La bérézina des bleus (86-89) : A l’année prochaine ! -France/Chypre (18/11/89)

Avec le nul obtenu par l’Ecosse en Norvége 3 jours auparavant, les derniers espoirs de qualification se sont définitivement envolés. Ce match contre Chypre a donc un saveur amère. D’autant plus que si l’équipe de France avait gagné contre ces mêmes chypriotes à l’aller, nos bleus seraient en Italie ! Bref, cette rencontre comporte peu d’intérêts et on sent les bleus peu concernés. Peu convaincants et avec un manque cruel de réalisme ( 2 buts pour 24 tirs cadrés) , ils font jouer le métier grace à un superbe Deschamps et Laurent Blanc. il est temps de fermer ce chapitre et de préparer au mieux la campagne de qualification à l’euro 92. Le chemin est encore long pour retrouver le haut niveau mais l’équipe est en progrés. A suivre…

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la bérézina des bleus (86-89) : Le sursaut d’orgueil – France/écosse (17/10/89)

C’est bon : l’équipe  de France est enfin sur de bons rails ! Revanchards, Les bleus voulaient effacer la cuisante défaite de Glasgow et ils l’ont fait de façon magistrale ! 3-0 ! 3 buts marqués, 0 encaissé et en jouant à dix pendant plus de 30mn! Il y a dans ce match une sorte de libération de l’équipe de France, comme si elle avait retrouvé ses valeurs et prouvé qu’elle n’était pas si nulle que ça. Et pour une fois, tout fonctionne, l’envie, la technique ( une classe d’écart) et du sérieux ! Didier Deschamps ouvrira la marque pour son premier but avec les bleus (22eme), suivi par Cantona (63eme) et un but contre son camp de Nicol ( 86eme) que l’on pourrait attribuer à Durand. véritable match à sens unique, on sent qu’il s’est passé quelquechose ce soir-là. L’équipe commence à avoir une ossature solide. Cette victoire permet également d’entretenir l’espoir d’une qualification au mondial même si la France n’a pas son destin en main. Mais dans notre situation, on s’en satisfait largement !

La bérézina des bleus (86-89) :arrêtons de parler trop vite ! – Norvège/France (05/09/89)

Comme après la Yougoslavie (match aller), comme après l’Irlande, l’équipe a une nouvelle fois déçu, après son match encourageant face à la Suéde ( victoire 4-2) , contre une vaillante équipe norvégienne (1-1). l’équipe de france n’arrive pas toujours pas à développer du jeu et conserver le ballon. Pire, comment expliquer que cette équipe soit incapable d’ enchainer deux bons matchs ? l’inconstance ? la maturité ? le talent ? Les interrogations subsistent. La (re)construction d’un noyau peut prendre du temps, d’autant que celle-ci a trop longtemps été reportée. il faut maintenant prendre son mal en patience et assisté à un parcours en dents de scie où le pire côtoie l’espoir. le duo d’attaque Papin/Cantona reste le principal motif de satisfaction dans tout ce marasme. Reste maintenant à leur pourvoyer des ballons et à museler l’adversaire. Le chemin sera encore long mais la première pierre est posée.

La bérézina des bleus :ciao Italia ! – France/Yougoslavie (29/04/89)

Les spectateurs du parc des princes à défaut d’une victoire française en on vu pour leur argent ! quelle équipe yougoslave ! elle a dominé de la tête et des épaules cette pale équipe de France à tous les niveaux  (attaque, défense,technique, tactique..). une classe d’écart, vraiment. La Yougoslavie tient son carré magique : Stojkovic/Badzarevic/Vujovic/Susic ! en face les français feront de la résistance avec courage mais ne pourront espérer mieux. Et c’est encore un miracle que le score reste vierge jusqu’à la fin. Il ne faut pas rêver : l’équipe de France n’ira pas en Italie et il le vaut mieux pour elle

La bérézina des bleus : la douche écossaise – Écosse/France (08/03/89)

Il y a des matchs où l’on en voit pas le bout ! Sous une pluie battante, le navire france a coulé une nouvelle fois face à de valeureux écossais. La répétition générale un mois auparavant face à l’Irlande (0-0) avait donné des motifs de satisfaction, notamment dans le domaine défensif. Le retour de Battiston n’y était surement pas étranger. sauf qu’à Glasgow, c’est une tout autre histoire. Les bleus semblent faire jeu égal mais pêchent dans le réalisme et manquent d’assurance. l’équipe, on le voit, est en reconstruction avec des jeunes joueurs sans passé international.  De leur coté, les écossais jouent à fond, bousculent les français, qui sur deux erreurs leur offrent 2 buts signés par le « nantais » MO Johnston. Platini ne fait pas mieux que Michel. La période de transition sera plus que prévu. Même si mathématiquement la France peut encore se qualifier ; elle ne le mérite pas vu le jeu développé.

La bérézina des bleus (86-89) : le crime était presque parfait – Yougoslavie/france (19/11/88)

L’essoreuse était de sortie après l’affront subi face à Chypre : exit Henri Michel ( pas forcément à la régulière), arrivé du duo platini-Houllier à la tête de la sélection et nomination  de Claude Bez pour un improbable poste d’intendant de l’équipe de france ! Tout le monde espére un electro choc pour redorer le blason france et se relancer pour la qualification face au favori du groupe, la Yougoslavie. Il faut bien l’avouer : le coup passa si prés ! Les français avec leurs armes (le coeur, la combativité) font jeu égal avec leurs adversaires ! Imaginez, la france méne 2-1 à la 68eme minute ! Le sursaut d’orgeuil est enfin de sortie ! Malheureusement, la Yougoslavie a un facteur X en la personne de Savicevic (entré en jeu à la 70ème). Sur deux actions, celui-ci adresse deux caviars, l’un à Susic, l’autre à Stojkovic pour 2 buts magistraux. Le talent a fait tout la différence ! beaucoup verront le verre à moitié plein de cette défaite mais au niveau comptable, l’Italie s’éloigne….

La bérézina des bleus (86-89) : touché-coulé – Chypre-France (22/10/88)

LE match de la honte : n’ayons pas peur des mots. l’équipe de france a subi ce soir-là une véritable humiliation en n’étant pas capable de vaincre une petite équipe de Chypre. David a vaincu Goliath. Pire elle n’a même pas su montrer du jeu ! le milieu français est sans imagination, incapable de construire une attaque. ce match montre à quel point nous sommes tombés bien bas. il manque beaucoup de choses pour que les choses s’inversent ; du talent ?de l’envie ? la France a la chance d’ouvrir le score par Xuereb à la 44eme mais ensuite rien ne se passe : pas d’action dangereuse, beaucoup de déchets. Bravo, le héros du match contre la Norvége, vit le scénario à l’envers en bousculant un chypriote dans la surface de réparation à la 78eme : Penalty-but. Ce match n’enterre pas la France dans la course à la qualification mais vient de mettre à terre le systéme Michel. Il va y avoir des explications pour sortir de ce beau bourbier.