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Archive for the ‘Vérolards de coeur’ Category

Pixies – Bag Boy (2013)

septembre 30, 2013 Laisser un commentaire

Ecouter les pixies meme en 2013 is the coolest thing 😉

Alice in chains-would ?

Autre groupe, autre coup de coeur du moment 😉

Big Audio Dynamite – E=MC2

Mon coup de coeur du moment ! ça a plutot bien vieilli malgré tout ce que j’ai pu lire sur eux !

Il y a 25 ans disparaissait Daniel Balavoine

janvier 14, 2011 Laisser un commentaire

Il était l’un des auteurs-compositeurs-interprètes les plus talentueux de sa génération, ses chansons sont encore aujourd’hui connues par chacun d’entre nous, elles ont plus de 25 ans mais sont loin d’être démodées :  »Le chanteur »,  »Je ne suis pas un héros »,  »L’Aziza »,  »Mon fils, ma bataille »,  »Tous les cris, les S.O.S. »,  »La vie ne m’apprend rien »,  »Vivre ou survivre »,  »Sauver l’amour »,  »Aimé est plus fort que d’être aimé », etc… Derrière ses titres se cache un homme : Daniel BALAVOINE, le chanteur… engagé !

Daniel BALAVOINE était né le mardi 5 février 1952 à ALENÇON dans l’ORNE mais c’est surtout dans le sud-ouest qu’il grandira, notamment à PAU où il sera lycéen. Il est le dernier d’une famille de six enfants.

 

Après quelques débuts difficiles dans la musique, il rencontre son premier succès en 1978 avec la chanson  »Le chanteur ». Impressionné par sa voix aiguë, Michel BERGER, qui monte au même moment la comédie musicale  »Starmania », le repère et lui écrit une chanson sur mesure intitulée  »S.O.S. d’un terrien en détresse ». Sa carrière musicale est lancée : la FRANCE découvre ce jeune chanteur de 26 ans avec sa voix d’une amplitude de deux octaves et demie voire trois.

 

En novembre 1980 sort un nouvel album dans lequel on retrouve quelques succès :  »Mon fils, ma bataille », inspirée de la situation personnelle de son guitariste,  »Je ne suis pas un héros » qu’il avait écrite pour Johnny HALLYDAY mais que celui-ci a refusé, ou encore  »La vie ne m’apprend rien ».

 

Il devient une icône de la jeunesse française et est régulièrement invité sur les plateaux de télévision. On se souvient entre autres d’un échange assez virulent avec François MITTERRAND (qui n’était pas encore Président de la République) : « La jeunesse se désespère […], le désespoir est mobilisateur […] et les jeunes vont finir par virer du mauvais côté… ». Ces propos tenus il y a plus de trente ans paraissent toujours vrais aujourd’hui ! Ses idées sont parfois formulées maladroitement et créent parfois des polémiques, notamment en 1984 envers les anciens combattants pour qui ses propos avaient été mal interprétés (lorsqu’il a prononcé ses paroles, il ne savait pas si son frère était blessé voire tué dans une attaque militaire).

 

En janvier 1983, il participe au PARIS-DAKAR mais sa voiture tombe en panne dès la première étape. De ce fait, il découvre l’AFRIQUE en touriste. C’est à ce moment qu’il prend conscience de la pauvreté de ce continent et de la famine qui y règne. L’envie de l’AFRIQUE est plus forte que tout : le mardi 1er janvier 1985, il se lance dans son second PARIS-DAKAR.

 

Devenu papa le dimanche 15 juillet 1984 d’un petit garçon prénommé Jérémie, il est toujours à la recherche de musiques plus rock. Son dernier album sort en octobre 1985 avec des musiques nouvelles et inédites en FRANCE. On y retrouve notamment  »L’Aziza » écrite pour sa femme Corinne d’origine juive-marocaine,  »Sauver l’amour »,  »Tous les cris, les S.O.S. »,  »Aimé est plus fort que d’être aimé ».

 

En décembre 1985, il participe au lancement officiel des Restos du Cœur et il est le premier parrain de cette nouvelle association créée par son ami COLUCHE. En janvier 1986, dans le cadre de l’opération humanitaire Action Écoles pour laquelle il s’investit aux côtés de Michel BERGER, de France GALL et de Richard BERRY, il repart en AFRIQUE durant le PARIS-DAKAR, non pas pour participer à la course, mais pour installer des pompes à eaux pour les habitants africains. Cette idée lui a été inspirée par son frère qui lui préconisait des actions plus concrètes à défaut de récolter de l’argent. Pour lui, le PARIS-DAKAR devient les paris du cœur…

 

