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Archive for the ‘tribute sport’ Category

Finale de la coupe de france-MHSC-RP1-2 Juin 1990

janvier 30, 2014 Laisser un commentaire

Le baroud d’honneur du racing club de paris 1 (ex-matra racing) qui rélégué en D2 va déjouer tous les pronostics en battant Marseille et Bordeaux en coupe pour atteindre la finale de la coupe de france 1990.Memories

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Lille-Bordeaux-1/8eme finale retour coupe de france 1985 : le plus grand match du Losc de tous les temps

décembre 27, 2013 Laisser un commentaire

Du jamais vu !! Lille avait perdu 3-1 à l’aller face au champion sortant. Une remontée de dingue avec une ambiance chaude et une communion rare entre les joueurs et le public

Laurent FIGNON : eight seconds away

septembre 1, 2010 Laisser un commentaire

Le monde du vélo est en deuil : Laurent FIGNON est décédé ce mardi 31 août 2010 à 12h30 à l’hôpital de la PITIÉ-SALPÊTRIÈRE de PARIS des suites d’un cancer avancé des voies digestives et d’une tumeur au poumon. Il était né juste cinquante ans plus tôt, le vendredi 12 août 1960, dans la capitale.

Laurent FIGNON était un grand cycliste français, une icône du vélo des années 1980, remportant à deux reprises le Tour de France en 1983 et 1984, ce qui l’en fait l’un des plus jeunes vainqueurs du Tour, mais on retiendra surtout sa seconde place au Tour de France 1989 pour huit secondes… C’est d’ailleurs l’un des rares Tours où l’on se souvient plus du nom du second que de celui du premier ! Cette même année, il avait également remporté le Tour d’Italie (le Giro) et avait été champion de France en 1984.

Très fin tacticien, anticipant parfaitement les stratégies de course et ayant la parole facile, Laurent FIGNON était aussi un excellent consultant sur le Tour de France qu’il commentait depuis 2006. Je soupçonnerai d’ailleurs les directeurs sportifs actuels d’écouter ses analyses pertinentes à la télévision afin de les appliquer pendant la course…

Tour de France 1989

Le Tour de France 1989 s’était joué lors de la dernière étape, le dimanche 23 juillet, à l’issue d’un suspense palpitant. C’était un contre-la-montre individuel de 24,500 km qui partait de VERSAILLES et qui amenait les coureurs à PARIS, la ligne d’arrivée étant sur les Champs-Élysées. La victoire finale allait se disputer entre deux cyclistes qui avaient endossé l’un après l’autre la tunique jaune : le Français Laurent FIGNON (dossard 41) et l’Américain Greg LEMOND (dossard 141). Le premier avait cinquante secondes d’avance au classement général sur son dauphin avant le départ de cet ultime contre-la-montre. L’Américain avait parcouru l’étape à une vitesse moyenne de 54,545 km/h. Le Français, blessé à la selle, se battait pour maintenir son avance afin de conserver le maillot jaune et de remporter le Tour de France.

J’avais six ans et demi et je me souviens très bien des commentaires de Robert CHAPATTE et surtout de ceux de Patrick CHÊNE qui, au moment où le Français approchait de la ligne d’arrivée, avait déclenché un compte à rebours. Voici ce qu’il disait : « Dans vingt secondes, Laurent FIGNON aura perdu le Tour s’il n’est pas là. […] Voilà dix secondes… neuf… huit… sept… six… cinq… quatre… trois… deux… un… top : Laurent FIGNON a perdu le Tour de France 89 ! Greg LEMOND l’emporte. C’est fini : Laurent FIGNON a perdu le Tour de France ! ». Le cycliste français l’avait perdu pour huit secondes, le plus faible écart de l’Histoire du Tour de France entre un vainqueur et son dauphin. Je me souviens que Laurent FIGNON était effondré, couché sur les Champs-Élysées, quelques mètres derrière la ligne d’arrivée et que, parallèlement, on voyait l’Américain Greg LEMOND qui laissait éclater sa joie pour son second succès sur la Grande Boucle. Nous étions vraiment nostalgiques, l’impression peut-être d’une injustice dans ce sport qui est probablement le plus difficile qu’il soit…

Vingt ans après, jour pour jour mais sans le vouloir, je me promenais justement sur les Champs-Élysées, à quelques pas de cette tragédie à la française… Ci-dessous se trouvent les liens permettant de revoir et de revivre ces moments d’émotions lors de l’arrivée sur les Champs-Élysées en 1989.



