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Archive for the ‘sacré Robert john « Mutt » Lange’ Category

THE CARS : Heartbeat City (1984)

Si on voulait résumer hâtivement cet album on dirait qu’il est typiquement estampillé années 80 avec toutes les casseroles et les éloges que cela inclut. Mais Heartbeat city est bien plus que ça. C’est tout simplement un album référence, témoignage de ces années. Tous les ingrédients qui ont fait cette décennie y sont réunis :

–          Le producteur maniaque Robert John « Mutt » Lange, créateur du son FM (efficacité, rigoureux, accrocheur)

–          des vidéo clips plus excellents les uns que les autres avec notamment Andy Warhols à la réalisation (pour « Hello again ») et avec l’usage de la 3D (une première à l’époque)

–          Des hits internationaux repris comme « You might think » et la ballade « drive » (reprise comme musique de fond dans un spot de Live aid sur la famine en ethiopie, c’est dire !)

–          Une utilisation à outrance du synthétiseur et des claviers

Au-delà de ces clichés, Heartbeat City ne fait que reprendre la formule qu’utilisent les cars depuis leur début :

– un adage Pop / rock (nouveau en ce temps) entre modernité et tradition, entre aventure et terre à terre

– un son propre et radiophonique au possible avec des guitares affutées et un sens inné de la mélodie

– Le mélange réussi de new wave (froideur, synthétique, romantisme) et  rock américain très habile

Lange n’a fait ici que grossir le trait en musclant leur jeu, en les faisant jouer encore juste qu’à l’accoutumé non sans un travail d’orfèvre.. C’est ainsi que l’album garde une âme avec une atmosphère certes moderne mais aussi dure et inquiétante. La dernière chanson de l’album, « Heartbeat city » en est le parfait exemple. Sur une boucle hypnotique et mélancolique, le rock et l’électronique y font bon ménage.  L’album peut paraitre daté et très ancré dans son époque (surtout lorsqu’on regarde la pochette) mais il comporte ce charme typique eighties et cette qualité dans les compositions qu’on peut y revenir sans honte et avec une certaine nostalgie (un peu comme une comédie de John Hughes).  Eighties never die !

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DEFF LEPPARD : Hysteria (1987)

novembre 26, 2007 1 commentaire

hysteria.jpgOn a tous dans notre discothèque des albums achetés car il était à la mode, hype et qu’on n’écoute plus car ils ne le sont plus ! Ces albums sont souvent marqués par l’époque, par le comportement des gens, par des courants musicaux dominants. Après coup, on se demande comment ces albums ont obtenu du succès tellement ils sont has been et dépassés de nos jours ! Les albums qui ont du succès sont souvent des disques qui ne résistent pas à l’épreuve du temps car ils sont programmées à une « vie » limitée ».L’album hysteria de Deff Leppard est un cas d’école ! Certes, il figure dans le top 10 des ventes de la décennie mais gros vendeur ne veut pas dire qualité ! 20 ans après sa sortie, Hysteria est tombé dans l’oubli car il était davantage un album commercial (vite écouté, vite oublié) qu’un véritable manifeste glam metal (comme pouvait l’être Pyromania). De plus, la qualité d’écriture des chansons s’en ressent : moins de risques, plus de mielleux, plus de claviers, refrains faciles à entonner. Deff Leppard a tout simplement édulcoré sa formule pour la rendre accessible, quitte à aller dans la simplicité. Selon moi, la production millimétrée de Robert John Mutt Lange a atteint ici ses limites : manque de créativité, démesure et trop de formatage. En cette année 1987 où le rock est plus que moribond et le metal roi, l’aseptisé Hysteria se fera une place au soleil ! Mis à part « pour some sugar on me », il n’y a rien à sauver de cet album trop noyé dans des ballades et hymnes pour stadium. Après ce qu’avait vécu le groupe suite à la sortie de Pyromania (notamment l’accident de moto du batteur qui joue depuis avec une seule main !), je n’aurais pas pensé qu’ils arrondissent autant les angles pour un album certes à succès mais sans lendemain. Mais avec une pochette aussi immonde, on peut comprendre que les gens aient mis cet album au placard !