Le destin de Daniel BALAVOINE va basculer le mardi 14 janvier 1986. Ce jour-là, il doit donner le coup d’envoi d’un match de football amical en fin d’après-midi aux côtés de Thierry SABINE, directeur du rallye, mais la cérémonie prend du retard. Un hélicoptère doit d’ailleurs reprendre ce dernier, ainsi que Jean-Luc ROY, Yann ARTHUS-BERTRAND et Jean-Paul LE FUR. Daniel BALAVOINE ne doit pas monter dans l’hélicoptère. Entre temps, un avion se pose. Jean-Luc ROY et Yann ARTHUS-BERTRAND préfère monter dans cet avion plutôt que dans l’hélicoptère piloté par François-Xavier BAGNOUD. De ce fait, Thierry SABINE propose à Daniel BALAVOINE de prendre place à bord de son hélicoptère, envieux de faire enfin son baptême de l’air. L’hélicoptère décolle à 17h15 et doit parcourir 200 km. Il se pose une première fois à 18h10 à GOSSI où une jeune journaliste Nathaly ODENT monte à bord. La nuit est désormais tombée mais le vent se lève et commence à souffler par rafales. Ils décident d’atterrir en urgence à 22 km de leur destination. Il est alors 19h et ils attendent une voiture pour les ramener. Mais pour une raison encore inexpliquée, l’hélicoptère redécolle, parcourt 14 km et s’écrase à 19h20 à 8 km seulement de leur destination qui est GOURMA-RHAROUS au MALI. À son bord, Daniel BALAVOINE, Thierry SABINE, François-Xavier BAGNOUD, Jean-Paul LE FUR et Nathaly ODENT. Il n’y a aucun survivant. Que s’est-il passé ce mardi 14 janvier 1986 ? Pourquoi l’hélicoptère a-t-il redécollé ? Il devait sûrement y avoir une raison urgente (blessure de l’un des membres, piqûre de serpent, attaque militaire ?). A-t-il percuté une dune de sable ? On ne le saura probablement jamais.

 

Daniel BALAVOINE meurt en pleine gloire à quelques jours de ses 34 ans. Il est enterré au cimetière de RANQUINE à BIARRITZ dans les PYRÉNÉES-ATLANTIQUES. Il laisse derrière lui une œuvre musicale magistrale avec néanmoins un goût d’inachevé car il aurait sûrement révolutionné à nouveau la musique. Sa femme est enceinte et donnera naissance à une petite fille le dimanche 1er juin 1986 prénommée Joana. Cette dernière travaille aujourd’hui dans la musique et a notamment composé la musique du générique de l’émission  »Un jour, un destin ».

 

25 ans après son départ, Daniel BALAVOINE nous manque toujours et il manque à la FRANCE car notre pays aurait besoin aujourd’hui encore d’un Daniel BALAVOINE ou d’un COLUCHE… Il était aussi célèbre pour ses engagements humanitaires et ses prises de position médiatique. Il fait aussi partie de ceux dont la carrière est plus prolifique après leur mort : il est le troisième auteur-compositeur disparu qui génère le plus de droits d’auteur en FRANCE derrière Joe DASSIN et Michel BERGER. Ce dernier ne lui manquera pas de rendre hommage à son ami trop tôt disparu dans sa chanson  »Évidemment » qui sera interprétée par son épouse France GALL.

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BOURVIL : un corniaud plein de tendresse en vadrouille…

« Le rire dans la qualité, c’est ce que je voudrais pouvoir faire. L’imbécile heureux, voilà mon emploi. »