Conclusion

Aujourd’hui encore, Laurent FIGNON est plus connu pour avoir perdu le Tour de France 1989 pour huit secondes que d’en avoir remporté deux, en 1983 et 1984. Depuis l’année dernière, il avait commencé un autre contre-la-montre, celui face à la maladie. Malheureusement, il vient de le perdre…

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La bérézina des bleus (86-89) : tout le monde descend (Norvége-France)

En ce 16 juin 1987, beaucoup penseront après le match contre la Norvège que l’équipe de France  ne pourrait pas tomber plus bas et que l’époque glorieuse de la génération platini était définitivement derrière. En effet, l’équipe de France s’incline sèchement 2-0 à Oslo sans la manière. C’est même selon certains le pire match de l’équipe de France depuis un bail ! On ne les a pas vus du match, nos bleus, totalement démotivés physiquement et mentalement. Transparents en première mi-temps, ils seront carrément invisibles en seconde ! Les Norvégiens pas meilleurs footballeurs que les autres vont profiter encore d’erreur défensive flagrante pour lancer deux flèches dans les buts de Bats. Il faut signaler pour leur défense que Boli(6 sélections) et Thouvenel (4) peuvent difficilement faire oublier Battiston (blessé) et Bossis (retraité) avec leur maigre expérience du haut niveau. Domergue appelé en renfort n’a plus le niveau qui était le sien lors de l’euro 84 (ce sera son dernier match chez les bleus) On sent bien que les bleus n’ont pas l’habitude de jouer ensemble et que certains postes sont moins pourvus de talent qu’autrefois (je pense au milieu créatif). Les forfaits à répétitions (Le Roux, Fernandez et Touré pour ce match) empêchent également à la machine de bien tourner. Mais n’allons pas plaindre cette équipe de France : elle n’a que celle qu’elle mérite. Peut-être attendait-on plus de joueurs qui au final étaient limités, peut-être fallait-il amorcer le renouvellement dés l’euro ? les italiens et les allemands y arrivent, pourquoi pas nous ? l’équipe de France repart de zéro, en n’ayant rien à perdre mais plus à gagner si ce n’est sa crédibilité…

La bérézina des bleus (86-89) : victoire morose (France-Islande)

Passage de témoin difficile, manque de temps, transition trop brusque : l’équipe de France est face à un chantier titanesque, à la recherche de la confiance perdue. Ce n’est pas face à l’Islande qu’elle se refera une santé mais simplement qu’elle retrouvera le gout de la victoire (logique sur le papier).  C’est exactement ce scénario qui se déroulera en c e jour d’avril 1987 : la France gagne mais ne convainc pas. Imaginez, c’est le premier but depuis Puebla ! depuis le match de la 3ème place ! 10 mois de disette ! La France fait jouer sa supériorité dans tous les domaines sans toutefois dominer de la tête et des épaules un adversaire venu pour ne pas perdre. Mais l’essentiel est ailleurs : c’est le dernier match de Platini chez les bleus ( on ne le sait pas encore) avec comme cadeau d’adieu une partie magistrale (une passe décisive pour Micciche le messin). Platoche illumine le stade de son talent de meneur, si bien que Passi, nouveau chez les bleus (quelle saison avec Toulouse !) n’arrive pas à suivre et à se positionner ! c’est ce qu’on appelle l’inexpérience. En fin de compte, cette victoire ne rassure personne. On sent l’équipe en reconstruction encore bien fragile, manquant de repéres. Si la France veut aller en Allemagne, il faudra réussir deux tours de force : gagner en Norvège et en Union soviétique. Peu y croient…

Rétrospective du tour de france 1987 (le tour de jeff)

août 23, 2007 1 commentaire

C’est fou comme les gens ont la mémoire courte… Si un événement ne les a pas marqués au fer rouge, Ils l’oublient, le mettent au placard et le ressortent lors de séquence « souvenez-vous ». C’est ce qu’on appelle la mémoire sélective, non ?

Le tour de France 1987 fait pour moi partie de ces tours oubliés, perdus dans une histoire, un palmarès qui force le respect. Et franchement, il y a ici une grande injustice, une impartialité que l’on peut mettre en doute. Il est peut-être l’un des plus intéressants concernant le suspense, l’indécision dans un monde du cyclisme pas encore gangréné par les affaires de dopage. Certes, le vainqueur de ce tour, Stephen Roche n’aura pas de lendemains glorieux (le one hit wonder du sport !) mais quelle bataille pour la victoire ! Il y a forcément un seul vainqueur et de nombreux perdants. Mais l’un d’entre eux fut heureux : Jean François Bernard.

Jean François Bernard aura marqué de son empreinte ce tour 1987 par son panache, ses coups d’éclats, ses coups de blues et surtout par sa spontanéité. Après un tour de France 1986 prometteur (12ème) dans une équipe La Vie Claire de haute volée (Lemond et Hinault), Il est désigné successeur de Hinault et surtout leader de l’équipe suite à l’indisponibilité de Lemond survenu après un accident de chasse. Dans un Tour 1987 sans favori qui sorte du rang, tout le monde a sa chance. Et Bernard la prendra.