AC/DC : Highway To Hell (1979)

septembre 17, 2006 Laisser un commentaire

highway.jpgLe monde se divise en deux catégories : ceux qui écoutent du hard rock et ceux qui n’en écoutent pas ! Dans les seventies, le hard rock a atteint son zénith : tous les teenagers ont des posters de Led zeppelin ou d’Aerosmith dans leurs chambres. Les disques de hard sont ceux qui se vendent le mieux. Faut dire que le rock n’ roll s’est un peu assoupi sur ses acquis. En bref si vous aviez un groupe avec un son lourd, violent bourré de solos et autres coutumes d’usage, vous étiez bien partis pour être populaire. Pour moi, le plus sympa de tous est, et restera AC/DC. D’abord pour Angus Young, véritable bête de scène qui crève l’écran avec sa guitare endiablée et son costume d’écolier, sa marque de fabrique. Aussi par le destin du groupe ; AC/DC a eu deux chanteurs, Bon Scott, crooner bluesy, mort dans son vomi (une vraie mort de rocker !) remplacé ensuite par Brian Johnson à la voix hurlante. Mais cela ne suffit pas pour entrer dans la légende ; il faut aussi de bons albums ! Et pour ça, je vous propose « Highway To hell » ! Déjà la pochette mythique avec Angus tenant une queue de diable entouré par les membres du groupe au regard ténébreux sauf Bon Scott au sourire bêta (aurait-il déjà compris la suite ?) donne la donne : cet album vous conduira jusqu’à l’enfer ! L’album commence tambour battant avec « Highway To Hell » et son riff implacable introduit par une batterie : c’est fort, bruyant, simple sans fioritures, avec un refrain repris à l’unisson. Les neufs titres suivront dans la veine, avec notamment « Touch too much » avec sa cassure très réussie (gros solo puis reprise en refrain une gamme au-dessus) et « Girls got Rythm » au tempo speedé. Bon scott a une voix de velours avec son accent écossais prononcé, à la fois virile et sexy, avec cette fâcheuse tendance à avaler les mots. Angus Young s’amuse à écumer de ses solos percutants dont il a le secret. Efficace, tranchant, léché le son d’AC/DC n’aura jamais été aussi limpide et travaillé, taillé pour les stades (on appelle ça l’arena-rock !). Si vous trouvez que vous roulez trop lentement en voiture, mettez AC/DC et vous verrez que c’est aussi efficace qu’un tigre dans un moteur pour vous faire accélérer ! Chaque écoute fera monter votre taux d’adrénaline et que vous ayez 10, 30, 50 ans le hard rock saura vous secouer comme nul autre musique ! A réveiller les morts, je vous dis ! Malheureusement, six mois plus tard, après avoir enfin touché le grand public, notre pitre de Bon Scott décède…Qu’importe, la belle machine d’AC/DC ne peut s’arrêter en si bon chemin, surtout que le meilleur est à venir : « Back In Black » !


FOREIGNER : 4 (1981)

septembre 8, 2006 Laisser un commentaire

41.jpgOn a tous dans notre discothèque un disque (ou plusieurs !) qui ait une grosse facilité d’écoute et qui soit aux antipodes de ce qu’on écoute actuellement. C’est ce qu’on appelle un aveu de faiblesse. Tous les artistes issus du mouvement « Rock FM » ont cette étiquette. Taillés pour passer à la radio (simplicité, efficacité, sans risques) , ces albums n’ont en général plus la même saveur la mode passée et squattent encore la platine des 35-40 ans…Dure fin de carrière ! Mais si tant de gens à l’époque se sont rués dessus pour l’acheter à l’époque, ce n’est pas juste parce que ça sonnait juste : il y avait un réel effort d’écriture. Avant d’acheter « 4 » des Foreigner, je ne savais pas à quoi m’attendre : un son daté, poussiéreux ? un truc inaudible ? Et puis, j’ai mis mon diamant sur « Night Life », et là, je me suis dit : « C’est facile mais bon dieu que ça fait du bien à les oreilles ! ». Il est toujours bon d’avoir un album de récréation, qui ne demande aucune attention d’écoute : tout passe comme une lettre à la poste. Ça permet de se dégourdir l’esprit, de se relaxer. Et dieu sait que par les temps qui courent le besoin de se changer les idées est primordial. Revenons à nos moutons. Certes les Foreigners cherchent la facilité mais ils le font bien. Toutes leurs chansons sont directes, concises, tranchantes comme l’est « Breaking up ». La présence de Robert John « Mutt » Lange à la production y est sûrement pour beaucoup. Adepte du gros son léché pour taper juste au bon endroit pour ainsi avoir un ensemble des plus efficaces ( AC/DC peut le remercier !), c’est le parrain du rock FM à lui tout seul ! Résultat, cette musique « programmée » réussira à toucher le plus grand monde avec notamment la ballade de rigueur « Waiting for a girl like you » mais surtout avec « urgent » où le solo de saxophone de Junior Walker sur fonds de guitares et de claviers reste un moment mémorable. Evidemment que le synthétiseur à certains moments fait un peu tâche mais c’était l’époque qui voulait ça…Le rock FM n’a pas engendré de chefs d’œuvre mais reste cette musique légère à écouter pour combler le vide ambiant que ce soit dans sa voiture (mettez « Juke Box hero » dans votre auto radio et vous verrez la réaction de votre moteur !) ou dans les supermarchés (aie ! pas de Céline Dion !).