Qu’il devait être triste ce mercredi 23 septembre 1970 lorsque l’on annonçait la mort de BOURVIL. Celui qui avait tant fait rire les Français s’en était allé à l’âge de 53 ans. J’imagine l’atmosphère particulière dans les cours de récréation : des enfants en deuil, ayant l’impression peut-être d’avoir perdu un ami, ce sentiment que les acteurs ne peuvent pas mourir ou alors pour de faux… De son vrai nom André RAIMBOURG, BOURVIL était né le vendredi 27 juillet 1917 à PRÉTOT-VICQUEMARE en SEINE-MARITIME. Il n’a jamais connu son père car celui-ci avait été tué durant la Première Guerre Mondiale. Il a grandi dans le village normand de BOURVILLE (ce qui lui inspirera plus tard son nom de scène) aux côtés de sa mère et de son beau-père, agriculteur. Excellent élève en classe – contrairement à l’image que le grand public a de lui – il fut reçu premier du canton au certificat d’études primaires en 1931 ! (Fruit du hasard, c’est ce même examen qu’il obtiendra par inadvertance quelques années plus tard dans le film Le trou normand). Son maître d’école l’encourage à devenir instituteur mais le jeune André est plus attiré par les métiers du spectacle. Fan de FERNANDEL, il choisit d’abord ANDREL comme nom de scène. BOURVIL commence alors une carrière au cinéma et joue dans Le trou normand (1952), La traversée de Paris (1956), La cuisine au beurre (1963), Le corniaud (1964), La grande vadrouille (1966), Le mur de l’Atlantique (1970). Ses rôles reposent essentiellement sur des personnages gentils, un peu naïfs (comme dans Le trou normand ou Le Corniaud) mais il a aussi interprété des rôles plus dramatiques (comme dans L’arbre de Noël ou Les Misérables). Avec son compère Louis de FUNÈS, BOURVIL fait exploser tous les records du box-office du cinéma français, notamment dans les films de Gérard OURY : 17 270 304 entrées pour La grande vadrouille, 11 739 783 entrées pour Le Corniaud. BOURVIL et Louis de FUNÈS ont six films en commun : Poisson d’avril (1954) de Gilles GRANGIER, Les hussards (1955) d’Alex JOFFÉ, La traversée de Paris (1956) de Claude AUTANT–LARA, Un clair de lune à Maubeuge (1962) de Jean CHERASSE, Le corniaud (1964) de Gérard OURY et La grande vadrouille (1966) de Gérard OURY. Mais sur les six films, il n’y en a que trois où ils ont des scènes en commun ! Et encore, dans La traversée de Paris, ils ne jouent qu’une seule scène ensemble (au début du film) en présence de Jean GABIN ; dans Le corniaud, ils ne sont ensemble qu’au début et à la fin du film. Par conséquent, le mythe du tandem comique BOURVIL / Louis de FUNÈS ne repose que sur un seul film : La grande vadrouille… Parallèlement à sa carrière cinématographique, BOURVIL a interprété près de 300 chansons telles que Les crayons (1945), La tactique du gendarme (1949), Ballade irlandaise (1958), Salade de fruits (1959), Ma p’tite chanson (1960) et surtout La tendresse (1963). Il a également interprété le célèbre sketch intitulé La causerie anti-alcoolique. Homme très cultivé, BOURVIL réussit sur le plan professionnel, aussi bien au cinéma que dans la chanson, devenant même le comique le plus populaire des Français. Et pourtant, en 1967, un triporteur tombe sur lui et il ressent les premières douleurs osseuses vertébrales. Son ami Gérard OURY lui recommande de consulter un excellent spécialiste. Mais le mal est fait : BOURVIL est atteint de la maladie de Kahler (cancer hématologique) et se sait condamné. Néanmoins, il trouve encore le courage de jouer dans plusieurs films tels que Le cercle rouge et Le mur de l’Atlantique et il n’hésite pas à éclater de rire durant le tournage, même quelques heures seulement après l’annonce de sa maladie. Le mercredi 23 septembre 1970, le tendre et éternel Corniaud qui a fait rire la France entière meurt. André RAIMBOURG – dit BOURVIL – s’en est allé, emporté par la maladie de Kahler à l’âge de 53 ans. Il n’est pas parti le 22 septembre, pour ne pas déplaire à son ami Georges BRASSENS… Il repose désormais au cimetière de MONTAINVILLE dans les YVELINES. La mort de BOURVIL met un terme à plusieurs projets cinématographiques tels la reconstitution du trio comique Louis de FUNÈS / BOURVIL / Gérard OURY dans La folie des grandeurs (Yves MONTAND le remplacera) ou Le contrat avec Francis VEBER (l’idée sera reprise plus tard et adaptée au cinéma avec Lino VENTURA et Jacques BREL). Trois ans après la mort de BOURVIL, Louis de FUNÈS reçoit la Légion d’honneur. Il n’oublie pas de rendre un hommage plein d’émotions à son compère BOURVIL. Mais, pour Gérard OURY la plus grande preuve d’amitié de Louis de FUNÈS envers BOURVIL s’est déroulée pendant le tournage du film Les aventures de Rabbi Jacob. Par le plus grand des hasards, Gérard OURY s’est retrouvé dans la chambre qu’occupait BOURVIL à VÉZELAY lors du tournage de La grande vadrouille. Dans cette chambre, un petit bouquet de fleurs l’attendait, accompagné d’une carte sur laquelle il était écrit : “Ces roses du souvenir, cher Gérard, BOURVIL et moi te les offrons”. La carte était signée Louis… Marié le samedi 23 janvier 1943 avec Jeanne LEFRIQUE (1918–1985), BOURVIL eut deux fils : Dominique RAIMBOURG (né le vendredi 28 avril 1950, avocat et député) et Philippe RAIMBOURG (né le mercredi 18 mars 1953, professeur d’université). (Il est à noter que Louis de FUNÈS s’est aussi marié en 1943 avec une demoiselle se prénommant également Jeanne et avec qui il eut aussi deux fils !) Son épouse Jeanne LEFRIQUE meurt le samedi 26 janvier 1985 dans un accident de voiture sur la route menant PARIS à MONTAINVILLE alors qu’elle se rendait sur la tombe de son époux. Aujourd’hui encore, personne n’a remplacé BOURVIL. Il reste comme l’un des plus grands acteurs de sa génération. Certains lui attribuent néanmoins un fils spirituel dans ce métier : Dany BOON. La NORMANDIE a BOURVIL ; le NORD-PAS-DE-CALAIS aurait son BOURVIL ch’timi. Chapeau l’artiste,