Après un départ inédit (Berlin ouest), le tour connait une première semaine de plaine où les sprinteurs traditionnellement s’illustrent. Le premier tournant survient lors du contre la montre du Futuroscope le 10 juillet où Stephen roche affiche ses ambitions et sa force. ll ne fait pas de détail : tous les favoris sont distancés. Un petit français lui assombrit le tableau : Charly Mottet. « Petit charly » en effet termine deuxième de l’étape à 42 secondes de Roche. Cette performance lui vaut de prendre le maillot jaune ! « Jeff » lui finit à la sixième place, limitant les dégâts. Il est alors huitième du tour, à 5 minutes 31 de Mottet

Les Pyrénées vont mettre Bernard sur le devant de la scène. Dans la treizième étape, Il va faire un grand numéro pour finir deuxième de l’étape à 6 secondes de Breukink mais surtout 3 minutes 40 devant tous les favoris ! (Roche, Delgado, Herrera). Sa classe, son allant confirme tout le bien que l’on pensait de lui. Grâce à ce « coup », Bernard se retrouve à la deuxième place à 1minutes 52 seulement de Mottet. Mais Bernard paie ses efforts dés le lendemain où il termine à plus d’une minute derrière les grosses pointures. On se rend ici compte que La vie claire manque cruellement de coureurs compétents capables de secourir Bernard. Mal entouré et pêchant d’un excès de jeunesse, Bernard a la chance que ses concurrents se sont quelque peu regardés, ce qui a permis de limiter l’écart. Dans cette petite désillusion, Jeff se rapproche de la tunique jaune…

Arrive alors son quart d’heure de gloire lors du contre la montre Carpentras-Mont Ventoux du 19 juillet où il impressionne tout le monde. La France croit tenir son nouveau champion. Les dires d’Hinault semblent se confirmer : Bernard est amené à devenir un grand. Il devance Herrera et Delgado de plus d’une minute 30, Roche et Mottet de plus de 3 minutes et s’empare du maillot jaune. Mais cet engouement ne fera pas long feu…Le lendemain, Bernard est victime d’une crevaison qui l’oblige à faire une course poursuite derrière les cadors, qui ne répètent pas l’erreur des Pyrénées. Entamé physiquement et mentalement (un manque de charisme ?), il est bien seul avec une faible équipe qui n’arrive pas à le ramener devant. Résultat : il termine à plus de quatre minutes des leaders, perdant son maillot jaune et ses espoirs de victoire. La lutte pour la victoire se fera sans lui. Celle-ci se jouera entre Roche et Delgado ; Mottet ayant des carences en montagne.

Le deuxième nommé s’illustrera dans cette dernière semaine au point de porter le maillot jaune 4 jours. Mais Delgado qui se sait juste dans les épreuves de contre la montre ne parviendra pas à se mettre en sécurité avant le dernier contre la montre de Dijon le 25 juillet. Pire, en voulant parfois trop attaquer, il se fait avoir à son propre jeu lors de la 22ème étape arrivant à Morzine en perdant une poignée de secondes vis à vis de Roche. A veille de l’étape de vérité, son maillot ne tient qu’à 21 secondes…

Durant cette étape, Jeff refait parler de lui en ressuscitant littéralement au point de gagner devant tout le monde ! Lui qui semblait à l’abandon, meurtri, va avoir un sursaut d’orgueil, synonyme de beaucoup de regrets… Dans le mano à mano, Roche prend plus d’une minute à Delgado pour endosser le maillot jaune. Cette fois, la messe est dite. Bernard, au profit de sa victoire réussit à se hisser à la troisième ; belle performance au demeurant mais aurait mérité mieux.

Ce tour 1987 a eu de nombreux rebondissements, avec un suspense haletant, où les trois premiers se tiennent en 2 minutes (!). Après la fin de l’ère Hinault, on pensait vivre une période incertaine, sans hiérarchie. Ce tour nous l’a confirmé, avec en prime une once d’espoir tricolore avec Bernard et Mottet ( qui finit quatrième).

Malheureusement, Jeff n’aura pas les épaules assez larges et les conditions adéquates (quelle poisse !) pour refaire un tour de la sorte. L’année 1988 sera sa grande désillusion avec un abandon au tour d’Italie qui lui était promis (leader et vainqueur de 3 étapes) et surtout un abandon au tour de France les larmes à l’œil. Il ne s’en remettra jamais vraiment. 1989 est ainsi une année blanche, une traversée du désert. Ce n’est que grâce à un changement d’équipe en 1991 (Banesto) que notre homme retrouvera ses lustres d’antan en finissant notamment 14ème du tour et en remportant Paris Nice en 1992 (Où il avait fini 2ème en 1987, tiens tiens…). Beaucoup verront en lui un espoir qui n’a jamais complètement concrétisé, d’autres verront un coureur attachant et classieux qui aura eu tout connu dans sa carrière.

Depuis Jeff est devenu consultant pour l’équipe, l’équipe TV et Eurosport.

Une course cycliste portant son nom, « la jean François Bernard » a même été créée en 2005 sur les terres de son enfance, le nivernais. Preuve que ce coureur classieux a su garder une côte de sympathie.

 

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Le podium de 1987 avec de gauche à droite Delgado, Roche et Bernard

« Pistol » Pete Maravich

octobre 10, 2006 Laisser un commentaire

un grand joueur NBA méconnu qui nous a tristement quittés trop tôt….

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