DEF LEPPARD : Pyromania (1983)

septembre 8, 2006 Laisser un commentaire

pyromania.jpgQui peut se targuer de tout aimer ? Même le plus mélomane d’entre nous déteste un style de musique, n’adhère pas à la rigueur. Pour un fan de pop, écouter du metal est une véritable corvée. Tellement de différences tant au niveau des individus (les cheveux longs !) qu’à l’appréciation musicale. Mais ce que j’ai appris, c’est qu’on peut très bien aimer Elton John et Dead can Dance en même temps. Il n’y a pas de frontières entre les genres et qu’il faut laisser sa chance à tous les styles avant de se faire un jugement. Regardez : il y a encore peu de temps, j’assimilais Def Leppard à un groupe heavy metal sans cervelle qui ne faisait que gueuler dans un micro et enchaîner des riffs de guitares plus ravageurs et violents les uns que les autres. Et Bien, après avoir écouté leur chef d’œuvre « Pyromania », j’ai totalement changé d’avis ! Def Leppard, ça en jète ! Ok, c’est du heavy metal, mais du heavy metal mélodique ! C’est à dire que ce sont les compostions accrocheuses, les harmonies vocales (il faut les entendre reprendre à l’unisson chaque refrain !) et non des riffs de guitares qui sont le fil conducteur des chansons. La différence est de taille car jamais auparavant un groupe de heavy metal ne mettait en avant ses mélodies comme principale force. De Led Zep à Deep Purple en passant par Aerosmith, le guitariste principal donnait le la, mettait de l’essence dans le moteur avec ses riffs, ses solos et autres astuces. Chez Deff Leppard, il y a un réel effort d’écriture qui ne fait pas dans la complexité. Et franchement, là où certains groupes de metal vont pondre 3-4 excellents chansons par album, Pyromania en contient à lui seul 8 ! (c’est subjectif, je sais !), notamment avec sa ballade « Foolin’ », le pimpant « Rock of ages » ou le très efficace « Photograph ». Mais je n’aurais pas tout dit en ne parlant pas de l’homme aux manettes : l’excellent « Robert « Mutt » Lange qui va savoir polir les guitares afin de les rendre plus tranchantes. Membre du groupe à part entière, il sait mieux que quiconque où sont les points d’améliorations afin d’aider le groupe dans sa progression. « Pyromania » reste pour moi très bonne surprise qui a plus que bien vieilli (même avec le synthé et les cheveux longs !).

AC /DC : Back in black (1980)

septembre 7, 2006 Laisser un commentaire

backinblack.jpgJe n’ai jamais été un gros fan de hard rock. Mais là, il faut s’incliner… Cet album d’AC/DC est une bombe ! Dédié à leur chanteur Bon Scott mort quelque mois auparavant étouffé dans son vomi et remplacé rapidement Brian Johnson, Back in Black est un chef d’œuvre d’efficacité, de fraîcheur Heavy rock. Il ne suffit qu’une écoute pour être sous le charme d’un « back in black », ou d’un « Hell’s bells » (avec ses cloches mythiques), où pourtant l’atmosphère est au recueillement comme le rappelle la pochette toute en noire. Magnifiquement produit par l’excellent John « Mutt » Lange » (Def Leppard) qui transforme en or tout ce qu’il touche. « Back in black » reste le sommet du groupe que celui-ci ne retrouvera qu’à de rares occasions.