David Bowie (1947-)

mai 8, 2009 1 commentaire

David-BowieBOWIE !! Quel mec ! Quelle carrière ! Chez lui, il y a à boire et à manger. Des mauvaises langues diront aussi à vomir ! Mais pour moi, il reste un artiste hors pair, des fois suiveur, des fois leader, des fois à coté de la plaque (les années 80 !) mais toujours avec la classe. Ce qui me plait, c’est qu’il a su traverser 4 décennies en se remettant toujours en question et que sa vie se retranscrivait sur ses albums. Au départ dandy, il s’est mué glammer (ziggy) puis en soul man (les années américaines). Mais c’est lors de sa trilogie berlinoise qu’il a tout défoncé en jouant l’apprenti rocker (l’expérimental). Les années 80 sont à oublier malgré quelques coups d’éclat (Scary monsters entre autres). Dans les années 90, Bowie s’est remis à bosser, à tenter des choses nouvelles, mais dans la confidentialité. Outside (1995) en est la meilleure preuve et reste son meilleur album des quinze dernières années. Dans les années 2000, notre homme allume le feu aux poudres en proposant un rock hydride, mis industriel, mis sauvage, bref jouissif. Des soucis de santé l’empêchent de revenir au premier temps depuis, à notre grand regret. Sa personnalité à fleur de peau et très créative lui a permis de toucher les gens, à les fidéliser, chose difficile à reproduire aujourd’hui, tant les gens marchent par étiquette. Je ne connais personne qui n’aime qu’un style, qu’un album de Bowie, ou alors c’est qu’ils ont les oreilles bouchées !

Mes héros rock : Johnny Thunders (1952-1991)

avril 25, 2009 1 commentaire

johnny-thundersJohnny Thunders inaugure une nouvelle rubrique de ce blog, celle des personnalités qui ont marqué, enrichi ma culture musicale. Pourquoi commencer par Johnny Thunders ? Parcequ’il est rock ! et aussi parce qu’il gagne à être (re)connu ! Johnny a connu une carrière à loose du début à la fin, au contraire de sa discographie de haute facture ! Clairement, il y a eu trois périodes charnières : les New York dolls puis les Heartbreakers et enfin en solo. Pour la première, il était le soliste en chef d’un groupe en avance sur son temps et quelque peu bouffé par le management de Malcom McLaren un rien mercantile. Son jeu était déjà bien en place : sale, rapide et sexuel. Lors de son aventure avec les Heartbreakers, il passe au chant pour clamer l’auto destruction et l’envie de tout claquer, non sans auto dérision. La chanson « Born to lose » devient dés lors un hymne de ralliement à tous les perdants ! Leur album LAMF de 1977 aurait du être LE disque punk de référence (mieux que les sex pistols ou les clash ! ) mais la maison de disques n’assurera pas une cacahouète (peu de moyens) et fera même faillite la veille de la sortie d’un simple ( l’annulant du coup !). Sans oublier une certaine accoutumance à la drogue qui n’arrange au tableau. Johnny est sacrément verni, non ? Il n’y a que l’Angleterre du punk qui lui fera un triomphe (d’estime) lors de ses concerts en terre anglaise. Les drogues et l’instabilité des musiciens font ensuite couler le navire. Johnny pourtant se relance en solo avec So alone. Avec une pléiade d’invités, , Johnny nous pond un disque riche en influence (le garage, le punk, le cabaret rock) et en bons moments. Malgré qu’il soit sur Sire (un super label à l’époque), So alone ne connaitra pas le succès escompté, le public ayant surement passé à autre chose. S’ensuit de nombreux albums intéressants destinés à son public (il avait bien compris que le train de la gloire ne passerait plus) où le rock est sauvage et ravageur. Il arrive à cette époque à se sevrer de drogue mais une (banale ?) simple prise de cocaïne en 1991 met fin à ses jours. Il laisse derrière de nombreux orphelins qui lui « emprunteront » ses trouvailles. Artiste maudit par excellence, Thunders se sera sacrifié pour dénicher de nouveaux espaces. Il faut bien des martyrs, non ?

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