, qui avait quelque chose à dire et non pas du bruit pour tout casser ! Robert Plant (chant) et Jimmy Page (guitare) formaient le binôme le plus influent de cette période charnière et ont apporté tellement au son de la décennie. L’éclectisme des chansons va donner de la profondeur à l’album, une raison d’être, une conscience, une unité. Le disque commence royalement avec « Black Dog » avec une guitare déchaînée qui enflamme tout sur son passage. L’incendie ne s’éteindra pas avec le speedé « Rock n’ roll ». Ces deux morceaux ont la tête dans le guidon. Le rythme est ensuite coupé net avec une ballade folk magique « The Battle of Evermore » et ses harmonies vocales qui nous laisse rêveur. Le rêve se prolongera avec LE morceau du groupe, « Stairway to Heaven » : résumé à elle seule des intentions du IV. Elle est à la fois intemporelle et douce pour sa partie acoustique ; brûlante et enivrant pour sa partie électrique. Rien à dire : c’est l’un des plus beaux morceaux de rock de tous les temps ! La suite saura faire front avec le furieux « Misty mountain Hop », le sauvage et mystique « Four Sticks » ou le superbe morceau acoustique « Going to California ». L’album se finira avec la curiosité du disque, « When the Leeve breaks », à la fois mystérieux, retenu avec un tempo assez lent et obsédant. Tous les morceaux sont chantés et arrangés de manière extraordinaire comme si le groupe jouait sa peau à chaque seconde, preuve que ce combo savait se remettre en question pour avancer, découvrir de nouveaux espaces de jeu. Sommet artistique du groupe, le IV n’a pas vieilli d’un poil, preuve d’une authenticité et d’un savoir faire sans pareil.